Diplôme de français des relations internationales B1 Ngưỡng

Réseaux sociaux et démocratie

Dans ce numéro de Géopolitis, Marcel Mione reçoit Jérôme Duberry, spécialiste des technologies numériques actuelles et émergentes, afin de parler des réseaux sociaux.
Quels sont les points abordés à ce sujet ?
Écoutez puis classez les propositions dans le tableau.
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Points abordés dans le reportage :
Le réel pouvoir des réseaux sociaux.
La suprématie des États-Unis dans le domaine des réseaux sociaux.
L'influence des réseaux sociaux dans la démocratie.
Les comportements des utilisateurs de réseaux sociaux.
Points non abordés dans le reportage :
Les dangers de la surexposition aux réseaux sociaux.
La question de la censure sur les réseaux sociaux.
L'utilisation des données personnelles à des fins commerciales.
Sabrina Fecchio, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le Français des affaires, CCI Paris-Île-de-France
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Chú ý
Réécoutez bien l'émission, en faisant des pauses si besoin. Concentrez-vous particulièrement sur les questions posées par le journaliste.

4 propositions sont à classer dans les points abordés. 3 dans les points non abordés.
Rất tốt
Cette émission aborde les réseaux sociaux sous différents aspects, et les met en relation avec la notion de démocratie. Faites l'exercice 2 pour découvrir cette relation.
Cette émission aborde les réseaux sociaux sous différents aspects, et les met en relation avec la notion de démocratie. Faites l'exercice 2 pour le découvrir.
Marcel Mione, journaliste
Bonjour Jérôme Duberry. 
Jérôme Duberry, chercheur
Bonjour.
Marcel Mionejournaliste
Bienvenue sur le plateau de Géopolitis. Spécialiste en réseaux sociaux, vous êtes enseignant au Global Studies de l’Université de Genève, chercheur associé aussi à l’Institut des hautes études internationales et du développement, à Genève. Jérôme Duberry, la puissance des réseaux sociaux, c’est sans précédent dans l’histoire du capitalisme ?
Jérôme Duberrychercheur
Oui, et à plus d’un titre. On peut dire aujourd’hui que les réseaux sociaux concentrent tout d’abord une capacité financière sans précédent, également une capacité à innover. C’est eux qui sont les grands précurseurs de l’intelligence artificielle et des prochains algorithmes qu’on va utiliser dans la vie de tous les jours, et qui font, qui le font d’une manière assez opaque pour finir, sans vraiment beaucoup de droit de regard dessus. Ils concentrent également une capacité à avoir accès aux big data, aux informations personnelles de chacun et enfin, ils ont accès à la sphère publique et à la sphère politique.
Marcel Mionejournaliste
En ce sens-là, ils sont… on pourrait dire qu’ils sont un instrument de l’hégémonie des États-Unis qui se poursuit sur le monde ?
Jérôme Duberrychercheur
Oui, et y’a plusieurs chercheurs qui parlent d’impérialisme de plateforme où, justement c’est une manière, quand on regarde et dans le sujet qui a été présenté, on voit le nombre de réseaux sociaux, de plateformes de réseaux sociaux qui sont, qui appartiennent à des entreprises basées aux États-Unis, donc on a vraiment ici aussi une certaine vision, une certaine culture qui est promue à travers les réseaux sociaux.
Marcel Mionejournaliste
Cela dit, on n’exagère pas un peu ? Parce que c’est vrai que ça fait l’objet de livres, d’émissions de télévision –la nôtre–, on n’exagère pas un peu quand même le pouvoir des réseaux sociaux aujourd’hui ?
Jérôme Duberrychercheur
Alors, je pense pas. Si on regarde aujourd’hui les exemples récents, les États-Unis, le Brésil, etc., on se rend compte que les réseaux sociaux ont été un nouvel intermédiaire entre le citoyen et les partis politiques, les leaders, les dirigeants politiques. Donc, c’est plus le média ou les médias traditionnels, mais ce sont les réseaux sociaux et donc des entreprises à but lucratif qui sont basées aux États-Unis qui vont être l’intermédiaire entre le consommateur de l’information et celui qui la produit. 
Marcel Mionejournaliste
Qu’est-ce qu’on sait au fond sur leur impact, sur la formation des opinions dans un processus démocratique, dans un débat politique ? Qu’est-ce qu’on sait ?
Jérôme Duberrychercheur
Alors, on peut dire en règle générale que l’individu va avoir un comportement différent en ligne et dans la vie réelle. En ligne, l’anonymat ou ce qu’on appelle aussi l’obscurité, c’est-à-dire le sentiment que mes proches ne vont pas voir ce que je suis en train de faire, si je poste un commentaire sur le site de la RTS, ou sur le…  
Marcel Mionejournaliste
Qu’il soit vulgaire ou agressif, par exemple.
Jérôme Duberrychercheur
Qu’il soit vulgaire ou agressif, mon entourage ne va pas le voir. Donc il y a une certaine obscurité, donc par rapport à ça, une certaine liberté. On a aussi une certaine désindividualisation, c’est-à-dire une appartenance de groupe. On appartient à un groupe sur les réseaux sociaux et c’est lié au principe d’homophilie qui dit que, on s’associe à nos pairs. Après vous avez également, et on le sait très bien, et les réseaux sociaux permettent également, enfin soutiennent également les comportements extrémistes et superficiels. Et donc toutes les discussions superficielles et extrêmes, émotionnelles, sensationnelles vont être davantage soutenues de par l’utilisation des réseaux sociaux.   
 

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