Diplôme de français des relations internationales B1 Ngưỡng

Pour une politique migratoire européenne plus sécuritaire et juste

Maîtrisez-vous le lexique nécessaire pour vous exprimer sur la crise des migrants et les politiques mises en place ?
Lisez les définitions proposées et retrouvez dans les propos d’Arnaud Zacharie et de Paul Germain les mots et expressions qui correspondent.
Écrivez la ou les bonnes réponses dans les cases Help on how to respond the exercice
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1.
 L’ exil, c’est la situation d’une personne qui est obligée de vivre hors de son pays. C’est ce que vivent les migrants quand ils viennent « chez nous ».
2.
 Quand on rapatrie quelqu’un, on le renvoie dans son pays. Les accords passés avec certains pays permettent de le faire.
3.
 Une politique migratoire, c’est une politique qui concerne et organise les mouvements de population entre pays. Selon Arnaud Zacharie, l’Europe n’en a pas de réelle.
4.
 Un demandeur d’ asile est une personne qui a fui son pays et cherche une protection internationale. Arnaud Zacharie explique qu’avec le règlement de Dublin, l’Italie et la Grèce doivent s’occuper seules de ces personnes.
5.
 Les droits civils et politiques, par exemple le droit de vote, la liberté d’expression, l’interdiction de l’esclavage…, permettent de protéger chaque individu. Ne pas les respecter, c’est ne pas respecter la Convention de Genève.
6.
 L’ immigration, c’est l’installation dans un pays d'un individu ou d'un groupe d'individus originaires d'un autre pays. Arnaud Zacharie explique que comme l’Europe est vieillissante, elle a besoin d’une … économique.
7.
 Un passeur, c’est une personne qui fait clandestinement passer une frontière aux migrants. Pour Arnaud Zacharie, plus les voies d’accès sont dangereuses, et plus ils s’enrichissent.
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Chú ý
Pour vous aider, les mots à retrouver suivent l’ordre d’écoute. Les phrases en italique remettent les mots dans le contexte de l’interview.
Rất tốt
Vous avez parfaitement retrouvé le lexique spécifique à cette question. Notez les mots et utilisez-les dans des phrases de votre choix pour bien les mémoriser et pouvoir les réutiliser quand vous aurez à vous exprimer sur le sujet.

Vous pouvez regarder l’émission dans son intégralité.
Pour avoir d’autres arguments sur le sujet, n’hésitez pas à travailler avec ces autres séries d’exercices : « Ouvrez les frontières » et « Chloé et les réfugiés ».
Cette activité vous permet d’enrichir votre lexique sur une thématique assez complexe.
Lisez la solution, et prenez le temps de noter les mots nouveaux pour pouvoir les réutiliser plus tard.

Vous pouvez regarder l’émission dans son intégralité.
Pour avoir d’autres arguments sur le sujet, n’hésitez pas à travailler avec ces autres séries d’exercices : « Ouvrez les frontières » et « Chloé et les réfugiés ».
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 27/09/2018 - Modified on 14/11/2018
Paul Germain, présentateur
Mais d’abord, au Bar de l’Europe, je vous ai servi des mûres. Même si vous n’aimez pas les murs, en tout cas pas ceux qu’on échafaude en Europe.
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Les fruits, ça va.
Paul Germain, présentateur
Il y en aurait 600, 600 kilomètres…
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Presque 600 kilomètres.
Paul Germain, présentateur
…De murs anti-migrants, à peu près.
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
En Europe.
Paul Germain, présentateur
Ils sont où, ces murs ?
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Ben, ils sont dans plusieurs pays européens. Depuis la chute du mur de Berlin, en fait, on a recommencé, et notamment récemment à reconstruire des murs. Et en fait, on a plus de murs aujourd’hui qu’on en avait à la fin de la Guerre froide en Europe.
Paul Germain, présentateur
En fait, il y a pire que les murs, ce sont les accords avec certains pays, comme la Turquie, la Libye, le Soudan, qui sont quand même des pays qui posent problème, et qui permettent effectivement d’empêcher des candidats à l’exil de venir chez nous ou de les rapatrier.
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
C’est ça ! Donc déjà, on n’avait pas vraiment de politique migratoire européenne, puisqu’on avait avec ce qu’on appelle le règlement de Dublin, on faisait porter sur les seules épaules des pays d’entrée, c’est-à-dire en gros la Grèce et l’Italie, toute la gestion des demandeurs d’asile. Et puis, comme ça ne fonctionnait pas, on s’est dit on va aller encore externaliser plus loin nos frontières et donc on négocie des pactes migratoires avec des pays africains. Alors non seulement on mobilise de plus en plus d’aide au développement au service de politique migratoire restrictive, ce qui est une contradiction puisque c’est de l’aide au développement qui échappe au financement des objectifs de développement durable alors qu’on sait que les inégalités mondiales, notamment entre chaque rive de la Méditerranée, représentent le principal problème structurel de notre monde aujourd’hui, mais en plus, ben ça permet toutes les violations des droits humains. On a vu, notamment avec la négociation d’un pacte avec la Libye, des vols, des viols, du travail forcé ; et puis, la Méditerranée est devenue un véritable cimetière avec plus de 5 000 morts en 2016, quasi autant en 2017.
Paul Germain, présentateur
Mais qu’est-ce que vous voulez ? Qu’on ouvre les frontières ? C’est ça, la justice migratoire que vous réclamez ?
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Ce qu’on veut d’abord, c’est qu’il y ait une véritable politique migratoire ; qu’on se rende compte que d’une part, il y a le droit international et que les demandeurs d’asile qui risquent leur vie, on doit respecter leurs droits civils et politiques – c’est la Convention de Genève –, mais on a, il faut aussi se rendre compte qu’on a une Europe vieillissante, donc on a besoin d’une immigration économique. Et donc, plutôt que de faire de la Méditerranée un cimetière, tout ce qu’on demande, ce sont des voies d’accès sûres et légales aux demandeurs d’asile, aux migrants économiques, pour qu’ils ne risquent pas leur vie. Et d’ailleurs, c’est complètement contreproductif, puisqu’on dit vouloir briser les réseaux des trafiquants et des passeurs, mais plus les voies sont dangereuses, et plus, en fait, on enrichit ces passeurs qu’on dit par ailleurs vouloir démanteler.

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