Diplôme de français des relations internationales B1 Ngưỡng

Où en est la liberté d'expression en Tunisie ?

Le document comporte de nombreuses références aux événements et aux acteurs de l'histoire tunisienne récente.
Écoutez-le et retrouvez les informations qui correspondent à chaque date et à chaque nom.
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La chronologie des événements :
Fin 2010-début 2011 (il y a six ans) : Révolution tunisienne, dite « de jasmin »
Dès 2011 : attaques contre médias et artistes au nom de la religion
Fin 2011 : arrivée au pouvoir du parti Ennahda (le parti islamiste)
 2012-2014 : harcèlements policiers et judiciaires contre les « grandes gueules »
Fin 2014 : élections remportées par les nationalistes
Suites aux élections : chute du pluralisme médiatique par les lobbys affairistes 
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Rất tốt
Vous avez parfaitement rétabli la chronologie des événements et identifié les différents acteurs évoqués par le journaliste indépendant Thameur Mekki.
Vous l’avez vu dans cette activité : les relations entre médias et pouvoir politique sont de plus en plus étroites en Tunisie. Faites l’activité suivante pour bien comprendre comment et pourquoi la liberté d’expression est malmenée en Tunisie.
Cette activité vous permet à la fois de rétablir la chronologie des événements et d’identifier les différents acteurs évoqués par le journaliste indépendant Thameur Mekki.
Lisez la solution : vous verrez que les relations entre médias et pouvoir politique sont de plus en plus étroites en Tunisie. Puis faites l’activité suivante pour bien comprendre comment et pourquoi la liberté d’expression est malmenée en Tunisie.
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 04/05/2017 - Modified on 07/02/2020
Thameur Mekki, en voix off
Bienvenue à toutes et à tous. Je suis Thameur Mekki et je vous parle depuis Tunis pour cette édition exceptionnelle sur la liberté d’expression. Je suis accompagné par Willis et ses dessins mêlant satire et humour noir. Aujourd’hui, six ans après la Révolution, la Tunisie est dotée d’un cadre juridique garantissant la liberté d’expression. C’est l’un des rares acquis du soulèvement populaire. Cependant, la tendance conservatrice a toujours cherché à imposer des limites. Invoquant l’ordre public, la moralité, la religion, la lutte antiterroriste ou  l’union nationale, la liberté se retrouve incessamment bridée par une pression sociale, instrumentalisée par certaines forces politiques. Mais il y a souvent des « mais » quelque part. Dès 2011, le « mais » a d’abord été la religion, avec des attaques contre médias et artistes. Selon leurs détracteurs, ils ont porté atteinte au sacré, des contestations récupérées par Ennahdha[1], le parti islamiste arrivé au pouvoir fin 2011. Ensuite, police et armée ont tenté de tracer des lignes rouges les rendant intouchables face aux critiques acerbes des artistes contestataires. De 2012 à 2014, rappeurs, dessinateurs, journalistes et blogueurs sont devenus la cible d’harcèlements policiers et judiciaires. Agressions et diverses bavures sont devenues le pain quotidien des grandes gueules. Suite aux élections fin 2014, le consensus entre les islamistes et leurs opposants nationalistes, qui ont remporté le scrutin, a renforcé le conservatisme et a gravement nui au pluralisme médiatique. Le retour de certaines figures de l’ancien régime – les « mauves » comme on dit en Tunisie – a assuré un climat propice à l’épanouissement de certains lobbys affairistes. Des responsables politiques comme Slim Riahi ont racheté des parts dans des chaînes de radios et des télévisions. Des patrons de médias comme Nabil Karoui de Nessma TV ont intégré les premiers rangs des partis politiques. Un conflit d’intérêt pourtant interdit par la loi. Aujourd’hui, la résistance à l’influence de ces cercles affairistes est toujours aussi déterminée malgré sa marginalisation par le courant dominant. Six ans après la révolution, la bataille continue.
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[1] « Le mouvement de la Renaissance », en français

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