Quèsaco B2 Avançado

Un enterrement à Ornans

Vous aimez la peinture française du XIXe siècle ?
Découvrez Un Enterrement à Ornans du célèbre Gustave Courbet.
Qu'apprend-on sur ce tableau et sur le peintre lui-même ? Regardez et écoutez la vidéo.
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Le tableau a été peint à une période de changements politique et artistique.
Gustave Courbet va s'opposer à la peinture de son époque.
Jusqu'en 1850, la peinture était de style romantique. On représentait des scènes de l'antiquité.
Le sujet choisi par Courbet scandalise le milieu de la peinture académique.
La toile montre le « vrai » peuple, une scène réelle d'enterrement à Ornans, la ville natale de Courbet.
Ce tableau marque la naissance du réalisme dans l'histoire de l'art.
Rejetée à l'Exposition universelle de 1855, la toile se trouve aujourd'hui au musée d'Orsay.

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Parabéns!

La toile a choqué à son époque car la scène peinte par Courbet est révolutionnaire ! Découvrez-la en détail dans l'exercice suivant.
La toile a choqué à son époque car la scène peinte par Courbet est révolutionnaire ! Découvrez-la en détail dans l'exercice suivant.
Conception: Catherine Minala, Alliance française de Bruxelles-Europe
Published on 18/07/2019 - Modified on 23/07/2019
Qu’est-ce que c’est... oh ça rigole pas... c’est bizarre... oh c’est gai, je te jure… Y’avait plus de frites à la cantine ?
Mais non…
Imaginez le tableau : on est en 1850. La deuxième république a deux ans et Louis-Philippe meurt, on enterre Balzac et on voit naître Maupassant. Bref : le monde change, une page se tourne, voire plusieurs. C’est ce qu’a bien compris Gustave Courbet, trentenaire enflammé, qui a furieusement envie de ruer dans les brancards. Et il va franchir le pas. Regardez bien : un décor d’une folle gaieté, des couleurs lumineuses, un joli crâne au bord d’un trou et des visages charmants. Pas de doute, Courbet montre la vie comme elle est… Et ça ne se fait pas. En tout cas, pas au milieu du XIXe siècle. Jusqu’ici, le temps était au romantisme. Là, on accompagne un macchabée tellement avancé que même les porteurs du cercueil tournent la tête pour ne pas le voir ni le sentir. 
Courbet offre une toile immense à un sujet trivial. Scandale dans les cercles académiques : qu’est-ce que le peuple vient faire dans nos salons ? Et puis ils ont des têtes d’enterrement. Chaque personnage est un véritable habitant d’Ornans, lieu de naissance de Courbet, qui a fait poser les villageois. C’est la réalité du village, avec le curé, le maire et l’enfant de chœur qui cogne son cierge dans le chapeau du croque-mort, et puis les femmes reléguées loin de l’action, probablement pour que leur beauté affriolante ne perturbe pas la cérémonie. Les critiques ne remarquent pas que le temps passe. C’est le romantisme qui se trouve dans le cercueil. Il va laisser la place au réalisme : une page se tourne dans l’histoire de la peinture. Dans l’histoire de l’art même, puisque Baudelaire ou Flaubert se réclameront aussi du réalisme.
Gustave Courbet a tellement choqué que plusieurs de ses toiles sont refusées à l’Exposition universelle de 1855. Il choquera encore bien plus tard, avec d’autres tableaux comme « L’origine du Monde ».
« Un enterrement à Ornans » est donné à l’État par la sœur de l’artiste en 1881. Il rejoindra les collections du musée d’Orsay en 1986.
 

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