Diplôme de français des relations internationales B2 Avançado

La liberté de la presse

Jean-Marie Cavada nous parle de journalisme et de liberté.
Regardez à nouveau la vidéo et classez ses idées : sont-elles associées à la Turquie, à certains pays d'Europe ou à l'ensemble des pays du monde ?
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice

 

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La Turquie
La presse est de plus en plus contrôlée par le pouvoir en place.
Les libertés établies il y a de nombreuses années sont supprimées par le pouvoir en place.
Des pays d'Europe
La population en général et les journalistes en particulier sont activement surveillés.
Le terrorisme pousse le pouvoir en place à prendre des mesures liberticides.
La peur généralisée a de fortes conséquences sur les valeurs de la société.
L'ensemble des pays du monde
Paradoxalement, il est de plus en plus facile de communiquer, mais la liberté diminue.
Le contrôle des libertés mène progressivement certains pays à la dictature.

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Atenção

Écoutez bien l'extrait vidéo. Le journaliste oriente les explications de Jean-Marie Cavada grâce à deux questions, l'une à propos de la Turquie, l'autre au sujet de pays européens.

Parabéns!

Jean-Marie Cavada est un ancien journaliste et un député européen. Même s’il s’exprime fortement sur des sujets sensibles, il mesure bien ses mots et parle parfois par allusions ou images. Pour bien comprendre ses idées, passez à l'exercice 3.
Jean-Marie Cavada est un ancien journaliste et un député européen. Même s’il s’exprime fortement sur des sujets sensibles, il mesure bien ses mots et parle parfois par allusions ou images. Pour bien comprendre ses idées, passez à l'exercice 3.
Conception:
Rémy Thomas, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le Français des affaires - CCI Paris Île-de-France
Published on 28/12/2017 - Modified on 10/12/2018
Paul Germain, présentateur

Alors, je vous montre une photo. C’est la photo d’un journal d’opposition, un journal indépendant en Turquie. RSF déclare d’ailleurs que la Turquie est la plus grande prison à ciel ouvert pour les journalistes.

Jean-Marie Cavadadéputé européen et ancien journaliste

Franchement, je partage exactement cette observation. C’est une formule mais qui décrit totalement une réalité. Et ça fait un moment qu’Erdogan avance ses pattes dans des gants de velours vers la presse et maintenant, la presse va être totalement muselée. Vous faites allusion aux journalistes d’un très grand journal qui s’appelle Cumhuriyet qui sont des gens remarquables, sérieux et qui, naturellement, ne peuvent pas aller, ne peuvent pas coucher intellectuellement avec cet homme qui est en train de vouloir jouer au sultan et qui gomme un siècle d’histoire, quasiment un siècle. C’est-à-dire, tous les francs-maçons qui étaient autour de Kemal Atatürk et qui ont écrit une constitution laïque et qui ont décrit les protections pour la liberté et notamment la presse qui, déjà, était dans leurs pensées. Et voici que le monde entier est bardé de communication avec des oreillettes partout, avec des portables partout, mais que la liberté, ce qu’il y a de plus précieux dans la pensée des hommes, dans leur cerveau est en train de partir et de s’évanouir. À la fois sous l’influence des réseaux sociaux, parce que ceux-ci sont faciles pour ceux qui attaquent les libertés et à la fois sous l’influence des systèmes de dictature – tous – qui se mettent en place et la dictature douce, petit à petit elle perd son adjectif, ça finit par une autocratie, voire des dictatures avec les prisons.

Paul Germain, présentateur

Vous avez parlé du danger du terrorisme. À cause du terrorisme, beaucoup de pays européens comme l’Allemagne ou la France ont adopté des lois de surveillance de masse sans exception pour les journalistes. Est-ce que ça, ce n’est pas un vrai danger ?

Jean-Marie Cavadadéputé européen et ancien journaliste

Vous savez, nous sommes dans un piège terrible. Le piège terrible, c’est celui de la peur que les terroristes ont, je dirais, injectée en Europe : en Belgique, en France, en Italie, en Grande-Bretagne, en Espagne en 2004, etc. Je dois en oublier, d’ailleurs, ils m’excuseront. Et la réaction à la peur c’est de se mettre, je dirais, des barricades sur soi, c’est de se protéger le plus possible. Mais pour se protéger, on s’en remet au système public, au gouvernement, à la police, aux renseignements et aux mesures de sécurité prévues au public. Et le résultat, c’est qu’on ira de plus en plus vers ces systèmes de protection et là-dedans, au fond, nous perdons le contrôle des libertés. Avoir gardé un équilibre et avoir le soutien d’un peuple est devenu difficile actuellement et il faut faire très attention. Si vous donnez un bras, vous perdrez le corps. Il faut faire très attention.

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