Diplôme de français des relations internationales B2 Avançado

Francophonie : les sujets qui font débat

À l’occasion du 17e sommet de la Francophonie, l’émission Internationales reçoit la Secrétaire générale de cette organisation, Madame Louise Mushikiwabo.
Écoutez l’extrait et identifiez les sujets évoqués par les journalistes ou par l'invitée.
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FRI-B2-Internationales-Mushikiwabo-video
  • Le parcours politique de Louise Mushikiwabo
  • Les critères d'adhésion à l'OIF
  • L'attractivité de l'OIF pour les États
  • {Le soutien de la France à l'OIF}
  • La catégorisation des membres de l'OIF
  • {La gouvernance de l'OIF}
  • {La perte d'influence de l'OIF}
  • Le concept de démocratie à l'OIF
  • Les valeurs de l'OIF
  • {La diversité linguistique et culturelle}
  • Les clichés Nord/Sud sur la démocratie
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Conception: Marjolaine Pierré, CAVILAM - Alliance Française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 24/07/2019
Marc Semo, journaliste
Un des débats récurrents, c’est celui de l’élargissement de la Francophonie, là, quatre nouveaux membres ont été acceptés comme observateurs. Selon vous, jusqu’où faut-il élargir la Francophonie et surtout sur quels critères ? Est-ce que c’est simplement le rapport la relation du français, la question des droits de l’Homme ? Quels sont les critères pour un élargissement ? Est-ce qu’il n’y a pas le risque que finalement si on élargit trop, la Francophonie perde un peu sa raison d’être ?
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie
Je dois dire que quand j’ai voulu me présenter à ce poste de secrétaire générale, j’ai été très positivement étonnée par l’attrait que notre organisation a pour beaucoup de pays qui ont très peu à voir avec la langue française. Pour moi, je pense que c’est une bonne chose d’avoir cette attractivité en tant qu’organisation, seulement, encore une fois, dans la logique de focalisation, je pense qu’on peut attirer, du moins laisser les pays qui veulent faire partie de notre organisation tout en faisant, bien sûr sur des critères sur lesquels les membres devraient s’entendre, une certaine catégorisation, je pense qu’on ne peut pas dire à des pays qui nous aiment, qui veulent faire partie de notre organisation : « Non, on ne veut pas de vous ». Mais on peut dire « Vous faites partie de notre organisation, à ce niveau d’état ou de gouvernement membre et voici ce à quoi on aspire et ça, encore une fois, on est arrivé… c’est pour ça, je dis que le moment est venu, c’est le moment justement de réfléchir à tout ça.
Françoise Joly, journaliste
Mais, par rapport à ça, justement, poursuivons cet entretien. Dans une interview à l’agence France-Presse, vous avez déclaré « la notion de démocratie et des droits, ce n’est pas toujours très clair, très précis », alors aujourd’hui vous êtes secrétaire générale de la Francophonie. Comment, par rapport à cette institution qui défend ces valeurs universelles de démocratie, d’état de droits et des droits de l’Homme, comment vous, allez-vous défendre ces valeurs ?
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie
Vous savez ces valeurs…
Françoise Joly, journaliste
Après avoir dit que c’était quelque chose qui n’était pas très précis et pas très clair.
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie
Ce n’est pas précis la démocratie, ce n’est pas une science précise mais tout le monde comprend ce que c’est la démocratie. Le fait que nos citoyens puissent avoir un mot à dire dans la manière dont ils sont gouvernés, le fait qu’ils aient droit à certains fondamentaux. Tout le monde comprend ça, c’est les mêmes valeurs que nous défendons aussi au sein des Nations-Unies et d’autres organisations. Je crois que… vous savez la démocratie aujourd’hui est en crise un peu partout dans le monde et je crois qu’il faudrait surtout s’éloigner de cette tentation d’avoir les pays du sud qui sont répressifs, non démocratiques et les pays du nord qui sont les pays qui ont atteint un niveau… bon, c’est clair… de démocratie. Mais y a beaucoup d’interrogations aujourd’hui sur la démocratie, c’est ce que j’ai voulu dire. Et je pense qu’un dialogue, en échange, au sein de notre organisation, aussi sera très important.

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