Terriennes B1 Intermediário

Maimouna Dembelé - Le droit des femmes avec Amnesty international

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Terriennes-MaimounaDembele-Video
C'est une étudiante de vingt-deux ans.
Elle a adhéré à Amnesty International quand elle avait dix-sept ans.
Elle est née dans une famille polygame avec vingt-et-un frères et sœurs.
Il faut dire qu'à quatorze ans, elle a été ébranlée par une histoire de mariage forcé.
D'ici deux ans, Maimouna sera diplômée en droit et diplomatie.
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Cette activité était un entraînement à la compréhension des chiffres en français. Reprenez l'exercice et dites-les à voix haute. 
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 07/07/2020
Maimouna Daounda Dembelé vient du Mali. Étudiante de 22 ans et déjà pleinement engagée pour la cause des femmes, elle est à Paris pour la première fois. Pas de tour Eiffel, ni de musées, direction Amnesty International.
 
Amnesty International, c’est mon monde. À l’université, on m’appelle « Mademoiselle droits de l’homme » ou « Amnesty International », tout le monde, même dans les rues.
 
J’ai adhéré à Amnesty quand j’avais 17 ans. Donc déjà au lycée, responsable d’antenne, je me suis retrouvée à coordinatrice nationale des jeunes. »
 
Née dans une famille polygame avec 21 frères et sœurs, Maimouna devient vite une femme de tête, une femme décidée à faire bouger les lignes. Il faut dire qu’à 14 ans, elle a été ébranlée par une histoire de mariage arrangé sur fond d’abus sexuel, une histoire qui a brisé la vie d’une de ses camarades.
 
Moi qui crie « eh, je veux devenir une diplomate, il faut que je devienne une diplomate, une avocate », elle qui crie « je veux devenir journaliste ». Et de journaliste elle s’est retrouvée à femme au foyer. Et ça, ça m’a beaucoup travaillé, elle n’a pas choisi cette vie-là.
 
Depuis Maimouna refuse le silence et s’attaque aux tabous. Dans sa ligne de mire en ce moment, l’avortement, toujours interdit au Mali, mais comment ouvrir le débat, les résistances sont fortes même parmi les plus jeunes.
 
Chacun a commencé à raconter une histoire vraie d’avortement clandestin, de comment ça s’était passé dans son quartier, de comment c’était chez elle. Alors je leur ai dit : « Est-ce que vous pensez que nous pouvons faire une campagne sur le droit à l’avortement, pour que l’avortement soit dépénalisé au Mali ? » Et elles m’ont dit « Oh mon Dieu, pourquoi tu veux te faire maudire ? »
 
C’est le risque qu’encourt toute musulmane, Maimouna le sait, mais refuse de baisser les bras.
 
Il y a énormément de choses à faire. Alors, si j’avais une baguette magique, je ne dirais pas une seule loi, je leur dirais seulement « adapter les textes nationaux aux engagements internationaux et régionaux » Ça, ça répondrait à tout. Ça va nous permettre d’avoir des lois qui vont interdire les mutilations génitales féminines. Ça va nous permettre d’avoir une loi pour légaliser l’avortement dans certains cas, comme les cas de viol et d’inceste.
 
D’ici 2 ans Maimouna sera diplômée en droit et diplomatie. Son objectif : intégrer une organisation internationale pour garantir aux femmes d’Afrique et d’ailleurs de meilleurs droits.

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