Terriennes B1 Intermediário

Lise-Marie Déjean - L'avortement en Haïti

Dans le cadre d'une autre interview, que répondrait Lise-Marie Déjean aux questions suivantes ? En vous aidant du reportage, sélectionnez la ou les bonne réponses.
Cliquez sur la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
Terriennes-LiseMarieDejean-Video
[1) Quelle est votre formation ?
Je suis] médecin [-] {avocate} [-] {enseignante} [.]
[2) Quel poste occupez-vous en ce moment ?
Je suis] directrice d'hôpital [-] {ministre de la condition féminine} [-] {médecin} [.]
[3) Pouvez-vous nous donner le nom de cette organisation ?]
{Collectif Haïti France} [-] Solidarité des Femmes Haïtiennes [-] {Soleil pour les Femmes Haïtiennes}
[4) Et depuis combien de temps vous battez-vous dans le cadre de cette organisation ?
Ça fait] {25 ans} [-] 26 ans [-] {36 ans} [.]
[5) Pour réussir votre combat pour l'avortement, qu'est-ce qui doit évoluer selon vous ? (2 éléments)]
la loi [-] {les hôpitaux} [-] la société 
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Atenção

N'oubliez pas l'image ! Les réponses aux questions 2 et 3 y apparaissent. Pour les autres questions, écoutez encore une fois les propos de Lise-Marie Déjean.

Parabéns!

Rien ne vous a échappé concernant la femme de ce reportage ! Le prochain exercice testera votre compréhension de la problématique de l'avortement en Haïti.
Cet exercice vous permettait de repérer des informations plus précises sur la femme du reportage et son combat. 
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 07/07/2020
Je suis Déjean Lise-Marie.
Je suis médecin de formation.
Je suis haïtienne de naissance et de nationalité.
Je suis membre d’une organisation de femmes, ça fait 26 ans.
 
Dans la société haïtienne, le corps des femmes ne t’appartient pas. Si tu mets tes mains sur tes hanches, dans le temps, les personnes âgées te disaient de te le quitter parce que ceci ne t’appartient pas.
 
Je me demandais ce que c’était et lorsque j’ai vu le troisième anneau, j’ai dit c’est une chaîne qui est cassée. Donc automatiquement, j’ai pensé à l’esclavage.
 
Je les ai brisés personnellement au cours de ma vie de femme. Mais j’aimerais que ça ne soit pas seulement moi qui la brise, que ce soit une lutte collective.
 
Dans le Code pénal haïtien, l’article 262 du Code pénal pénalise la femme qui fait l’avortement, celui qui fait l’acte, et celle ou celui qui accompagne et la femme. Enfin, tout le monde tombe sous le coup de la loi.
 
Actuellement, il semblerait que l’article 262 ait été prohibé. Mais ce code n’est pas encore présenté au ministère de la Justice, encore moins à la Chambre pour être voté.
 
Qu’on le veuille ou non, avec ou sans loi, les avortements continuent à se faire et nous disons toujours que l’avortement c’est une étape de la vie d’une femme. Le plus souvent, lorsque nous les recevons à la clinique des femmes, après qu’elles aient été rejetées de partout, elles sont désespérées, parfois elles sont aux abois et parfois elles éprouvent un sentiment de culpabilité, parce que justement la société les considère comme des rejets.
 
Le taux de mortalité maternel est très élevé. C’est 630 pour 100 000 naissances vivantes. Maintenant, on essaie de sensibiliser la société sur le taux de femmes qui meurent comme conséquence de l’avortement. Seulement en appliquant la contraception, et en dépénalisant l’avortement, on aura une diminution de la mortalité maternelle de moitié.
 
J’aimerais que nous soyons sur le point de réussir. Mais je crois qu’il y a pas mal de chemin à faire, notamment l’obstacle des églises.

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