Courts métrages A1 Iniciante

Émilie Muller

Regardez l’extrait. Répondez aux questions par Oui ou Non.
Assista ao trecho do filme. Responda às perguntas com "Oui" ou "Non".
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
CourtMetrage-EmilieMuller-Video
Elle s’appelle Émilie Muller ?
Oui Non
Elle s’appelle Émilie Buller ?
OuiNon
Elle est blonde ?
OuiNon
Elle est brune ?
Oui Non
Elle est jeune ?
Oui Non
Elle est vieille ?
OuiNon
Elle parle avec une femme ?
OuiNon
Elle parle avec un homme ?
Oui Non
Le film est en noir et blanc ?
Oui Non
Le film est en couleur ?
OuiNon

nbOk resposta(s) correta(s) de nb

Atenção

Para fazer este exercício: escute E assista ao filme.

Parabéns!

Neste exercício, você conheceu Émilie Muller, a protagonista do filme.
Neste exercício, você conheceu Émilie Muller, a protagonista do filme.
Conception: Stéphanie Bara, CAVILAM - Alliance française
Published on 26/03/2014 - Modified on 26/04/2019
Traduzir
Assistant : Bonjour… Émilie.
Réalisateur : Merci.
Émilie : Bonjour.
Réalisateur : Bonjour, asseyez-vous. Vous vous appelez comment ?
Émilie : Émilie Muller.
Réalisateur : C’est votre vrai nom ?
Émilie : Oui.
Réalisateur : Vous êtes comédienne ?
Émilie : J’ai joué un petit rôle une fois au théâtre, il y a très longtemps, mais on ne peut pas appeler ça comédienne.
Réalisateur : C’est tout ?
Émilie : Oui.
Réalisateur : Pas de films ?
Émilie : Non, jamais.
Réalisateur : Des auditions ?
Émilie : Non, c’est la première fois.
Réalisateur : Pas d’école ? Pas de cours d’art dramatique ?
Émilie : Heu… non, je suis désolée.
Réalisateur : Comment vous avez appris qu’on cherchait une comédienne ?
Émilie : C’est une amie, elle voulait que je l’accompagne. Elle a beaucoup insisté. Puis, finalement, c’est elle qui n’est pas venue.
Réalisateur : Vous êtes venue quand même.
Émilie : Oui, à cause de l’histoire, enfin le scénario. Cet homme coincé dans une pièce et cette femme qui court le monde à sa place, ça m’a… ça m’a beaucoup touchée.
Réalisateur : Est-ce que vous pourriez me montrer ce qu’il y a dans votre sac, dans votre sac à main ?
Émilie : Dans mon sac ?
Émilie : Ah si, d’accord.
Réalisateur : Vous trouvez peut-être ça indiscret ?
Émilie : Non. Non, pas du tout. En fait, vous voulez que je vide mon sac.
Réalisateur : Mmm…
Émilie : Je fais comment ?
Réalisateur : Vous tirez un objet au hasard, et puis vous me racontez ce que ça fait dans votre sac, ce que ça vous évoque. D’accord, on va tourner. Tout le monde est prêt ? Moteur !

Des assistants : Ça tourne! Annonce! Émilie Muller, première !

Émilie : Bon, j’y vais, là ? Vous savez, il n’y a rien d’extraordinaire. Un porte-monnaie. Un poudrier.
Ce matin, en venant ici, j’ai traversé un marché. Il y avait des fruits de toutes les couleurs, et des pommes… des pommes rouges et vertes. Comme je m’étais arrêtée pour les regarder, le marchand en a pris une et me l’a donnée, voilà.
Réalisateur : C’est quoi ?
Émilie : Ça ? Des petites annonces.
Réalisateur : Vous cherchez quelque chose ?
Émilie : En ce moment, rien. Mais ça m’arrive de chercher du travail, oui.
Réalisateur : Quel genre de travail ?
Émilie : En fait, j’en change tout le temps. Femme de chambre, baby-sitter, serveuse dans un bar, documentaliste… En ce moment, je suis correctrice dans une maison d’édition. Ça me plaît beaucoup. Le défaut, c’est que dans un texte, je ne vois plus que les défauts, justement. C’est fou, quand on est un peu curieux, ce qu’on peut trouver dans les petites annonces. Et puis, je trouve que c’est tellement formidable de… de savoir que quelques mots dans un journal peuvent changer une vie. J’aime bien lire les annonces de maisons aussi, parce que je rêve d’avoir une maison à moi. Oh, pas grand-chose, une petite maison, tout au fond d’une forêt, ça me suffirait. Mais, une maison où je pourrais aller quand j’en ai envie, où je pourrais amener des amis, où l’on pourrait boire, écouter de la musique jusque très tard dans la nuit. Quand je lis l’annonce d’une maison, j’imagine aussitôt la vie que je pourrais y mener parce que, bon, une maison, c’est forcément le début d’une nouvelle vie; je veux dire des odeurs différentes, des couleurs nouveaux… nouvelles ? Ou alors la solitude. Totale. Rien, personne à qui parler. Je rêve de ça quelquefois.
Réalisateur : Ça ne vous fait pas peur ?
Émilie : Oh non, pas du tout. Très tôt, mes parents m’ont appris à rester seule. Ils me laissaient des après-midis entiers, avec un livre, oui. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir eu peur, non jamais. Ah, une bague. C’est un très vieil ami qui me l’a donnée. C’était… c’était à sa mère qui est morte. Je n’ai jamais pu la mettre.
Réalisateur : Pourquoi ?
Émilie : C’est trop lourd à porter. …
Émilie : Un billet d’avion.
Réalisateur : Un vieux billet ?
Émilie : Non, un billet neuf, qu’un ami m’a envoyé. Paris-Nice aller-retour. Je ne sais pas si j’irai.
Réalisateur : Et pourquoi ça ?
Émilie : Il m’a dit qu’il avait là-bas un appartement tout blanc qui donne sur la mer. Comme dans un tableau de… Non, en fait, ce serait pour aller voir une tombe.
Réalisateur : Une…?
Émilie : Une tombe. Vous savez, une tombe. Parce que tout au bout de la ville, il y a un cimetière paraît-il, tout blanc. Matisse, le peintre Matisse, est enterré là. Sa tombe est nue, avec un bouquet de fleurs rouges, toujours les mêmes. Quelqu’un, on ne sait pas qui, une femme peut-être, vient les changer tous les jours. Quand il m’en a parlé, je lui ai dit que j’avais très envie de voir cette tombe, alors voilà, hier, j’ai reçu ce billet. Mais bon, si je pars, j’ai peur de ne pas revenir. Un petit carnet, pour noter.
Réalisateur : Pour noter quoi ?
Émilie : Une histoire, un bout de rêve, une phrase que j’ai lue dans un livre. Je passe mon temps à noter, c’est une manie absurde.
Réalisateur : Pourquoi absurde ?
Émilie : Parce que ça ne sert à rien. Ce qui compte vraiment, c’est inutile de le noter, on s’en souvient.
Réalisateur : Et c’est votre journal, aussi ?
Émilie : Ça, oui. J’écris tous les jours, je m’oblige à écrire tous les jours. C’est comme un travail. J’écris ce que je vois, ce que je fais, les gens que je rencontre, tout. 
Assistente: Bom dia, Émilie.Diretor: Obrigada.Émilie: Bom dia.Diretor: Bom dia, pode sentar. Como você se chama?Émilie: Émilie Muller.Diretor: Esse é o seu nome de verdade?Émilie: Sim.Diretor: Você é atriz?Émilie: Eu participei de uma peça de teatro há muito tempo, mas era um papel pequeno, acho que não dá para chamar isso de ser atriz.Diretor: Só isso?Émilie: Sim.Diretor: Nenhum filme?Émilie: Não, nunca.Diretor: E testes?Émilie: Não, esta é a primeira vez.Diretor: Uma escola de teatro? Um curso de artes cênicas?Émilie: Não... Sinto muito.Diretor: Como você soube que nós estávamos procurando uma atriz?Émilie: Foi uma amiga. Ela queria que eu a acompanhasse. Ela insistiu muito. E, no fim das contas, ela não veio.Diretor: Mas, mesmo assim, você veio.Émilie: Sim, por causa da história, do roteiro. Um homem isolado num quarto e uma mulher que viaja pelo mundo no lugar dele. Isso... isso mexeu muito comigo.Diretor: Você poderia me mostrar o que tem na sua bolsa?Émilie: Na minha bolsa?Émilie: Sim, tudo bem.Diretor: Você considera isso indiscreto, talvez?Émilie: Não. Não, nem um pouco. Na verdade, o senhor quer que eu me revele. Diretor: Aham…Émilie: Como é que eu faço?Diretor: Você pega um objeto ao acaso e me conta por que ele está na sua bolsa, o que ele representa para você. Ok, vamos gravar. Está todo mundo pronto? Câmera!Os assistentes: Gravando! Claquete! Émilie Muller, tomada 1!Émilie: Eu já posso começar? Na verdade, não tem nada de mais na minha bolsa. Um porta-moedas. Um pó compacto. Hoje de manhã, vindo para cá, eu passei por uma feira. Havia frutas de todas as cores e também maçãs... vermelhas e verdes. Como eu tinha parado para olhar, o vendedor pegou uma e me deu. Diretor: E isto, o que é?Émilie: Isso? Classificados.Diretor: Você está procurando algo?Émilie: Agora não. Mas às vezes eu procuro trabalho.Diretor: Que tipo de trabalho?Émilie: Na verdade, eu mudo o tempo inteiro. Camareira, babá, garçonete em bar, documentalista... Atualmente, eu trabalho como revisora para uma editora. Eu gosto muito disso. O problema é que agora, quando leio um texto, eu vejo justamente os problemas, nada mais. É incrível tudo o que a gente pode encontrar nos classificados tendo um pouco de curiosidade. Além disso, eu acho fantástico saber que algumas palavras no jornal podem mudar a vida de alguém. Eu também gosto muito de ler os anúncios de casas, porque eu sonho em ter minha própria casa. Nada de mais, uma casa pequena, no meio do mato, seria suficiente. Uma casa onde eu pudesse ir quando me desse vontade, para levar amigos, onde a gente pudesse beber, ouvir música até tarde. Quando leio o anúncio de uma casa, imediatamente eu imagino a vida que poderia levar nela porque, bem, uma casa significa necessariamente o início de uma nova vida, quero dizer, cheiros diferentes, cores novos... novas! Ou então, a solidão. Total. Nada, ninguém com quem conversar. Eu sonho com isso às vezes.Diretor: Isso não deixa você com medo?Émilie: Ah não, nem um pouco. Desde pequena, meus pais me ensinaram a ficar sozinha. Eles me deixavam sozinha durante tardes inteiras, com um livro. Mas não me lembro de ter sentido medo, nunca. Ah, um anel. Foi um velho amigo que me deu. Era... era da mãe dele, que morreu. Eu nunca consegui usá-lo.Diretor: Por quê?Émilie: É pesado demais. …Émilie: Uma passagem de avião.Diretor: Uma passagem antiga?Émilie: Não, nova. Um amigo me mandou. Paris-Nice, ida e volta. Não sei se vou.Diretor: Por quê?Émilie: Ele me disse que mora num apartamento todo branco, com vista para o mar. Como um quadro de... Não, na verdade, seria para visitar um túmulo.Diretor: Um...?Émilie: Um túmulo. Um túmulo, sabe? Porque quase saindo da cidade parece que tem um cemitério todo branco. Matisse, o pintor Matisse, está enterrado lá. O túmulo dele é discreto, com um buquê de flores vermelhas, sempre as mesmas. Alguém, não se sabe quem, uma mulher talvez, troca as flores todos os dias. Quando meu amigo me contou isso, eu disse que queria muito ver esse túmulo. E, ontem, recebi a passagem. Mas, se eu for, tenho medo de não voltar. Um caderninho de anotações.Diretor: Para anotar o quê?Émilie: Uma história, um fragmento de sonho, uma frase lida num livro. Eu passo o dia anotando coisas, é uma mania absurda.Diretor: Absurda por quê?Émilie: Porque não serve para nada. As coisas realmente importantes a gente lembra sem precisar anotar.Diretor: E ele também serve como diário?Émilie: Isso? Sim. Eu escrevo todos os dias. Eu me obrigo a escrever todos os dias. É como un trabalho. Eu escrevo o que eu vejo, o que eu faço, as pessoas que eu encontro... tudo. 

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