Terriennes B2 고급

Terriennes - Lise-Marie Déjean

Testez votre compréhension du thème principal du reportage en répondant aux questions suivantes !
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice

Terriennes-LiseMarieDejean-Video
Quel titre correspond le mieux au reportage ?
Portrait de la réalité de l'avortement en Haïti.
Portrait d'une femme haïtienne engagée.

En Haïti, l'avortement est un acte :
pénalisé
dépénalisé
autorisé dans certaines cliniques
Comment se sentent les femmes haïtiennes confrontées au problème (3 réponses) ?
coupables
désespérées
rejetées
honteuses
épuisées
Quel est le taux de décès maternel suite à des avortements pratiqués illégalement ?
630 femmes meurent pour 100 000 naissances vivantes.
630 femmes meurent pour 10 000 000 naissances vivantes.
6300 femmes meurent pour 100 000 naissances vivantes.

Choisissez toutes les solutions proposées par Lise-Marie Déjean (3 réponses). 
la contraception
la dépénalisation de l'avortement
la sensibilisation de la société haïtienne
l'éducation des femmes et des hommes
limiter le poids des traditions et croyances


[nbOk]개 중 정답 [nb]개
다시 풀어보세요
Les questions suivent l'ordre du reportage. Un mot difficile ? Consultez le dictionnaire TV5MONDE.
참 잘했어요!
Rien ne vous a échappé !
Cet exercice vous permettait de tester votre compréhension plus détaillée sur l'avortement en Haïti. Lisez encore une fois l'exercice et écoutez le reportage si besoin.
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 10/08/2017
Je suis Déjean Lise-Marie.
Je suis médecin de formation.
Je suis haïtienne de naissance et de nationalité.
Je suis membre d’une organisation de femmes, ça fait 26 ans.
 
Dans la société haïtienne, le corps des femmes ne t’appartient pas. Si tu mets tes mains sur tes hanches, dans le temps, les personnes âgées te disaient de te le quitter parce que ceci ne t’appartient pas.
 
Je me demandais ce que c’était et lorsque j’ai vu le troisième anneau, j’ai dit c’est une chaîne qui est cassée. Donc automatiquement, j’ai pensé à l’esclavage.
 
Je les ai brisés personnellement au cours de ma vie de femme. Mais j’aimerais que ça ne soit pas seulement moi qui la brise, que ce soit une lutte collective.
 
Dans le Code pénal haïtien, l’article 262 du Code pénal pénalise la femme qui fait l’avortement, celui qui fait l’acte, et celle ou celui qui accompagne et la femme. Enfin, tout le monde tombe sous le coup de la loi.
 
Actuellement, il semblerait que l’article 262 ait été prohibé. Mais ce code n’est pas encore présenté au ministère de la Justice, encore moins à la Chambre pour être voté.
 
Qu’on le veuille ou non, avec ou sans loi, les avortements continuent à se faire et nous disons toujours que l’avortement c’est une étape de la vie d’une femme. Le plus souvent, lorsque nous les recevons à la clinique des femmes, après qu’elles aient été rejetées de partout, elles sont désespérées, parfois elles sont aux abois et parfois elles éprouvent un sentiment de culpabilité, parce que justement la société les considère comme des rejets.
 
Le taux de mortalité maternel est très élevé. C’est 630 pour 100 000 naissances vivantes. Maintenant, on essaie de sensibiliser la société sur le taux de femmes qui meurent comme conséquence de l’avortement. Seulement en appliquant la contraception, et en dépénalisant l’avortement, on aura une diminution de la mortalité maternelle de moitié.
 
J’aimerais que nous soyons sur le point de réussir. Mais je crois qu’il y a pas mal de chemin à faire, notamment l’obstacle des églises.

이런 것을 좋아하실 수도 있을 거에요...