Terriennes B1 중급

Terriennes - Anina Ciuciu (B1)

Découvrez les mots utilisés pour parler de l'exil, de l'immigration... Écoutez la vidéo et replacez-les dans l'extrait ci-dessous.
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« Je fais partie de la communauté rom de Roumanie. Ma famille et moi, nous avons quitté notre pays pour rejoindre la France en 1997.
Matériellement, ça devenait presque impossible de vivre et c'est pourquoi nous avons envisagé un exil vers la France. Les frontières étaient fermées et nous étions obligés de faire appel à des passeurs, parce qu'obtenir un visa pour une famille de Roms, c'était une chimère. Le voyage a été extrêmement difficile et j'en garde un très mauvais souvenir mais l'important c'est que nous sommes arrivés finalement. »
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Vous pouvez utiliser le traducteur ou le dictionnaire de TV5MONDE et écouter encore une fois l'extrait en faisant des pauses. 
L'exil, c'est le fait de quitter, volontairement ou non sa patrie sous la contrainte de l'impossibilité de survivre et de devoir vivre dans un pays étranger.

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Ressources complémentaires :
- Suivez l'intervention d'Anina Ciuciu dans « 64' - le journal en français » sur TV5MONDE. Vous apprendrez des informations complémentaires à celles du portrait et entendrez des éléments déjà connus ! Et vous découvrirez, une autre personne rom - un homme, qui rêve de monter la première chaîne de télévision sur et pour les Roms. 
- Découvrez le web-reportage TV5MONDE « Une vie de Roms » ou l'immersion dans un campement de Roms près de Paris.
Cette activité a mis en avant quelques mots souvent utilisés dans le contexte d'une histoire d'exil ou d'immigration. Notez-les dans un cahier personnel.

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Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 06/11/2017
Je m’appelle Anina Ciuciu.
J’ai 23 ans.
Je suis étudiante en droit à Paris.
Je fais partie de la communauté rom de Roumanie.
Ma famille et moi avons quitté notre pays pour rejoindre la France en 1997.
En 2013, j’ai décidé d’écrire un livre qui s’intitule « Je suis Tzigane et je le reste »
 
C’est un rêve de petite fille en fait de porter la toge de magistrat. Et c’est vraiment un idéal, un idéal de justice tout simplement. Nous avons vécu l’injustice, moi et ma famille depuis que nous sommes tout petits, et cette injustice seulement du fait d’être Rom.
Je me rappelle très bien que même à la maternelle, personne ne voulait me donner la main quand il fallait se mettre en rang, et ça c’est très dur pour un enfant, c’est traumatisant, et on se demande, c’est très frustrant, on se demande pourquoi ?
 
C’était quand même une enfance heureuse, parce que nous étions en famille, nous avions nos grands-parents, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos cousines. Mais la vie était quand même difficile et elle l'est devenue de plus en plus lorsque mes parents ont perdu leur emploi lorsque leurs origines ont été découvertes. Et matériellement ça devenait presque impossible de vivre et, c’est pourquoi nous avons envisagé l'exil vers la France. Les frontières étaient fermées et nous étions obligés de faire appel à des passeurs, parce qu’obtenir un visa pour une famille de Roms, c’était une chimère. Le voyage a été extrêmement difficile et, j’en garde un très mauvais souvenir mais l’important c’est que nous sommes arrivés finalement.
 
La honte, elle est venue surtout du regard des autres, c’est pour ça qu’on comprend très vite qu’on doit se cacher, et que c’est une honte d’être rom tout simplement, et d’ailleurs c’est aussi la honte que mes parents avaient pour se dissimuler toujours en fait. Ils ne venaient pas nous chercher à l’école, parce qu'ils avaient honte qu’on découvre qu’ils étaient roms et c’était quelque chose qui m’a moi beaucoup marquée, qui m’a traumatisée pour dire ainsi. Et si justement j’ai décidé d’écrire, c’était pour qu’à l’avenir plus aucun enfant, plus aucun parent n’ait honte de dire qu’il est rom.
 
Je pense les femmes roms vivent une situation extrêmement difficile, encore peut-être plus difficile que les hommes. C’est primordial que les femmes aient tout d’abord droit et accès à l’éducation. Aussi accès au soin. Qu’elles aient une autonomie tout simplement, une indépendance et que leurs droits les plus fondamentaux soient respectés. Il est temps aujourd’hui, on est quand même au 20e siècle de, 21e siècle de le faire tout simplement, elles doivent prendre la parole.

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