Terriennes B1 중급

Terriennes - Anina Ciuciu (B1)

Passons à une compréhension plus détaillée des propos d'Anina. Écoutez une nouvelle fois le reportage et choisissez la ou les bonne(s) réponse(s).
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice

Terrriennes-AninaCiuciu-Video
En quelle année a-t-elle quitté la Roumanie ?
En 1987
En 1993
En 1997

Pour quelles raisons ? (2 réponses)
À cause de difficultés matérielles
Suite aux injustices vécues à cause de ses origines rom
Découvrir la France était un rêve de petite fille
Parce que les Roms sont un peuple nomade

Avant d'arriver en France, une difficulté supplémentaire fut... (2 réponses)
le voyage.
d'arriver sans visa pour la famille.
d'apprendre la langue.
de quitter sa famille.
En tant que Roms, quel sentiment a créé le regard des autres sur Anina et ses parents ?
La honte
La peur
La tristesse
Enfin, que dit Anina sur les femmes roms ?
Les femmes roms vivent une situation plus difficile que les hommes.
Les femmes et les hommes roms sont face aux mêmes difficultés.
[nbOk]개 중 정답 [nb]개
다시 풀어보세요
Écoutez encore une fois le reportage et pensez à utiliser la traduction fournie par Google si vous en avez besoin.
Les questions suivent l'ordre du reportage.
참 잘했어요!
Rien ne vous a échappé !
Prendre la décision de fuir son pays... Anina en a expliqué les causes et les difficultés qui en découlent. Nous découvrirons justement dans le dernier exercice quelques mots autour du thème de l'exil.

Cet exercice était une occasion de tester la compréhension plus détaillée des propos d'Anina... Notamment sur les causes et les conséquences pour une famille de fuir son pays. Nous découvrirons justement dans la dernière activité quelques mots autour du thème de l'exil.
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 06/11/2017
Je m’appelle Anina Ciuciu.
J’ai 23 ans.
Je suis étudiante en droit à Paris.
Je fais partie de la communauté rom de Roumanie.
Ma famille et moi avons quitté notre pays pour rejoindre la France en 1997.
En 2013, j’ai décidé d’écrire un livre qui s’intitule « Je suis Tzigane et je le reste »
 
C’est un rêve de petite fille en fait de porter la toge de magistrat. Et c’est vraiment un idéal, un idéal de justice tout simplement. Nous avons vécu l’injustice, moi et ma famille depuis que nous sommes tout petits, et cette injustice seulement du fait d’être Rom.
Je me rappelle très bien que même à la maternelle, personne ne voulait me donner la main quand il fallait se mettre en rang, et ça c’est très dur pour un enfant, c’est traumatisant, et on se demande, c’est très frustrant, on se demande pourquoi ?
 
C’était quand même une enfance heureuse, parce que nous étions en famille, nous avions nos grands-parents, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos cousines. Mais la vie était quand même difficile et elle l'est devenue de plus en plus lorsque mes parents ont perdu leur emploi lorsque leurs origines ont été découvertes. Et matériellement ça devenait presque impossible de vivre et, c’est pourquoi nous avons envisagé l'exil vers la France. Les frontières étaient fermées et nous étions obligés de faire appel à des passeurs, parce qu’obtenir un visa pour une famille de Roms, c’était une chimère. Le voyage a été extrêmement difficile et, j’en garde un très mauvais souvenir mais l’important c’est que nous sommes arrivés finalement.
 
La honte, elle est venue surtout du regard des autres, c’est pour ça qu’on comprend très vite qu’on doit se cacher, et que c’est une honte d’être rom tout simplement, et d’ailleurs c’est aussi la honte que mes parents avaient pour se dissimuler toujours en fait. Ils ne venaient pas nous chercher à l’école, parce qu'ils avaient honte qu’on découvre qu’ils étaient roms et c’était quelque chose qui m’a moi beaucoup marquée, qui m’a traumatisée pour dire ainsi. Et si justement j’ai décidé d’écrire, c’était pour qu’à l’avenir plus aucun enfant, plus aucun parent n’ait honte de dire qu’il est rom.
 
Je pense les femmes roms vivent une situation extrêmement difficile, encore peut-être plus difficile que les hommes. C’est primordial que les femmes aient tout d’abord droit et accès à l’éducation. Aussi accès au soin. Qu’elles aient une autonomie tout simplement, une indépendance et que leurs droits les plus fondamentaux soient respectés. Il est temps aujourd’hui, on est quand même au 20e siècle de, 21e siècle de le faire tout simplement, elles doivent prendre la parole.

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