Diplôme de français des relations internationales B1 중급

Quel rôle joue le groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU ?

L'’article 4 de la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle indique que « la défense de la diversité culturelle est un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine. »
Écoutez l’intervention d’Omar Hilale et dites si chacun de ces éléments de diversité est, selon lui, vrai ou faux en inscrivant « v » ou « f » dans la case.
Écrivez la ou les bonnes réponses dans les cases Help on how to respond the exercice
FRI-B1-DestinationFrancophonie-ONU-Video
v -
Les membres du groupe des ambassadeurs francophones sont issus des cinq continents.
v -
Leurs pays respectifs diffèrent tant sur le plan économique que sur le plan politique.
f -
Les réalités sociales des pays francophones varient, mais ils partagent un même système juridique.
f -
Les différences entre les pays francophones occasionnent de grandes difficultés de dialogue.
v -
La diversité linguistique fait partie intégrante de la diversité culturelle telle que la définit l’ONU.
f -
Grâce à l'action du groupe francophone, les six langues officielles sont sur un pied d’égalité à l'ONU.
v -
Si une réunion ne se tient qu’en anglais, c’est une source de discrimination pour certains représentants.
철자가 맞는 단어 [nbOk1]개
악센트 부호가 틀린 단어 [nbOk2]개
수정할 단어 [nbKo]개
다시 풀어보세요
Pour vous aider, les propositions suivent l’ordre d’écoute dans l’intervention d’Omar Hilale.
참 잘했어요!
Vous avez parfaitement compris les différents aspects de la diversité, tant au sein du groupe des ambassadeurs francophones qu’au sein de l’ONU.
Faites la dernière activité pour voir comment Omar Hilale structure son discours.
Cette activité vous permet de mieux comprendre les différents aspects de la diversité, tant au sein du groupe des ambassadeurs francophones qu’au sein de l’ONU.
Lisez la solution puis faites la dernière activité pour voir comment Omar Hilale structure son discours.

Voici les justifications qui vous permettent de dire que ces propositions sont fausses :
- Tous les pays francophones ont plus ou moins le même système juridique. > « Il y a différents systèmes politiques, juridiques, [sociaux]. »
- Les différences entre les pays francophones occasionnent de grandes difficultés de dialogue. > « Il y a une diversité, mais cette diversité ne nous empêche pas de coordonner, de dialoguer… »
- Aujourd’hui à l’ONU, les six langues officielles sont sur un pied d’égalité. > « Au sein des Nations Unies, il y a quand même, comment dirais-je, une prépondérance, pour ne pas dire une suprématie, de l’anglais. »
Conception: Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 04/01/2017 - Modified on 07/02/2020
Omar Hilale, président du groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU
Le rôle du groupe des ambassadeurs francophones ici, c’est tout d’abord de se réunir régulièrement, d’échanger sur les différentes thématiques discutées au sein des Nations Unies, que ce soit au Conseil de sécurité ou bien à l’Assemblée générale, mais également essayer, dans la mesure du possible, de coordonner nos positions, d’échanger des informations et parfois de faire des déclarations conjointes et, chaque fois que c’est possible, présenter des résolutions sur des sujets spécifiques. La Francophonie réunit des pays qui viennent pratiquement des cinq continents du monde, donc il y a des pays développés, il y a des pays moins développés, il y a différents systèmes politiques, juridiques, social[1]… Il y a une diversité, mais cette diversité ne nous empêche pas de coordonner, de dialoguer, de voir comment on peut trouver un espace commun pour travailler ensemble. Je peux donner l’exemple de la diversité culturelle. La diversité culturelle inclut également la diversité linguistique. Or au sein des Nations Unies, il y a quand même, comment dirais-je, une prépondérance, pour ne pas dire une suprématie, de l’anglais, pas aux dépens uniquement de la langue française, mais également aux dépens de la langue arabe, aux dépens de la langue espagnole. On a des réunions qui se tiennent uniquement en anglais et cela crée une situation de discrimination parmi les délégations parce que quelqu’un qui ne parle pas l’anglais, ou qui ne peut pas travailler, il peut la parler, mais il ne peut pas étudier un texte, il ne peut pas plaider une position ou défendre son pays en anglais, se trouve dans des situations d’infériorité et de défavorisé. Donc les pays francophones sont ceux les plus en pointe au sein des Nations Unies pour demander à ce qu’il y ait ce respect de la diversité culturelle et linguistique. Bien sûr, l’objectif premier, c’est de demander et d’imposer le respect de la langue française parce que la langue française, c’est cette langue que nous avons en partage, mais également nous demandons à ce que cette diversité soit respectée au niveau des autres langues. Donc les autres groupes régionaux et linguistiques sont très heureux de notre action parce que nous sommes les plus proactifs, les plus entreprenants, et c’est le groupe qui intervient, qui interpelle les responsables des Nations Unies, même le Secrétaire général, par courrier, dans nos réunions quand on va examiner à la Cinquième Commission des questions administratives et financières, et parfois il y a même des protestations en pleine réunion prétextant que nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions, sur le même pied d’égalité que nos collègues qui parlent, ou qui maîtrisent l’anglais. Et bien sûr, ces protestations restent parfois sans lendemain, mais c’est pas une raison pour que nous nous résignions.


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