Quèsaco B1 중급

Les mariés de la Tour Eiffel

Vous connaissez Marc Chagall ? Découvrez son œuvre Les mariés de la Tour Eiffel.
Qu'apprend-on sur ce tableau ? Regardez et écoutez la websérie (jusqu'à 1'24").
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
Quesaco-2-Chagall-maries-video
L'œuvre de Marc Chagall est terminée en 1939.
La Seconde Guerre mondiale va bientôt commencer.
Le peintre raconte l'histoire de sa vie dans ce tableau.
Bella Rosenfeld, son épouse mais aussi sa muse apparaît dans le tableau.
Les techniques utilisées sont celles des peintres surréalistes.
Le tableau se lit de gauche à droite.
[nbOk]개 중 제 자리에 놓은 항목 [nb]개
다시 풀어보세요
Réécoutez la websérie. Cliquez sur les images pour vous aider, elles sont dans l'ordre de la vidéo.
참 잘했어요!
Vous avez compris les informations principales sur ce tableau.
Faites l'exercice 2 pour en apprendre plus sur sa composition.
Lisez la solution pour connaître les informations principales sur ce tableau.
​Faites l'exercice 2 pour en apprendre plus sur sa composition.
Conception: Samira El Azzimani, Alliance française de Bruxelle-Europe
Published on 24/02/2021 - Modified on 26/02/2021
Voix off
Par ici, les mariés. Souriez ! C’est pour la photo ! 1939. Marc Chagall termine ce qu’il pense être son dernier tableau : Les mariés de la Tour Eiffel. Alors que la Seconde Guerre mondiale est sur le point d’éclater, le peintre y raconte l’histoire de sa vie : ses racines juives, son parcours, sa peur d’une nouvelle guerre, mais surtout, son amour, toujours grandissant, pour Bella Rosenfeld, son épouse, sa muse. C’est elle, là, au pied de la Tour Eiffel, enlacée par Chagall lui-même. Ils chevauchent un coq à taille humaine. Le gallinacé symbolise à la fois, la cérémonie des Kapparot célébrée traditionnellement à l’approche de Yom Kippour et la France, terre d’accueil depuis le début des années 20 pour ce couple juif d’origine russe. Un pays en paix, mais jusqu’à quand ? À la manière des surréalistes, dans un transport poétique mélange de rêve et de réalité, Chagall évoque à coup de détails absurdes, d’explosion de couleurs et dans une symétrie d’idées, la vie et le temps qui passent. Il peint non pas ce qu’il voit, mais ce qu’il ressent. Et que d’informations dans cette toile qui se lit de la gauche vers la droite, du passé au futur ! Sous un soleil incandescent, un jeune couple yiddish se marie sous une houppa. Nous sommes en 1915, à Vitebsk, la ville natale de Marc Chagall. Il vient de demander la main de Bella et l’avenir semble briller, mais… Quand l’artiste donne le dernier coup de pinceau à sa toile, les nazis ont déjà commencé à expulser les juifs, contraints de quitter leurs maisons, emportant ce qu’ils peuvent. Dans le chaos qui s’ensuit, un candélabre à trois branches, symbole de la lumière spirituelle, est renversé. Et vous l’entendez, ce violon qui joue du klezmer, la musique traditionnelle des juifs itinérants ? Tout ça raconte la folie des hommes, la montée de l'antisémitisme et la guerre qui gronde. Chagall, en sentinelle, tire le signal d'alarme. À droite, l’artiste peint un arbre touffu, tout à la fois prometteur et inquiétant. Quel avenir pour lui et Bella ? Pour le monde ? « Si toute vie va inévitablement vers sa fin nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d'amour et d'espoir », disait Chagall. Il nous offre donc à jamais ses violets profonds, ses rouges sang, ses jaunes éclatants et ses bleus à l’âme, mais ça, c’est une autre histoire.

이런 것을 좋아하실 수도 있을 거에요...