Mieux se comprendre B1 중급

Les clés du langage

Dans un contexte de communication interculturelle, il est nécessaire de comprendre au-delà des mots. Voici quelques exemples. Complétez les propositions en regroupant ce qui est dit, ce qui est compris et ce que pense réellement le locuteur ?
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
IEAP-M4-64Min-181127-Codes-tabous-mysteres-conversation-française-video
  • ImageJe dis, tu comprends ?
  • VideoCommunication entre Français et Nord-Américains
♦ Dans l’anecdote de Jean-Benoît Nadeau, l’épicière dit : « Ça n’existe pas. ». On peut comprendre : « On ne vend pas ce produit ici. ». En réalité l’épicière se refuse à avouer : « Je ne connais pas ce produit. »
♦ Un Japonais dit : « On va voir ce que l’on peut faire. »  Je comprends : « Donne-moi un peu de temps et on en reparle pour trouver une solution. » En fait, il pense « Ce que tu me demandes est inconcevable. »
♦ Un Anglais dit : « Ce que tu dis est intéressant, parlons en plus tard. » Je comprends : « Il est ouvert à la discussion, on en reparle bientôt. ». En fait il pense : « Ce que tu dis est sans intérêt, n’en parlons plus ! »
♦ Un Français ou un Anglais dit : « C’est pas mal. ». Je comprends : « C’est médiocre. ».  En fait il pense : « C’est bien ! »
[nbOk]개 중 제 자리에 놓은 항목 [nb]개
다시 풀어보세요
Les réponses liées au premier exemple sont données dans la vidéo. Pour les autres, faites appel à votre sens de la déduction. Observez bien les expressions à replacer, on peut facilement deviner celles qui constituent des paires.
Vous pouvez aussi consulter l'aide.
참 잘했어요!
Vous connaissez certainement d’autres exemples issus de vos voyages ou de vos rencontres interculturelles.
N'oubliez pas que le langage est conçu comme un ensemble de signes dont l’usage est déterminé par des règles partagées. C'est un outil pour agir sur le monde et pas seulement un outil pour exprimer ses pensées ou transmettre des informations. Les clés du langage permettent de comprendre le sens de ce qui est dit. Cela implique la compréhension du mot ou de l’idée mais aussi des présupposés et des informations implicites qui y sont liés.
Consultez la solution. Vous connaissez certainement d’autres exemples issus de vos voyages ou de vos rencontres interculturelles.
N'oubliez pas que le langage est conçu comme un ensemble de signes dont l’usage est déterminé par des règles partagées. C'est un outil pour agir sur le monde et pas seulement un outil pour exprimer ses pensées ou transmettre des informations. Les clés du langage permettent de comprendre le sens de ce qui est dit. Cela implique la compréhension du mot ou de l’idée mais aussi des présupposés et des informations implicites qui y sont liés.
Conception: Frédérique Treffandier, CAVILAM - Alliance française avec l’IEAP
Published on 03/03/2019
Jean-Benoît Nadeau, auteur
Les Nord-Américains croient toute sorte de choses des Français, mais c’est au fond parce qu’ils ne comprennent pas ce que les Français leur disent. Et comment comprendre effectivement, d’un point de vue nord-américain, une société où les gens s’engueulent pour faire connaissance. Ils vont dire non même si c’est oui et ils vont dire qu’ils ne savent pas, ils vont jamais dire qu’ils savent pas même si de toute évidence ils savent pas...
Mohamed Kaci, présentateur
Il faut jamais dire « Je ne sais pas. », oui… Même pour orienter un touriste par exemple. On préfère lui dire, lui indiquer un mauvais chemin hélas, plutôt que de lui dire « Je ne sais pas. ». Mais donnez-moi un exemple du oui-non par exemple, tiens, ça peut être quoi ? Ça peut être : « Demain, Jean-Benoît, tu viens à la soirée. », et vous allez commencer en me disant : « Oui, je viens mais je vais rester dix minutes. », quoi.
Jean-Benoît Nadeau, auteur
Entre personnes qui se connaissent bien c’est pas là qu’est la question. La question c’est vis-à-vis d’un étranger qui vient se présenter pis qui va demander par exemple à un commis d’épicerie comme ça m’est arrivé le premier jour à Paris ; « Où se trouve la margarine, Madame ? ». Elle me dit ça n’existe pas parce qu’elle ne connaissait pas ça, la margarine. Donc la première chose qu’elle me dit c’est pas « Je ne sais pas. », ce qu’un Nord-Américain, dans le même contexte, aurait dit.  On l’a cherché ensemble, je l’ai trouvée, je lui ai montrée et elle m’a dit « Bah voilà ! ».
Julie Barlow, auteure
Je le raconte dans le livre, je suis allée chercher le pass métro, la carte métro à Paris et évidemment j’avais oublié les papiers qu’il fallait, les justificatifs comme preuves que je suis parisienne, que je réside à Paris. Et donc la première réponse qu’on a c’est un « Non, ça ne marchera pas. » mais en fait on retombe sur nos… on apprend, il faut apprendre comme étranger que le non c’est pas on ferme la conversation et on passe à un autre c’est comme une position de négociation je dirais donc on continue à parler, je suis allée chercher tous les mots, tous les termes, tous les noms des papiers, pour essayer de démontrer que je connaissais le sujet, que j’étais réellement en appartement à Paris. J’ai cité le nom de l’école des filles, j’ai ça dans l’ordinateur et ensuite le non c’est transformé en oui et c’est ça l’essentiel du livre. On veut expliquer aux gens, c’est ça, les Français vont dire non…
Mohamed Kaci, présentateur
Mais après on peut discuter…
Julie Barlow, auteure
Ils sont pas conscients du fait que…
Jean-Benoît Nadeau, auteur
Et c’est pas malveillant. Le non est l’expression d’un tabou qui est la peur de la faute.
 

Les clés du langage

Le langage est conçu comme un ensemble de signes dont l’usage est déterminé par des règles partagées. Il s’agit donc d’un outil pour agir sur le monde et pas seulement d’un outil pour exprimer ses pensées ou pour transmettre des informations.
Dans un contexte interculturel, l’interlocuteur n’a pas forcément conscience du sens exact de certaines formules. Par exemple, si votre interlocuteur français vous dit « : On va tout mettre en œuvre pour publier l’article la semaine prochaine. » Vous devez comprendre qui est « On » (lui, vous, vous deux, d’autres personnes ?) et ce que signifie « tout » (moyens techniques, financiers, autres ?). D’autres formules types nécessitent d’être précisées pour que les interlocuteurs se comprennent correctement. Par exemple : « C’est mieux de faire comme cela… ». C’est mieux par rapport à quoi ?
Un mot ou une expression contient des éléments culturels qu’il est important de connaître et de comprendre pour pouvoir bien communiquer. Si vous disposez de ces clés du langage, la communication sera plus simple.

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