Terriennes B2 上級

Terriennes - Anina Ciuciu (B2)

Comprendrez-vous la signification des mots ci-dessous en vous aidant du contexte de la vidéo et de la vie d'Anina ? Écoutez le reportage et cochez la bonne explication !
Terrriennes-AninaCiuciu-Video


C'est un rêve de petite fille de porter la toge.
Elle rêve de porter la robe de magistrat.
Elle rêve de porter la blouse de médecin.
Elle rêve de porter la robe de remise de diplôme à la fin de ses études.

Je me rappelle très bien qu'à la maternelle, personne ne voulait me donner la main.
à l'école
à l'université
Pour un enfant, une telle expérience à l'école, c'est traumatisant.
C'est une expérience choquante et marquante.
C'est une expérience plaisante et ludique.

Obtenir un visa pour une famille de Roms, c'était une chimère.
C'était un projet impossible, une utopie.
C'était une solution, une option.
Nous étions obligés de faire appel à des passeurs.
Des personnes qui font passer clandestinement des frontières.
Des personnes ayant une position politique.

Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
nb問中nbOk問正解。
残念!
Vous pouvez utiliser la transcription se trouvant sous la vidéo.
正解!
Bravo pour la bonne compréhension de ces éléments précis, vous vous êtes bien aidé-e du contexte de la vidéo et des propos d'Anina Ciuciu. 

Point méthodologique : n'oubliez pas que l'on mémorise toujours mieux un mot placé dans un contexte (oubliez alors les listes de vocabulaire sorti de tout contexte...). Vous vous souviendrez par exemple de l'expression « c'est une chimère » en pensant à l'obtention du visa d'Anina, ou de l'adjectif « traumatisant » pour son expérience à l'école maternelle.
Cet exercice avait pour but de comprendre la signification de certains mots en vous aidant du contexte de la vidéo. Passez en revue l'exercice corrigé.
N'oubliez pas que l'on mémorise toujours mieux un mot placé dans un contexte.
Je m’appelle Anina Ciuciu.
J’ai 23 ans.
Je suis étudiante en droit à Paris.
Je fais partie de la communauté rom de Roumanie.
Ma famille et moi avons quitté notre pays pour rejoindre la France en 1997.
En 2013, j’ai décidé d’écrire un livre qui s’intitule « Je suis Tzigane et je le reste »
 
C’est un rêve de petite fille en fait de porter la toge de magistrat. Et c’est vraiment un idéal, un idéal de justice tout simplement. Nous avons vécu l’injustice, moi et ma famille depuis que nous sommes tout petits, et cette injustice seulement du fait d’être Rom.
Je me rappelle très bien que même à la maternelle, personne ne voulait me donner la main quand il fallait se mettre en rang, et ça c’est très dur pour un enfant, c’est traumatisant, et on se demande, c’est très frustrant, on se demande pourquoi ?
 
C’était quand même une enfance heureuse, parce que nous étions en famille, nous avions nos grands-parents, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos cousines. Mais la vie était quand même difficile et elle l'est devenue de plus en plus lorsque mes parents ont perdu leur emploi lorsque leurs origines ont été découvertes. Et matériellement ça devenait presque impossible de vivre et, c’est pourquoi nous avons envisagé l'exil vers la France. Les frontières étaient fermées et nous étions obligés de faire appel à des passeurs, parce qu’obtenir un visa pour une famille de Roms, c’était une chimère. Le voyage a été extrêmement difficile et, j’en garde un très mauvais souvenir mais l’important c’est que nous sommes arrivés finalement.
 
La honte, elle est venue surtout du regard des autres, c’est pour ça qu’on comprend très vite qu’on doit se cacher, et que c’est une honte d’être rom tout simplement, et d’ailleurs c’est aussi la honte que mes parents avaient pour se dissimuler toujours en fait. Ils ne venaient pas nous chercher à l’école, parce qu'ils avaient honte qu’on découvre qu’ils étaient roms et c’était quelque chose qui m’a moi beaucoup marquée, qui m’a traumatisée pour dire ainsi. Et si justement j’ai décidé d’écrire, c’était pour qu’à l’avenir plus aucun enfant, plus aucun parent n’ait honte de dire qu’il est rom.
 
Je pense les femmes roms vivent une situation extrêmement difficile, encore peut-être plus difficile que les hommes. C’est primordial que les femmes aient tout d’abord droit et accès à l’éducation. Aussi accès au soin. Qu’elles aient une autonomie tout simplement, une indépendance et que leurs droits les plus fondamentaux soient respectés. Il est temps aujourd’hui, on est quand même au 20e siècle de, 21e siècle de le faire tout simplement, elles doivent prendre la parole.

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