Quèsaco B1 中級

Un enterrement à Ornans

Pourquoi le tableau a-t-il choqué et a été refusé à l'Exposition universelle ? Réécoutez la websérie.
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Quesaco-Courbet-UnEnterrementAOrnans-Video
La toile de Courbet  est très sombre|lumineuse.
Cette peinture nous montre un crâne au bord d'un trou et un corps mort|un paysage gai et des visages charmants.
À son époque, ce qu'il peint ne se fait pas|est à la mode. En effet, il représente le peuple|les cercles académiques.
Il nous montre la réalité d'un village|un monde idéal.
Sur la toile, on peut voir des hommes d'église et le maire|le roi, des soldats et des enfants.
Les hommes et les femmes sont séparés|ensemble.
Ce tableau marque la fin du romantisme|réalisme.
nb問中nbOk問正解。
残念!
Réécoutez encore une fois.
Observez bien le tableau : les personnages, la lumière, etc.
正解!
Le milieu du XIXe siècle est une période de transformation pour l'histoire de France comme pour l'histoire de l'art moderne. Passez au dernier exercice pour découvrir le vocabulaire utile pour exprimer cette idée de changement.
Le milieu du XIXe siècle est une période de transformation pour l'histoire de France comme pour l'histoire de l'art moderne. Passez au dernier exercice pour découvrir le vocabulaire utile pour exprimer cette idée de changement.
Conception: Catherine Minala, Alliance française de Bruxelles-Europe
Published on 18/07/2019
Qu’est-ce que c’est... oh ça rigole pas... c’est bizarre... oh c’est gai, je te jure… Y’avait plus de frites à la cantine ?
Mais non…
Imaginez le tableau : on est en 1850. La deuxième république a deux ans et Louis-Philippe meurt, on enterre Balzac et on voit naître Maupassant. Bref : le monde change, une page se tourne, voire plusieurs. C’est ce qu’a bien compris Gustave Courbet, trentenaire enflammé, qui a furieusement envie de ruer dans les brancards. Et il va franchir le pas. Regardez bien : un décor d’une folle gaieté, des couleurs lumineuses, un joli crâne au bord d’un trou et des visages charmants. Pas de doute, Courbet montre la vie comme elle est… Et ça ne se fait pas. En tout cas, pas au milieu du XIXe siècle. Jusqu’ici, le temps était au romantisme. Là, on accompagne un macchabée tellement avancé que même les porteurs du cercueil tournent la tête pour ne pas le voir ni le sentir. 
Courbet offre une toile immense à un sujet trivial. Scandale dans les cercles académiques : qu’est-ce que le peuple vient faire dans nos salons ? Et puis ils ont des têtes d’enterrement. Chaque personnage est un véritable habitant d’Ornans, lieu de naissance de Courbet, qui a fait poser les villageois. C’est la réalité du village, avec le curé, le maire et l’enfant de chœur qui cogne son cierge dans le chapeau du croque-mort, et puis les femmes reléguées loin de l’action, probablement pour que leur beauté affriolante ne perturbe pas la cérémonie. Les critiques ne remarquent pas que le temps passe. C’est le romantisme qui se trouve dans le cercueil. Il va laisser la place au réalisme : une page se tourne dans l’histoire de la peinture. Dans l’histoire de l’art même, puisque Baudelaire ou Flaubert se réclameront aussi du réalisme.
Gustave Courbet a tellement choqué que plusieurs de ses toiles sont refusées à l’Exposition universelle de 1855. Il choquera encore bien plus tard, avec d’autres tableaux comme « L’origine du Monde ».
« Un enterrement à Ornans » est donné à l’État par la sœur de l’artiste en 1881. Il rejoindra les collections du musée d’Orsay en 1986.
 

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