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Un enterrement à Ornans

Courbet, maître du réalisme, a peint Un Enterrement à Ornans en 1850. Quelle est l'histoire du tableau ?
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C'est une œuvre de grandes dimensions qui représente une scène d'enterrement.

Le tableau scandalise les peintres et critiques académiques.

Le tableau, trop choquant, n'est pas présenté à l'Exposition universelle de 1855.

La toile devient la propriété de l'État en 1881 et se trouve aujourd'hui au musée d'Orsay.

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正解!
Vous en savez un peu plus sur Un Enterrement à Ornans.
Ce tableau a fait scandale car il était nouveau pour son époque.
Découvrez les différences entre romantisme et réalisme dans l'exercice suivant.
Vous en savez un peu plus sur Un Enterrement à Ornans et l'époque où le tableau a été peint.
Ce tableau a fait scandale car il était novateur (nouveau pour son époque).
Découvrez les différences entre romantisme et réalisme dans l'exercice suivant.
Conception: Catherine Minala, Alliance française de Bruxelles-Europe
Published on 18/07/2019
Qu’est-ce que c’est... oh ça rigole pas... c’est bizarre... oh c’est gai, je te jure… Y’avait plus de frites à la cantine ?
Mais non…
Imaginez le tableau : on est en 1850. La deuxième république a deux ans et Louis-Philippe meurt, on enterre Balzac et on voit naître Maupassant. Bref : le monde change, une page se tourne, voire plusieurs. C’est ce qu’a bien compris Gustave Courbet, trentenaire enflammé, qui a furieusement envie de ruer dans les brancards. Et il va franchir le pas. Regardez bien : un décor d’une folle gaieté, des couleurs lumineuses, un joli crâne au bord d’un trou et des visages charmants. Pas de doute, Courbet montre la vie comme elle est… Et ça ne se fait pas. En tout cas, pas au milieu du XIXe siècle. Jusqu’ici, le temps était au romantisme. Là, on accompagne un macchabée tellement avancé que même les porteurs du cercueil tournent la tête pour ne pas le voir ni le sentir. 
Courbet offre une toile immense à un sujet trivial. Scandale dans les cercles académiques : qu’est-ce que le peuple vient faire dans nos salons ? Et puis ils ont des têtes d’enterrement. Chaque personnage est un véritable habitant d’Ornans, lieu de naissance de Courbet, qui a fait poser les villageois. C’est la réalité du village, avec le curé, le maire et l’enfant de chœur qui cogne son cierge dans le chapeau du croque-mort, et puis les femmes reléguées loin de l’action, probablement pour que leur beauté affriolante ne perturbe pas la cérémonie. Les critiques ne remarquent pas que le temps passe. C’est le romantisme qui se trouve dans le cercueil. Il va laisser la place au réalisme : une page se tourne dans l’histoire de la peinture. Dans l’histoire de l’art même, puisque Baudelaire ou Flaubert se réclameront aussi du réalisme.
Gustave Courbet a tellement choqué que plusieurs de ses toiles sont refusées à l’Exposition universelle de 1855. Il choquera encore bien plus tard, avec d’autres tableaux comme « L’origine du Monde ».
« Un enterrement à Ornans » est donné à l’État par la sœur de l’artiste en 1881. Il rejoindra les collections du musée d’Orsay en 1986.
 

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