Terriennes B1 中級

Terriennes - Sakina M'sa

Dans cette activité, vous allez réfléchir sur des mots particuliers du reportage relatifs à l'activité et à la personnalité de Sakina. Écoutez la vidéo à partir de 1'11 et retrouvez les synonymes des mots en italique.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
Terriennes-SakinaMSa-Video
Dans le cadre de son travail, elle engage, recrute (embauche) des employés (salariés) en insertion.  
Dans sa famille en Afrique, ils étaient six enfants (gamins).
Elle a collaboré avec quelques femmes qui ont fait des diplômes, des Certificats d'Aptitudes Professionnelles (C.A.P.) de couture, et qui sont en prison. 
Elle a organisé un défilé avec 32 femmes en prison (détenues) qui portaient la collection.
Ce qui la dérange, ce sont les pourcentages, les proportions définies (les quotas) à la télévision.
Je veux bien dire que je suis pour l'indépendance des femmes et l'amélioration de leur situation (suis féministe) mais je crois qu'aujourd'hui notre bataille, elle est à faire avec les hommes.
nb問中nbOk問正解。
残念!
Souhaitez-vous consulter le dictionnaire TV5MONDE pour chercher la signification de certains mots en italique ? Les phrases suivent l'ordre du reportage et sont très similaires aux propos de Sakina.
正解!
Vous avez réussi à partir de chaque synonyme à retrouver le mot du reportage, bravo ! Certains mots sont peut-être nouveaux, alors notez-les...

Sur le site TV5MONDE, des astuces pour apprendre efficacement le vocabulaire peuvent vous aider.
Cette activité vous permettait de vérifier la connaissance et la bonne compréhension de quelques mots de vocabulaire. Notes-les, ainsi que leurs synonymes ! 
Conception: Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Published on 28/02/2014 - Modified on 10/08/2017
Je m’appelle Sakina M’sa, je suis créatrice de mode.
Je vis à Paris et je suis originaire des Comores.
 
Je ne voulais pas venir en France. Ma grand-mère était une femme qui avait une spiritualité extraordinaire. J’avais fait un rêve et où j’avais rêvé qu’en France les gens vivaient dans des tiroirs. Donc je lui ai dit, « écoute, je ne veux pas aller dans ce pays où l’on vit dans un tiroir ». Elle m’a forcée à venir bien évidemment. Donc je suis arrivée et la première image que j’ai eue en arrivant à Marseille, c’est ma mère, de cet immeuble de 5 étages de la fenêtre, en fait qui sortait sa tête du tiroir. Je me sentais un peu perdue, mais j’espère que je me suis bien rattrapée depuis.
 
Je suis devenue punk à 14 ans et je me suis rendue compte que le vêtement avait quelque chose de sociologiquement très fort et qui pouvait nous aider à marquer la différence.  J’étais quelqu’un de différent de toute façon, mais je trouvais que c’était plutôt un pouvoir, je trouvais que c’était plutôt une chance que d’être différent.
 
Ce qui était très important pour moi, c’était de fabriquer en France, pas du tout pour faire du conservatisme, rien du tout, mais je me suis dit « c’est là où je dois être. » On embauche des salariés en insertion qui sont des personnes qui savent coudre vraiment. Et on va présenter une collection qui est vraiment sur…, il va y avoir beaucoup de découpes, parce qu’on rachète des tissus à la haute couture, donc on fait les poubelles de la haute couture, mais pour faire des merveilles.
 
Je suis juste une femme, j’ai un savoir-faire que j’aime et que j’ai envie de partager comme en Afrique. Vous savez à la maison, on était 6 gamins, on avait des cousins, des cousines, les tatas qui venaient et on était tous ensemble et c’est ça, c’est tout, c’est tout ce que je reproduis.
 
En prison, le principe était de venir avec la collection, on est venu avec coiffeurs, maquilleurs, des personnes qui leur apprenaient à marcher, la collection, les chaussures. On a fait des ateliers, on a mélangé nos coiffeurs avec, il y a un salon de coiffure en prison. Et puis quelques femmes qui ont fait des C.A.P. de couture, mais qui sont détenues. Et donc on a fait un espèce de rencontre de savoir-faire comme ça. Et puis un défilé avec 32 détenues, détenues qui étaient dans le gymnase de Fleury-Mérogis, qui portaient la collection et qui avaient comme public leurs codétenues. Ça a été un moment, mais miraculeux.
 
Je me suis posé beaucoup de questions. Est-ce que je suis féministe ? J’aimais pas trop le mot, parce que j’aime pas les cases comme beaucoup d’entre nous, et ça me dérangeait beaucoup, comme par exemple quand on me dit qu’il faut qu’il y ait tant de quotas de Noirs à la télé, tant de quotas de machin… Oui, mais il y en a besoin. Parce qu’à un moment donné, quand on les fait pas en fait, je me suis rendue compte que finalement on retrouve nos vieilles habitudes, et puis en fait c’est toujours les mêmes. Donc voilà, je veux bien dire que je suis féministe, mais je crois qu’aujourd’hui, notre bataille, elle est à faire avec les hommes.

こちらもお気に召すかもしれません...