Diplôme de français des relations internationales B1 中級

Où en sont les droits de l'homme dans le monde ?

Dans cet extrait de l'interview, il est question de pays d'Europe centrale et des États-Unis. Dimitris Christopoulos revient sur la position de ces pays face aux droits de l'homme. Dites à quels pays correspondent les informations.
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
FRI-Internationales-DroitsDeLHomme-DimitrisChristopoulos-video
sont autoritaires.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
sont totalitaires.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
pénalisent les droits de l’hommistes.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
négligent les droits de l'homme.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
protègent les droits de l'homme.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
influencent les autres pays sur la non importance des droits de l’homme.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
tiennent un discours populiste.
La Pologne et la Hongrie...
La Russie et La Turquie...
Les États-unis, Donald Trump...
D'autres pays...
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Le prochain exercice observe les différentes façons de répondre aux questions.
Conception: Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île de France
Published on 21/04/2017 - Modified on 07/02/2020
Philippe Dessaint, TV5MONDE
Est-ce que les droits de l'homme sont un luxe en temps de crise pour ces pays par exemple ?
Dimitris Christopoulos, Président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
Le discours selon lequel les droits de l’homme sont un luxe en général est un discours qui est assez généralisé aujourd’hui en Europe, et qui concerne pas uniquement la Hongrie et la Pologne. L’idée que les droits de l’homme c’est quelque chose qui est assez dépassé, les droits de l’hommistes sont les personnes qui n’ont pas grand-chose à faire avec la réalité telle qu’elle est, c’est un discours assez généralisé. Alors peut-être la version naïve de ce discours est de négliger les droits de l’hommistes, mais de l’autre côté vous avez des pays dans lesquels l’action pour les droits de l’homme est pénalisée. Vous avez la Russie, vous avez la Turquie, vous avez alors une dérive totalitaire en Europe qui est effrayante là.
Christophe Ayad,  Le Monde
Vous diriez totalitaire ou autoritaire ?
Dimitris Christopoulos, Président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
Non, je dis autoritaire pour la Pologne et la Hongrie, et je dis totalitaire pour la Russie et la Turquie.
Sophie Malibeau, RFI
Et vous pensez que ces pays, que vous pensez menacés par cette dérive, est-ce que vous pensez qu’ils ont été dopés par ce qui vient de se passer outre-Atlantique, l’élection de Donald Trump ?
Dimitris Christopoulos, Président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
Question de rhétorique, je pense. Je pense que Donald Trump vraiment a passé un message à tout le monde qu’on est là, tous ces discours des droits de l’homme n’a pas grand-chose à faire avec nous. Nous allons fonder, nous allons créer un monde de « transactions ». Alors c’est comme ça que Donald Trump va contaminer les discours des autres pays aussi qui essayent de défendre un peu la tradition de la protection des droits de l’homme et de l’état de droit. Parce que Donald Trump il est quelqu’un qui néglige l’état de droit. Il s’en fout de l’état de droit.
Philippe Dessaint, journaliste TV5MONDE
On peut toujours le dire, mais Trump par exemple est élu démocratiquement. Ça veut dire qu’il y a un changement des opinions publiques, il y a une montée des populismes. Ils viennent pas par hasard. C’est pas un coup d’État.
Dimitris Christopoulos, Président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
Non, bien sûr. Vous avez tout à fait raison, moi je ne parle pas de dictature, c’est pas une dictature, c’est la démocratie. Mais on a toutes les raisons légitimes de se poser la question : pourquoi on est devant une telle transition ?
Christophe Ayad,  Le Monde
Quelle est votre explication de cette fatigue de la démocratie, des droits de l’homme ?
Dimitris Christopoulos, Président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
On a une fatigue de la démocratie parce que en fait d’abord il y a un grand déficit de communication des élites politiques en occident avec le peuple et il y a aussi une instrumentalisation totale du discours populiste extrémiste fascisante de ces notions du peuple. Or, Trump parle du peuple, mais en fait il s’agit pas de tout le monde, il exclut les homosexuels, les réfugiés, les émigrants, les juifs, les musulmans, les Grecs peut-être, alors c’est pas le peuple. Alors tout ce discours-là se fonde sur une division radicale du terme « peuple ». Alors c’est pas la tradition du peuple telle qu’on l’avait ici par exemple.
 

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