Mieux se comprendre B1 中級

L'importance du groupe ou de l'individu

Après le départ de la délégation, les émotions se déchainent dans les bureaux de la compagnie Yumimoto. Le conflit éclate. L’incompréhension entre l'employée belge et ses supérieurs japonais est évidente.
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… pense que son comportement a été parfait.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… est furieux.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… s’exprime avec colère face à Amélie.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… se défend face à son supérieur.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… met en avant sa connaissance de la langue japonaise.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… montre son autorité.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… a des difficultés à comprendre ce qu’on lui reproche.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… trouve absurde l’ordre qu’on lui donne.
Amélie
M. Saito
M. Omochi
… met en cause la culture d’origine de son employé(e).
Amélie
M. Saito
M. Omochi
nb問中nbOk問正解。
残念!
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正解!
Vous avez parfaitement retrouvé les éléments du conflit. Mais d'où provient la profonde incompréhension entre Amélie et les membres de l'entreprise japonaise ?
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Conception: Frédérique Treffandier, CAVILAM - Alliance française avec l'IEAP
Published on 07/02/2018 - Modified on 19/11/2018
« Un matin, monsieur Saito me signala que le vice-président recevait dans son bureau une importante délégation d’une firme amie :
- Café pour vingt personnes.
J’entrai chez monsieur Omochi avec mon grand plateau et je fus plus que parfaite : je servis chaque tasse avec une humilité appuyée, psalmodiant les plus raffinées des formules d’usage, baissant les yeux et m’inclinant. S’il existait un ordre du mérite de l’ôchakumi, il eût dû m’être décerné.
Plusieurs heures après, la délégation s’en alla. La voix tonitruante de l’énorme monsieur Omochi cria :
- Saito-san !
Je vis monsieur Saito se lever d’un bond, devenir livide et courir dans l’antre du vice-président. Les hurlements de l’obèse résonnèrent derrière le mur. On ne comprenait pas ce qu’il disait, mais cela n’avait pas l’air gentil.
Monsieur Saito revint le visage décomposé. Je ressentis pour lui une sotte bouffée de tendresse en pensant qu’il pesait le tiers de son agresseur. Ce fut alors qu’il m’appela, sur un ton furieux.
Je le suivis jusqu’à  un bureau vide. Il me parla avec une colère qui le rendait bègue :
- Vous avez profondément indisposé la délégation de la firme amie ! Vous avez servi le café avec des formules qui suggéraient que vous parliez le japonais à la perfection !
-  Mais je ne le parle pas si mal, Saito-san.
- Taisez-vous ! De quel droit vous défendez-vous ? Monsieur Omochi est très fâché contre vous. Vous avez créé une ambiance exécrable dans la réunion de ce matin : comment nos partenaires auraient-ils pu se sentir en confiance, avec une blanche qui comprenait leur langue ? A partir de maintenant, vous ne parlez plus japonais.
Je le regardais avec des yeux ronds.
- Pardon ?
- Vous ne connaissez plus le japonais. C’est clair ?
- Enfin, c’est pour ma connaissance de votre langue que Yumimoto m’a engagée !
- Cela m’est égal. Je vous donne l’ordre de ne plus comprendre le japonais.
- C’est impossible. Personne ne peut obéir à un ordre pareil.
- Il y a toujours moyen d’obéir. C’est ce que les cerveaux occidentaux devraient comprendre. » 

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