Mieux se comprendre B1 中級

Les filtres de la communication

Écoutez une dernière fois l'interview de Sophie Bessis par Denise Epoté. Repérez les 3 filtres de la communication.
Remettez le texte dans l'ordre pour obtenir une présentation des filtres.
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IEAP-EtSi-ConditionFemmeAfricaine-Extraits123-video
1. Parler de « la condition de la femme africaine » est :
une généralisation.
En effet, la diversité des femmes et des pays d’Afrique devrait nous amener à parler « des conditions des femmes africaines ».
2. Dire que « la condition des femmes africaines dépend de la culture » est :
une omission.
En effet, il n’y a pas que la culture qui joue un rôle, mais aussi les gouvernements et les femmes elles-mêmes.
3. Affirmer que les « sociétés en Afrique subsaharienne ont été matriarcales » est :
une distorsion.
En effet, cette idée n’est pas exacte. Il y a confusion entre deux termes : « matriarcale » et « matrilinéaire ». Sophie Bessis explique qu’aucune société matriarcale n’a existé dans le monde ; c’est un mythe.
正しい順番に並んでいる部分もある。その部分をまとめて表示するので、もう一度やってみよう。
残念!
Dans ce texte, chaque filtre est présenté à partir d'une phrase de l'interview puis le nom du filtre et une explication.
正解!
Ces trois filtres sont fréquents dans la vie quotidienne et gênent parfois la communication.
Ces trois filtres sont fréquents dans la vie quotidienne et gênent parfois la communication.
Conception: Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française avec l'IEAP
Published on 12/07/2016 - Modified on 30/01/2017
Denise Epote

Sophie Bessis bonjour.

Sophie Bessis :

Bonjour.

Denise Epote :

La condition des femmes en Afrique du nord et au sud du Sahara est un des centres d’intérêts de la chercheuse que vous êtes. Peut-on parler d’une condition de la femme africaine.

Sophie Bessis :

Je ne crois pas qu’on puisse aborder la question exactement de cette façon-là. Il y a certes une condition des femmes, qui est planétaire d’ailleurs, et qui est la sujétion des femmes par rapport aux hommes qui est une donnée, vous le savez, anthropologique, sociologique, politique majeure dans le monde entier. Mais, ça c’est un invariant si l’on peut dire, et puis il y a évidemment des situations plus diversifiées selon les pays, selon les continents, selon les cultures selon les avancées, etc. et même au sein même du continent africain, on peut dire que la condition des femmes et justement je tiens au pluriel parce que la condition de la femme est peut être un terme trop réducteur et annule cette diversité relative que l’on trouve au sein du continent africain.

 

Sophie Bessis :

Alors bien sûr là aussi il y a disons quelque chose de commun qui est la sujétion des femmes et l’état d’infériorité des femmes par rapport aux hommes et l’inégalité qui est propre à toutes les sociétés du continent je dis bien à toutes. Mais tout de même à des degrés divers. À des degrés divers qui n’ont pas tant à faire avec les cultures ou avec un quelconque essentialité de telle culture africaine par rapport à telle autre, mais qui ont à voir avec, disons au moins depuis les indépendances, avec les évolutions qui ont eu lieu, avec le degré de volonté politique qui a animé les états, les gouvernements, les régimes qui ont pris le pouvoir à la suite des régimes coloniaux, également à voir avec le degré de mobilisation des femmes, avec un tas de paramètres qui font qu’aujourd’hui certes il y a un socle général d’inégalités, mais avec des différences extrêmement importantes entre toutes les régions du continent.

 

Denise Epote :

Alors quand on prend de manière générale, les sociétés en Afrique sub-sahariennes, elles sont ou elles ont été matriarcales.

Sophie Bessis :

Ça c’est un mythe total. Il n’y a eu dans le monde aucune société matriarcale, je dis bien aucune. Il y a en Afrique sub-saharienne des sociétés matrilinéaires.

Denise Epote :

C’est pas la même chose.

Sophie Bessis :

La matrilinéarité est un donnée anthropologique important en Afrique sub-saharienne. Mais qu’est-ce que ça veut dire une société matrilinéaire ? C’est une société où les hommes de la lignée maternelle ont plus d’importance que les hommes de la lignée paternelle.

Denise Epote :

Généralement c’est eux qui héritent de tout.

Sophie Bessis :

Bien entendu.


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