Mieux se comprendre B1 中級

Les clés du langage

Comment les auteurs analysent-ils ces cas d’incompréhension mutuelle ? Quelles leçons en tirent-ils ?
Écoutez à nouveau l’extrait de l’émission et cliquez sur les propositions correctes.
Cliquez sur la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
IEAP-M4-64Min-181127-Codes-tabous-mysteres-conversation-française-video
Les Français n'aiment pas dire qu'ils ne savent pas. Ils peuvent donner des informations fausses plutôt que de l'avouer.
{Dans le même contexte, un Français et un Nord-Américain auront souvent la même réponse.}
Lorsqu’un Français dit « Non », la communication n'est pas nécessairement coupée. La discussion peut continuer.
Les Français n’ont généralement pas conscience de ce fonctionnement.
{Les auteurs interprètent le mode de communication français comme de la malveillance.}
Le « non » serait un moyen pour les Français de ne pas se tromper, d'éviter la faute.
Dire « non » ne signifie pas pour un Français qu'il refuse d'aider. Les Français disent d'abord non ; ensuite, ils cherchent une solution.
nbOk問正解
選択してはいけないものがnbKoつ含まれている。
選択すべきものがnbつ残っている。
残念!
Lisez attentivement les propositions. Elles suivent l'ordre d'écoute. Observez les images de l'exercice : elles vous indiquent lequel des trois interlocuteurs évoque la question.
正解!
Certains mots, certaines expressions contiennent des informations implicites.
Les locuteurs doivent avoir un même cadre de référence pour bien utiliser ces mots et expressions. Dans le cas contraire, ils risquent de ne pas se comprendre réellement. C’est ce qu’expliquent les auteurs de ce livre avec l’usage du « non » par les Français.
Lisez la solution.
Certains mots, certaines expressions contiennent des informations implicites.
Les locuteurs doivent avoir un même cadre de référence pour bien utiliser ces mots et expressions. Dans le cas contraire, ils risquent de ne pas se comprendre réellement. C’est ce qu’expliquent les auteurs de ce livre avec l’usage du « non » par les Français.
Conception: Frédérique Treffandier, CAVILAM - Alliance française avec l’IEAP
Published on 03/03/2019
Jean-Benoît Nadeau, auteur
Les Nord-Américains croient toute sorte de choses des Français, mais c’est au fond parce qu’ils ne comprennent pas ce que les Français leur disent. Et comment comprendre effectivement, d’un point de vue nord-américain, une société où les gens s’engueulent pour faire connaissance. Ils vont dire non même si c’est oui et ils vont dire qu’ils ne savent pas, ils vont jamais dire qu’ils savent pas même si de toute évidence ils savent pas...
Mohamed Kaci, présentateur
Il faut jamais dire « Je ne sais pas. », oui… Même pour orienter un touriste par exemple. On préfère lui dire, lui indiquer un mauvais chemin hélas, plutôt que de lui dire « Je ne sais pas. ». Mais donnez-moi un exemple du oui-non par exemple, tiens, ça peut être quoi ? Ça peut être : « Demain, Jean-Benoît, tu viens à la soirée. », et vous allez commencer en me disant : « Oui, je viens mais je vais rester dix minutes. », quoi.
Jean-Benoît Nadeau, auteur
Entre personnes qui se connaissent bien c’est pas là qu’est la question. La question c’est vis-à-vis d’un étranger qui vient se présenter pis qui va demander par exemple à un commis d’épicerie comme ça m’est arrivé le premier jour à Paris ; « Où se trouve la margarine, Madame ? ». Elle me dit ça n’existe pas parce qu’elle ne connaissait pas ça, la margarine. Donc la première chose qu’elle me dit c’est pas « Je ne sais pas. », ce qu’un Nord-Américain, dans le même contexte, aurait dit.  On l’a cherché ensemble, je l’ai trouvée, je lui ai montrée et elle m’a dit « Bah voilà ! ».
Julie Barlow, auteure
Je le raconte dans le livre, je suis allée chercher le pass métro, la carte métro à Paris et évidemment j’avais oublié les papiers qu’il fallait, les justificatifs comme preuves que je suis parisienne, que je réside à Paris. Et donc la première réponse qu’on a c’est un « Non, ça ne marchera pas. » mais en fait on retombe sur nos… on apprend, il faut apprendre comme étranger que le non c’est pas on ferme la conversation et on passe à un autre c’est comme une position de négociation je dirais donc on continue à parler, je suis allée chercher tous les mots, tous les termes, tous les noms des papiers, pour essayer de démontrer que je connaissais le sujet, que j’étais réellement en appartement à Paris. J’ai cité le nom de l’école des filles, j’ai ça dans l’ordinateur et ensuite le non c’est transformé en oui et c’est ça l’essentiel du livre. On veut expliquer aux gens, c’est ça, les Français vont dire non…
Mohamed Kaci, présentateur
Mais après on peut discuter…
Julie Barlow, auteure
Ils sont pas conscients du fait que…
Jean-Benoît Nadeau, auteur
Et c’est pas malveillant. Le non est l’expression d’un tabou qui est la peur de la faute.
 

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