Diplôme de français des relations internationales B1 中級

La quartet tunisien

En répondant aux questions des journalistes, Monia El Abed, de l'ordre des avocats, et Mokhtar Triffi, de la ligue des Droits de l'Homme, présentent la situation en Tunisie. 
Pour la découvrir, écoutez l'interview et remettez les informations données dans le bon ordre.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice

FRI-B1-Internationales-QuartetTunisien-Video
La situation en Tunisie n'est pas un miracle mais le résultat d'un processus.
Les négociations, le dialogue, le débat ont été amorcés bien avant 2013.
La Tunisie se trouve encore dans une situation d'instabilité.
La Tunisie a besoin d'aide pour lutter contre le terrorisme.
La sociéte civile tunisienne, bien structurée, a toujours résisté.
En Tunisie, le mouvement des femmes a favorisé le dialogue.
La société civile tunisienne s'est créée indépendamment du pouvoir.
正しい順番に並んでいる部分もある。その部分をまとめて表示するので、もう一度やってみよう。
残念!
Pour vous aider, les phrases reprennent les mots clés des interviews.
Pensez à faire des pauses dans votre écoute et placez les phrases l'une après l'autre.
正解!
Vous en savez maintenant un peu plus sur la situation en Tunisie.
Pour approfondir vos connaissances sur le sujet, vous pouvez faire l'activité suivante.
Lisez attentivement la correction afin de mieux connaître la situation en Tunisie.
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Conception: Murielle Bidault, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 26/10/2016 - Modified on 12/01/2017
Émission du 18 novembre 2015

Philippe Dessaint, journaliste TV5MONDE
Pourquoi est-ce que ce qui a marché en Tunisie ne marche pas du tout ailleurs ? Pourquoi est-ce qu’il y a des guerres civiles ? Pourquoi est-ce qu’il y a des attentats, des migrations dramatiques qui s’opèrent ? Et pourquoi est-ce que ce miracle ici en Tunisie… pourquoi est-ce que ce miracle n’est pas exportable ? 
Monia El Abed, ordre des avocats
En fait, je pense que ce n’est pas un miracle, c’est un processus. Moi j’y crois que les Tunisiens ont toujours cru dans le dialogue. C’est-à-dire que les forces vives, du moins, les forces vives démocratiques du pays, ont toujours été dans cette approche-là. Ce qu’il faut rappeler c’est que les négociations, le dialogue, le débat a été amorcé bien avant 2013. C’est-à-dire qu’il y avait des prémices, il y avait ceux qui nous ont précédés. Il ne faut pas l’oublier aussi, nous sommes dans l’accumulation. Ça aussi c’est très important pour nous. Donc nous sommes aussi aujourd’hui présents tous les quatre mais il faudrait revoir un peu l’historique de ce quartet, c’est-à-dire qu’il a commencé bien avant nous. Donc c’est une culture de dialogue je crois qui était importante pour la société civile. Et je voudrais juste revenir par rapport à votre question que je trouve très pertinente. À quoi ça va nous servir aujourd’hui un prix Nobel de la Paix…
Philippe Dessaint, journaliste TV5MONDE
C’est une tribune ? 
Monia El Abed, ordre des avocats
…alors que la Tunisie est encore dans un cheminement important et dans l’instabilité aussi ? Il faut le reconnaitre parce que pour avancer il faut dire les choses telles qu’elles sont. Nous sommes dans une instabilité mais le fait d’avoir cette consécration de la communauté internationale, je crois que ça nous a donné un rebondissement. C’est-à-dire pour nous, en tous les cas, société civile, pour nous en tant qu’institutions qui se sont impliquées dans ce dialogue que j’estime que nous avons réussi relativement mais que le chemin est encore long, que le chemin est encore difficile, qu’il faudrait être vigilant… C’est symbolique. Je trouve que cette symbolique est très importante parce que ça nous a redonné un nouveau souffle, ça nous a donné une bouffée d’espoir pour l’avenir, pour justement la construction de la Tunisie qui en a aujourd’hui plus que besoin. D’aide d’abord, d’une solidarité internationale parce que la lutte contre le terrorisme, c’est une lutte internationale. C’est-à-dire que, et pour revenir un peu à ce qu’on a toujours appelé, l’Europe a toujours appelé « le Printemps arabe », moi je voudrais dire que c’est l’exception arabe. C’est ce qui explique justement pourquoi en Libye, c’est pas la même chose, pourquoi en Syrie, c’est pas la même chose, parce que nous Tunisiens, nous avons toujours été pour les négociations, nous avons été toujours pour le débat et pour l’ouverture. 
Sophie Malibeaux, journaliste RFI
La Libye, en ce moment-même, ils sont vraiment en train de se débattre dans une situation vraiment chaotique. Est-ce que vous pensez que ça peut avoir une influence, ce regard porté sur vous en ce moment sur le dialogue en Libye ? 
Monia El Abed, ordre des avocats
Certainement.
Sophie Malibeaux, journaliste RFI
Est-ce qu’il y a des ponts ? Est-ce qu’il y a des contacts ? 
Philippe Dessaint, journaliste TV5MONDE
Mokhtar Triffi ? 
Mokhtar Triffi, ligue des Droits de l’Homme 
Oui. D’abord je voudrais compléter ce que disait Maitre El Abed à l’instant même. Il faut se rappeler qu’en Tunisie nous avons une société civile bien ancrée, bien structurée et qui a résisté tout le long du règne de Ben Ali. Même avant. Les organisations qui sont devant vous, elles ne sont pas nées de la dernière pluie comme on dit. Ce qui a favorisé ce dialogue, c’est cette société civile importante. Ce qui a favorisé ce dialogue c’est aussi, pour répondre à votre question, c’est aussi le mouvement des femmes. N’oubliez pas que depuis 56, quelques mois après l’indépendance, le code du statut personnel est venu pour libérer la femme tunisienne. Donc il y a une société civile, il y a une société qui s’est créée indépendamment du pouvoir, de tous les pouvoirs qui sont installés. Donc c’est important. Aujourd’hui, pour nous, tout ça est important.

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