Diplôme de français des relations internationales B1 中級

La décroissance verte

Radio-Canada s'intéresse à la décroissance, un concept qui prend de plus en plus d'ampleur dans les débats économiques. Quels sont les thèmes abordés dans ce sujet ?
Écoutez l'extrait puis classez les propositions dans la bonne colonne.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
FRI-B1-DecroissanceVerte-video
Thèmes abordés dans l'extrait :
Les habitudes de consommation
L'exploitation des ressources naturelles
La durée de vie des objets fabriqués
Le travail et le temps libre
Le transport des marchandises
Thèmes non abordés dans l'extrait :
Le réchauffement climatique
La pauvreté
Le coût de la vie
nb問中nbOk問正解。
残念!
Les thèmes abordés sont des reformulations. Relisez bien les propositions avant de réécouter l'extrait et de refaire l'exercice.
Il y a 5 propositions dans la 1ère colonne et 3 dans la 2ème.
正解!
Vous avez bien identifié les thèmes abordés dans l'extrait.
Faites l'exercice 2 pour mieux comprendre le concept de décroissance et quand il est apparu.
Les thèmes abordés dans l'extrait sont maintenant bien identifiés.
Faites l'exercice 2 pour mieux comprendre le concept de décroissance et quand il est apparu.
Conception: Samira El Azzimani, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le français des affaires, CCI Paris-Île-de-France
Published on 17/09/2019
Olivier Arbour-Masse, journaliste
En analysant tout ça, plusieurs personnes en sont venues à la conclusion que la croissance perpétuelle dans un monde aux ressources finies, c’est pas soutenable. Et donc, ces personnes appellent plutôt à décroître, à plafonner, et éventuellement à réduire ce que nous produisons. Le concept de la décroissance prend racine en 1972 avec la publication du rapport Meadows intitulé « Halte à la croissance ». Ce rapport mené par des chercheurs du MIT estiment que, si on continue dans cette quête effrénée de la croissance, on devrait atteindre un point de rupture aux environs de 2030. Selon le rapport, la dégradation de l’environnement et la diminution des ressources provoqueraient une baisse de la population mondiale et une réduction de la qualité de vie de ceux qui resteraient sur Terre. Le rapport Meadows a fait l’objet de nombreuses critiques mais le MIT l’a réactualisé en 2012 et les conclusions sont les mêmes.
Éric Pineault, professeur de sociologie à l’UQAM et adepte de la décroissance
On fait face à une nécessaire descente matérielle et énergétique.
Olivier Arbour-Masse, journaliste
Lui, c’est Éric Pineault, professeur de sociologie à l’UQAM et adepte de la décroissance. La décroissance est revenue au goût du jour dans les années 2000 quand ses adeptes ont conclu que le développement durable, c’était pas suffisant pour éviter la crise écologique. La décroissance, c’est une idée radicale parce qu’elle rejette les fondements mêmes de notre système économique.
Serge Latouche, économiste, philosophe et un des initiateurs du mouvement de la décroissance
Si on voulait être rigoureux, il faudrait parler d’ « a-croissance » comme on parle d’athéisme. Et d’ailleurs, c’est très précisément d’une religion qu’il s’agit. La croissance est une véritable croyance, une véritable… et donne lieu à un véritable culte.
Olivier Arbour-Masse, journaliste
Décroître, c’est d’abord produire moins, accepter d’avoir moins de possessions matérielles mais aussi opter pour des objets plus durables. Par exemple, dans le courant de mon existence, tout indique que j’achèterai six réfrigérateurs. L’idéal, ça serait d’en avoir un seul mais qui durerait toute la vie. Pour ça, il faut changer nos méthodes de production pour fabriquer des objets qui ont une plus longue durée de vie et qui sont plus facilement réparables. Si on produit moins, on consomme moins, donc on a besoin de travailler moins. Décroître, c’est aussi ça : réduire le temps consacré au travail rémunéré, ça libère du temps pour la vie en communauté.
Voix d’archives
Une vie communautaire intense a créé des liens entre les familles du quartier.
Olivier Arbour-Masse, journaliste
Ça libère du temps pour l’échange de biens et services, pour l’entretien et même la réparation de nos possessions matérielles, et, pourquoi pas, pour l’autosuffisance. Décroître, c’est faire moins mais c’est aussi faire autrement. C’est carrément sortir de l’impératif de productivité où les humains sont des travailleurs destinés à faire rouler la machine économique. C’est reprendre le contrôle sur la façon de vivre nos vies. Décroître, c’est remettre en question la notion de propriété privée pour partager équitablement les richesses. Décroître, c’est acheter local, c’est implanter des circuits économiques courts. En agriculture, comme on le voit ces derniers temps, mais aussi en production manufacturière. Parce que ça prend beaucoup de pétrole pour que la paire de jeans qui a été fabriquée au Bangladesh puisse franchir les 12 000 kilomètres qui la séparent de ma garde-robe. Décroître, c’est donc relocaliser les activités de production qui ont été déplacées à l’autre bout du monde par la mondialisation. La décroissance nécessite de revoir notre rapport au transport, à la distance et à la vitesse à laquelle on vit. Les décroissants se font accuser d’être utopistes parce que, pour réaliser leur projet, il faudrait repenser toutes les structures de nos sociétés construites autour de l’impératif de l’accumulation du capital.

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