Diplôme de français des relations internationales B1 中級

Claude Chirac dit stop au trafic de faux médicaments

Dans son interview, Claude Chirac illustre son discours de plusieurs exemples et de chiffres pour bien faire comprendre l’étendue du trafic de faux médicaments.
Écoutez les propos de la présidente de la fondation Chirac et complétez le texte avec les chiffres proposés.
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Le trafic de faux médicaments est en pleine explosion. Il faisait 700 000 morts en 2009. On peut donc supposer qu’aujourd’hui il tue 800 000 personnes par an. C’est également un trafic très lucratif puisqu’il rapporte 200 milliards de dollars par an aux trafiquants. Le calcul est simple : 1000 dollars investis dans le trafic d’héroïne rapportent 20 000 dollars alors qu’ils rapportent entre 250 et 400 000 dollars dans le trafic de faux médicaments. C’est pourquoi la Convention Médicrime, rédigée par le Conseil de l’Europe, va permettre de pénaliser plus fortement le trafic de faux médicaments. En effet, c'est un trafic très meurtrier : sur 600 000 personnes qui meurent du paludisme dans le monde, on évalue à 200 000 le nombre de morts du paludisme à cause de l'utilisation de faux médicaments.
nb問中nbOk問正解。
残念!
Les chiffres se trouvent dans la première et la troisième partie de l’interview de Claude Chirac.
正解!
Vous avez retrouvé les chiffres utilisés par Claude Chirac pour illustrer l’importance du trafic de faux médicaments dans le monde.
Découvrez maintenant les solutions possibles à ce problème dans l’exercice suivant.
Ces chiffres permettent de prendre conscience de l’importance du trafic de faux médicaments dans le monde mais heureusement, il existe des solutions que vous allez découvrir dans l’exercice suivant.
Conception: Murielle Bidault, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île-de-France
Published on 02/12/2015 - Modified on 07/02/2020
Patrick Simonin, journaliste

Claude Chirac, c’est un combat réel, c’est un combat pour sauver des vies.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Bien sûr ! 800 000 morts alors… 700 000 morts est le dernier chiffre officiel qui a été publié mais qui date de 2013. Donc il est évaluéaujourd’hui, car le trafic est en pleine explosion. Pardonnez-moi ! Qui date de 2009, je crois. Excusez-moi ! Donc on peut supposer qu’aujourd’hui on est largement à 800 000 morts par an. C’est un trafic en pleine expansion, c’est un trafic…

 

Patrick Simonin, journaliste

C’est un trafic qui est très lucratif pour les mafias ?

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Extrêmement lucratif ! Bien plus lucratif que tout autre trafic, en particulier celui des stupéfiants. Le trafic de faux médicaments rapporte beaucoup, beaucoup plus d’argent. Et il est, à la différence des autres trafics, comme par exemple celui des stupéfiants, il n’est, pour ainsi dire, pas puni. Donc il y a beaucoup plus d’argent à se faire et beaucoup moins de risques à prendre.

 

Patrick Simonin, journaliste

Qu’est-ce qu’on peut faire, Claude Chirac ? Évidemment il y a beaucoup d’argent en jeu.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Beaucoup. À peu près 200 milliards de dollars par an. 1 000 euros… 1 000 dollars - pardonnez-moi ! - investis rapportent à peu près 20 000 dollars si vous faites le trafic de l’héroïne par exemple. 1 000 dollars investis rapportent entre 250 et 400 000 dollars si vous le trafic des faux médicaments. Donc c’est sans commune mesure. Premièrement, la fondation Chirac soutient, depuis 2011, la Convention Médicrime qui est une convention rédigée par le Conseil de l’Europe et qui sera, qui est la première convention qui permet de pénaliser, au même titre que le trafic d’armes ou…, le trafic des faux médicaments. Car aujourd’hui, enfin jusqu’à aujourd’hui, fabriquer un faux marque de… un faux sac de marque ou un faux antipaludique en gros c’était aussi, c’était pareil. Or, le faux antipaludique il y a à peu près 600 000 morts par an du paludisme dans le monde ; 90 % de ces 600 000 morts concernent l’Afrique subsaharienne et sur ces 600 000 morts, on évalue à 200 000 le nombre de morts du paludisme pour cause de prise de faux médicaments. Parce qu’un faux médicament, c’est quoi ?

 

Patrick Simonin, journaliste

Il ne soigne pas et il rend malade.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

C’est-à-dire que ou c’est un placebo, c’est-à-dire qu’il n’y a rien dedans. Donc malgré tout la maman achète un médicament pour soigner son enfant et ne le soigne pas donc il meurt la plupart du temps. Ou il y a, mais vous n’imaginez pas les saloperies qu’on retrouve dans ces médicaments qui peuvent être de l’huile, de la vieille huile de voiture, de la mort aux rats…

 

Patrick Simonin, journaliste

Ça, c’est vendu dans la rue en général.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Dans la rue, sur des marchés, en plein air…

 

Patrick Simonin, journaliste

Donc il ne faut pas acheter bien évidemment des médicaments dans la rue. Mais qu’est-ce qu’on peut faire pour ceux qui sont malades, pour permettre l’accès aux vrais médicaments ?

 

Claude Chirac, Vice-Présidente de la fondation Chirac

Alors déjà l’information ! Et grâce à TV5, grâce à cette campagne, c’est l’objectif que nous poursuivons. Bien souvent ces populations ne savent même pas qu’en achetant un médicament sur les marchés ou dans les rues, en réalité, elles n’achètent pas un vrai médicament. Donc déjà l’information. Deuxièmement, il y a une problématique de prix parce que les médicaments de qualité coûtent parfois bien trop cher pour des gens qui sont extrêmement modestes, voire très pauvres et qui ne peuvent pas acheter de vrais médicaments. Donc la problématique de prix, elle est majeure ! Et il n’est pas vrai qu’on ne peut rien faire. La France a été dans ce domaine pionnière au début des années 2000 avec les financements innovants. Ces financements innovants ont pris la forme, à l’initiative de la France, de ce qu’on appelle la taxe sur les billets d’avion. Et cette taxe sur les billets d’avion, elle rapporte énormément d’argent. Vous, moi, je pense que personne, quand on achète un billet d’avion ne réalise, que depuis 2006, on paye une taxe minime sur le billet d’avion qu’on achète.

 

Patrick Simonin, journaliste

Oui. C’était une volonté de Jacques Chirac notamment.

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