Quèsaco B2 Avancé

Un Enterrement à Ornans

Quelles sont les caractéristiques de cette œuvre ? Qui Courbet a-t-il représenté sur cette toile ? Écoutez la vidéo et complétez le texte avec les mots de la liste présents dans le commentaire.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
Quesaco-Courbet-UnEnterrementAOrnans-Video
Gustave Courbet avait une trentaine d'années lorsqu'il a peint Un Enterrement à Ornans, un tableau de grandes dimensions . Cette huile sur toile a fait scandale. On a reproché à Courbet de peindre « le trivial » : l'artiste y représente le peuple autour d'une fosse à l'occasion d'un enterrement.

Les personnages sont tous des habitants d'Ornans que Courbet avait fait poser. Nous pouvons distinguer le défunt entouré par les porteurs qui semblent incommodés par l'odeur du cadavre. On peut aussi voir le prêtre du village, le maire, un enfant de chœur qui heurte le chapeau de l'employé des pompes funèbres et se tenant à l'écart, le groupe des villageoises.

Ce tableau marque un changement dans l'histoire de la peinture. Un Enterrement à Ornans va vite devenir une œuvre manifeste du réalisme.


nbOk élément(s) correctement placé(s) sur nb

Attention

Pour vous aider, le texte proposé suit l’ordre du reportage.
Mais attention ! Certains mots clés ont été modifiés !

Bravo

Vous avez parfaitement compris l'œuvre de Gustave Courbet. Passez à l'exercice suivant pour en savoir plus sur le ton de la websérie.
Lisez attentivement la solution pour bien comprendre l'œuvre de Gustave Courbet avant de passer à l'exercice suivant pour en savoir plus sur le ton de la websérie.
Conception : Catherine Minala, Alliance française de Bruxelles-Europe
Publié le 18/07/2019 - Modifié le 23/07/2019
Qu’est-ce que c’est... oh ça rigole pas... c’est bizarre... oh c’est gai, je te jure… Y’avait plus de frites à la cantine ?
Mais non…
Imaginez le tableau : on est en 1850. La deuxième république a deux ans et Louis-Philippe meurt, on enterre Balzac et on voit naître Maupassant. Bref : le monde change, une page se tourne, voire plusieurs. C’est ce qu’a bien compris Gustave Courbet, trentenaire enflammé, qui a furieusement envie de ruer dans les brancards. Et il va franchir le pas. Regardez bien : un décor d’une folle gaieté, des couleurs lumineuses, un joli crâne au bord d’un trou et des visages charmants. Pas de doute, Courbet montre la vie comme elle est… Et ça ne se fait pas. En tout cas, pas au milieu du XIXe siècle. Jusqu’ici, le temps était au romantisme. Là, on accompagne un macchabée tellement avancé que même les porteurs du cercueil tournent la tête pour ne pas le voir ni le sentir. 
Courbet offre une toile immense à un sujet trivial. Scandale dans les cercles académiques : qu’est-ce que le peuple vient faire dans nos salons ? Et puis ils ont des têtes d’enterrement. Chaque personnage est un véritable habitant d’Ornans, lieu de naissance de Courbet, qui a fait poser les villageois. C’est la réalité du village, avec le curé, le maire et l’enfant de chœur qui cogne son cierge dans le chapeau du croque-mort, et puis les femmes reléguées loin de l’action, probablement pour que leur beauté affriolante ne perturbe pas la cérémonie. Les critiques ne remarquent pas que le temps passe. C’est le romantisme qui se trouve dans le cercueil. Il va laisser la place au réalisme : une page se tourne dans l’histoire de la peinture. Dans l’histoire de l’art même, puisque Baudelaire ou Flaubert se réclameront aussi du réalisme.
Gustave Courbet a tellement choqué que plusieurs de ses toiles sont refusées à l’Exposition universelle de 1855. Il choquera encore bien plus tard, avec d’autres tableaux comme « L’origine du Monde ».
« Un enterrement à Ornans » est donné à l’État par la sœur de l’artiste en 1881. Il rejoindra les collections du musée d’Orsay en 1986.
 

Vous aimerez peut-être