Terriennes B2 Avancé

Terriennes - Anina Ciuciu

Vous l'avez compris, « justice » est un des mots-clés du portrait d'Anina Ciuciu. Retrouvez dans la grille les cinq mots se rapportant au vocabulaire de la justice dans ce reportage.
Cliquez sur la première et la dernière lettre du mot associé à la définition Help on how to respond the exercice
Terrriennes-AninaCiuciu-Video
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INJUSTICEC
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La science qui étudie les lois.
(nom masculin)

→ C'est le nom de la branche d'études qu'a choisie Anina.
DROIT
C'est la robe que porte un avocat ou un juge (évoquée dans l'exercice 3). Dans quelques pays, on porte aussi cette robe dans une cérémonie de remise de diplôme.
(nom féminin)

→ C'est ce qu'admire Anina sur cette photo...
TOGE
Le nom attribué à un fonctionnaire chargé de rendre la justice.
(nom masculin)

→ Anina rêve de porter la longue robe liée à cette fonction.
MAGISTRAT
Quand il y a un manque de justice...
(nom masculin)

→ Anina et sa famille en ont beaucoup souffert. Elle parle de l'..... vécue d'être rom.
INJUSTICE
Le lieu où se trouve Anina dans le reportage. Il est synonyme de « tribunal ».
(non masculin)

→ À la fin du reportage, les journalistes ont d'ailleurs écrit des remerciements au ..... de Justice de Paris, car ils ont eu l'autorisation d'y tourner.
PALAIS

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Attention

Vous pouvez vous aider de la transcription. L'exercice suit l'ordre d'apparition des mots dans la vidéo.
Pour le dernier mot, il s'inscrit à l'écran à la fin du reportage.

Bravo

Vous avez facilement trouvé ces cinq mots du vocabulaire de la justice ! Notez-les dans un cahier personnel, vous aurez peut-être un jour besoin d'étudier le français du droit et la terminologie juridique.
Cet exercice soulignait les mots ayant un rapport avec le thème de la justice. Notez-les dans un cahier personnel. Vous pouvez également les retrouver dans la transcription disponible sous la vidéo.
Conception : Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE
Publié le 28/02/2014 - Modifié le 06/11/2017
Je m’appelle Anina Ciuciu.
J’ai 23 ans.
Je suis étudiante en droit à Paris.
Je fais partie de la communauté rom de Roumanie.
Ma famille et moi avons quitté notre pays pour rejoindre la France en 1997.
En 2013, j’ai décidé d’écrire un livre qui s’intitule « Je suis Tzigane et je le reste »
 
C’est un rêve de petite fille en fait de porter la toge de magistrat. Et c’est vraiment un idéal, un idéal de justice tout simplement. Nous avons vécu l’injustice, moi et ma famille depuis que nous sommes tout petits, et cette injustice seulement du fait d’être Rom.
Je me rappelle très bien que même à la maternelle, personne ne voulait me donner la main quand il fallait se mettre en rang, et ça c’est très dur pour un enfant, c’est traumatisant, et on se demande, c’est très frustrant, on se demande pourquoi ?
 
C’était quand même une enfance heureuse, parce que nous étions en famille, nous avions nos grands-parents, nos oncles, nos tantes, nos cousins, nos cousines. Mais la vie était quand même difficile et elle l'est devenue de plus en plus lorsque mes parents ont perdu leur emploi lorsque leurs origines ont été découvertes. Et matériellement ça devenait presque impossible de vivre et, c’est pourquoi nous avons envisagé l'exil vers la France. Les frontières étaient fermées et nous étions obligés de faire appel à des passeurs, parce qu’obtenir un visa pour une famille de Roms, c’était une chimère. Le voyage a été extrêmement difficile et, j’en garde un très mauvais souvenir mais l’important c’est que nous sommes arrivés finalement.
 
La honte, elle est venue surtout du regard des autres, c’est pour ça qu’on comprend très vite qu’on doit se cacher, et que c’est une honte d’être rom tout simplement, et d’ailleurs c’est aussi la honte que mes parents avaient pour se dissimuler toujours en fait. Ils ne venaient pas nous chercher à l’école, parce qu'ils avaient honte qu’on découvre qu’ils étaient roms et c’était quelque chose qui m’a moi beaucoup marquée, qui m’a traumatisée pour dire ainsi. Et si justement j’ai décidé d’écrire, c’était pour qu’à l’avenir plus aucun enfant, plus aucun parent n’ait honte de dire qu’il est rom.
 
Je pense les femmes roms vivent une situation extrêmement difficile, encore peut-être plus difficile que les hommes. C’est primordial que les femmes aient tout d’abord droit et accès à l’éducation. Aussi accès au soin. Qu’elles aient une autonomie tout simplement, une indépendance et que leurs droits les plus fondamentaux soient respectés. Il est temps aujourd’hui, on est quand même au 20e siècle de, 21e siècle de le faire tout simplement, elles doivent prendre la parole.

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