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Made in Japan - La Grande Odalisque, de Martial Raysse

Comment le montage de la websérie met-il en valeur la touche anti-artisitique de Martial Raysse ? Regardez et écoutez bien la vidéo et classez les propositions.
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Ces effets visuels sont macabres : ils renvoient à la mort.
Un zoom fait apparaitre ce détail en gros plan.
Avec l’animation, ce détail bouge et donne l’impression que la toile est vivante.
L'effet sonore qui accompagne cette image fait penser à la mort. 
Ce label est utilisé avec humour : le modèle devient un produit de consommation.
C'est une incrustation ironique : elle montre que le milieu de la mode est superficiel.

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Attention

Pour vous aider, les images sont dans l'ordre de la vidéo. Pour la 4e image, écoutez la bande son !

Bravo

Le montage met en valeur les éléments anti-artistiques comme la mouche, la couleur verte et la société de consommation. Quels sont les mots qui y font référence ? Découvrez-les dans le dernier exercice.
Lisez la solution pour voir comment les éléments artistiques comme la mouche, la couleur verte et la société de consommation sont mis en valeur. Quels sont les mots qui y font référence ? Découvrez-les dans le dernier exercice.
Conception : Sabrina Fecchio, Alliance française de Bruxelles-Europe
Publié le 30/09/2020 - Modifié le 24/11/2020
Voix off
Ah, mais on est sur un vrai problème de peau là ! Made in Japan - La grande Odalisque doit son teint herbeux à son créateur, Martial Raysse. Nous sommes en 1964 et ce petit frenchy de 28 ans vient à peine de s’installer à Los Angeles. Ah ! Les années 60 et la période hippie. On fait l’amour, pas la guerre, et on consomme aussi, beaucoup… vraiment beaucoup ! Et la publicité commence à avoir un rôle prédominant. C’est en réaction à cette nouvelle ère que le pop art et le nouveau réalisme voient le jour et Martial Raysse en est considéré comme l’un des jeunes représentants. Il se lance dans le pastiche et c’est pas fastoche. Ici, c’est une toile d’Ingres grand peintre néo-classique- qui en fait les frais. Raysse va la photographier, la recadrer, la coller sur toile et la repeindre. Enfin la repeindre… L’artiste va essentiellement utiliser des bombes de peintures acryliques criardes pour coller au mieux aux codes publicitaires de l’époque. Comme au théâtre, le vert a la vie dure. C’est une couleur taboue, voire interdite, car elle représente la putréfaction, les cadavres, bref : la mort.
La mort
Tu me fais un câlin ?
Voix off
Mais ce n’est pas la seule funeste référence que s’est permise l’artiste. Si on y regarde d’un peu plus près Encore… Encore un peu. Voilà ! Là ! Une mouche en plastique directement collée sur la toile. Et la mouche est le symbole de … ? Il y a un autre élément antiartistique que Martial Raysse introduit. Sur le fichu retravaillé en bandana à la mode hippie, il appose des bijoux de pacotille… La tendre muse devient alors une femme des sixties dans le vent. Avec Martial Raysse, l’œuvre iconique se transforme en icône de la mode, populaire et accessible. Le chef d’œuvre d’Ingres devient une couverture de magazine féminin, un produit de grande consommation à l’image des codes de beauté de sa génération. Pas étonnant que Martial Raysse soit devenu le plus pop art des artistes français au même titre qu’Andy Warhol ou Roy Lichtenstein. Mais ça c’est une autre histoire.

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