Diplôme de français des relations internationales B2 Avancé

Faut-il en finir avec l'Union africaine ?

Quelle est la problématique de l'Union africaine ? Quelles solutions apporter pour qu'elle soit plus crédible ? Regardez l'extrait du débat, puis choisissez la ou les réponse(s) correcte(s).
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice

FRI-B2-JTA-unionafricaine-video
Au sein de l'Union africaine, il n'existe pas aujourd'hui de vision consensuelle en ce qui concerne (3 réponses) ...
les conflits existant en Afrique.
les perspectives de démocratisation.
la création d'une zone de libre-échange continentale.
les crises politiques liées à la transmission du pouvoir.
la représentation de l'organisation dans les affaires mondiales, selon T. Kouamouo.
La principale preuve du manque de volonté politique des États membres de l'UA est la question ...
du financement de l'institution.
de la gestion de la crise migratoire.
de la gestion des impacts de la corruption.
Le budget de l'Union africaine est...
en grande partie autofinancé par les États membres de l'Union africaine.
majoritairement financé par des pays amis, mais étrangers à l'Afrique.
en totalité soutenu financièrement par des donateurs extérieurs.

La taxe Kaberuka de 0,2%...
est un véritable changement.
ne fait pas suffisamment bouger les choses.
discrédite l'Union africaine à l'étranger à cause de son faible pourcentage.
Pour plus de visibilité et d'efficacité, il faudrait réformer le mode d'adhésion des États membres selon des critères (3 réponses)...
politiques.
économiques.
géopolitiques.
monétaires.
de défense de la sécurité publique.


Sinon, l'Afrique ne pourra pas faire face aux pressions impérialistes sur les questions d'avenir comme (3 réponses)...
la protection de l'environnement.
la maîtrise des infrastructures de télécommunication.
le domaine de la recherche et de la santé.
le secteur des matières premières.

Créer une autre organisation, plus qualitative, permettrait de/d'...
se libérer de l'affranchissement des tutelles étrangères.
assurer la sécurité collective de ces pays.
résoudre la plupart des problèmes auxquels le continent est confronté.

nbOk réponse(s) correcte(s) sur nb

Attention

Les phrases à compléter suivent l'ordre de la vidéo. Relisez-les et écoutez bien les explications de Théophile Kouamouo, puis modifiez vos réponses.

Bravo

Dans ce débat, Liévin Féliho et Théophile Kouamouo expliquent la problématique de l'Union africaine et mettent en avant les solutions à apporter pour en améliorer le fonctionnement.
Retrouvez les mots qu'ils utilisent pour en parler dans l'exercice suivant.

Dans ce débat, Liévin Féliho et Théophile Kouamouo expliquent la problématique de l'Union africaine et mettent en avant les solutions à apporter pour en améliorer le fonctionnement.
Retrouvez les mots qu'ils utilisent pour en parler dans l'exercice suivant.

Conception : Catherine Minala, Alliance française de Bruxelles-Europe avec le Français des affaires - CCI Paris Île-de-France
Publié le 10/12/2018 - Modifié le 06/02/2019
Liévin Féliho, président du CHERPAA
Le sujet, aujourd’hui, c’est de savoir comment l’Afrique se projette. Comment l’Afrique, comment l’Union africaine est en capacité de défendre les intérêts des Africains et de concourir à l’amélioration de leur vie au quotidien ? C’est ça le sujet. 
La journaliste
Théophile Kouamouo, pour vous, l’utilité de l’Union africaine en quelques mots ?
Théophile Kouamouo, journaliste
Aujourd’hui, l’Union africaine ne sert à rien. Elle pourrait servir à quelque chose demain, mais pour l’instant elle ne sert à rien. Et je pense qu’en fait, elle a un problème fondamental, c’est qu’elle a un problème de vision, elle a un problème de théorie générale, si on peut dire. À quoi sert l’Union africaine ? Quelle est la manière dont elle perçoit les conflits qui existent ? Ces conflits, ils existent bien parce que, par exemple, se posent des questions de gouvernance. La question démocratique : est-ce que l’Union africaine a sincèrement tranché la question de la transition démocratique ? Comment y arriver ? Comment, par exemple, à travers des mécanismes juridiques, judiciaires, comment judiciariser par exemple les mauvais comportements politiques pour éviter qu’ils soient à l’origine de crises liées à la dévolution du pouvoir ? Etc. Il y a plein de questions que l’Union africaine n’a pas tranchées et, le plus fondamental, c’est que la volonté politique n’y est pas. La preuve : la question de son financement devient une sorte de question récurrente qui montre que, pour l’instant, ni les chefs d’État, ni les peuples ne sont déterminés à financer eux-mêmes leurs opérations de paix, donc leur propre souveraineté. 
La journaliste
Alors justement, peut-être, je rebondis, Liévin, sur le financement. Trois quarts du budget de l’Union africaine est pris en charge par les partenaires extérieurs. Donc, ce ne sont même pas les Africains eux-mêmes. Est-ce que c’est pas une des principales, un des principaux échecs de l’Union africaine, l’autonomie du financement ?
Liévin Féliho
Je vous concède que, s’il y a un échec majeur, c’est bien celui de la crédibilité de l’instance au niveau international. C’est-à-dire, ce qui s’est passé en 2011 en Libye est la preuve que l’audience de l’Union dans le monde est très faible. 
La journaliste
Et pourquoi est-ce qu’elle est pas capable de résoudre, capable de trouver un financement autonome ? 
Liévin Féliho
Parce que il n’y a pas une volonté politique suffisante. Mais, mais, encore une fois, il faut voir ce qui bouge. Je crois que l’adoption de la taxe dite Kaberuka, c’est-à-dire 0,2 % des importations pour financer le budget de l’Union, c’est quelque chose de révolutionnaire. Et c’est quelque chose qui pourrait concourir à – vous posez la question de l’utilité de l’Union africaine – à donner plus de crédit et de force à la voix de l’Union africaine dans le monde. 
Théophile Kouamouo
Alors moi, je pense que peut-être, on pourrait imaginer une solution qui serait qu’il y ait une Union africaine, mais dont tous les pays africains ne seraient pas automatiquement membres. On peut considérer qu’il y ait une sorte d’alliance de pays qui veulent à la fois leur souveraineté et une souveraineté dans le cas de la démocratie et qui, en fait, établissent des critères de convergence démocratiques, économiques et géopolitiques, qui se mettent ensemble librement et celui qui veut y entrer, eh bien, c’est comme si il entre dans un club. Il doit se soumettre à un certain nombre de critères. Dans ce cas-là, en fait, on aurait une organisation qui a une véritable doctrine, qui a des véritables exigences, qui a un véritable rôle supranational. Parce que aujourd’hui, l’Afrique, sans instance supranationale, elle sera mangée par tous les impérialismes, sur des questions aussi simples que la question de la transition écologique ou bien des questions aussi basiques comme la neutralité du Net. Des questions comme ça où, finalement, l’Afrique devient le terrain de jeu de la Chine et des États-Unis même sur juste les câbles sous-marins et la fibre optique, la question des matières premières, du cacao, du pétrole. Sur des questions aussi cruciales, il faut une instance supranationale avec des pouvoirs supranationaux. 
La journaliste
Alors, ce que j’entends dans ce que vous dites, c’est qu’il y a 55 pays et beaucoup de désunion et que, peut-être, il faut des critères d’entrée au sein d’une nouvelle organisation…
Théophile Kouamouo
Oui, oui…
La journaliste
…ce qui n’est pas le cas actuellement. 
Théophile Kouamouo
Oui, absolument. Une organisation qui serait peut-être… On peut prendre un exemple qui n’est pas tout à fait pertinent, mais en tout cas qui nous permet de nous expliquer : c’est l’OTAN. L’OTAN, c’est pas comme l’Union européenne ou l’Union africaine – et même, l’Union européenne, on y entre, c’est comme un club – l’OTAN, on y entre selon certains critères qui peuvent être discutables. Mais l’Afrique peut également créer une organisation qui, par exemple, regroupe ces États démocratiques qui, par exemple, se mettent d’accord sur le fait que la sécurité collective de l’Afrique doit être assurée par les Africains ; qui disent non aux bases militaires étrangères, par exemple ; qui choisissent d’entrer dans un processus de libération, d’affranchissement. Et les autres qui ne montrent pas patte blanche, qui ne payent pas leur cotisation, qui ne respectent pas les critères démocratiques ne sont pas dans cette organisation. Il y a donc l’Union africaine d’un côté et une organisation méliorative, de qualité, à côté. 
 

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