Geopolitis B2 Avancé

Chocolat : un arrière-goût de politique ?

Avant de parler du thème principal de cette vidéo, voici quelques questions générales sur l'émission. Regardez-la et choisissez la bonne réponse.
Geopolitis-Chocolat-Video


L'émission s'appelle Geopolitis car elle traite de...
voyages.
politique.
géographie.
Pour comprendre un maximum d'informations sur le thème de l'émission, vous devez plutôt vous concentrer sur...
les commentaires.
les images.


Combien de plans différents du journaliste voyez-vous ?
2
3
4
Chaque changement de plans annonce une nouvelle étape de la présentation du sujet par le journaliste.
Vrai
Faux
Quel rôle joue les cartes ?
Elles donnent les mêmes informations que les commentaires et les illustrent.
Elles donnent des informations supplémentaires aux commentaires.
Elles ont uniquement une fonction de décoration.
Émilie Lehr, formatrice labellisée TV5MONDE

nbOk réponse(s) correcte(s) sur nb

Attention

Regardez cette vidéo de façon active et critique. C'est le côté média de la vidéo qui vous intéresse... Imaginez que vous avez monté cette émission, mettez-vous à la place du réalisateur. Dans quels buts auriez-vous fait ces choix de présentation ?

Pour compter le nombre de plans, soyez attentif/ve aux mouvements de caméra. 

Bravo

Bon sens de l'observation !
N'oubliez pas, vous travaillez sur un média : soyez un spectateur-apprenant actif, observez toujours l'aspect communicatif des médias et posez-vous les bonnes questions.
Demandez-vous dans quels buts ont été faits les choix de présentation d'une émission, mettez-vous à la place du réalisateur.
Cet exercice vous permettait d'observer cette vidéo en tant que média. 
Demandez-vous toujours pourquoi un type de présentation a été choisi plutôt qu'un autre dans le tournage d'une émission, et mettez-vous à la place du réalisateur.
Bienvenue sur Geopolitis.
« Les dieux boivent l’ambroisie, les hommes le chocolat » ; ainsi s’exprimait un connaisseur vénitien du XVIIe siècle. On dit que Goethe ne commençait pas une journée de travail sans boire une grande tasse de chocolat chaud. Quant à Madame de Sévigné, elle estimait, je cite, que « le chocolat est une boisson diabolique. »

Le tout premier Européen a l’avoir goûté, ce chocolat, c’est bien sûr Christophe Colomb. C’est à lui que les Indigènes présentèrent cette boisson bien amère confectionnée avec des semis de cacao torréfiés et mélangés à de l’eau et à du maïs. 

Autre grand personnage, Cortés, Ferdinand de Cortés*, qui en arrivant au Mexique eut droit au xocoatl que lui offrait l’empereur des Aztèques. Histoire, la politique, Geopolitis décrypte tout ce que, dans le chocolat, on trouve comme ingrédients géopolitiques.

Qui sont les plus gourmands ? Réponse : les Suisses. Un Suisse consomme en moyenne en un an 12,7 kilos de chocolat, record du monde. 7 kilos pour un Français ; et le Chinois, 100 grammes. Mais, la nouvelle donne politique, c’est que ce marché chinois - de Pékin à Shanghai -, il s’ouvre : le marché progresse de 10 à 15 % par an. Résultat ? Les marques étrangères se précipitent en Chine et on se dit que, si les 1 milliard 300 millions de Chinois se mettent à manger ne serait-ce qu’un kilo de chocolat par an, et bien, cela aura une influence certaine, notamment sur les prix mondiaux.

Autre aspect politique du chocolat ? Le cacao, évidemment, avec un pays comme la Côte d’Ivoire dont la prospérité a été assurée par la production de fèves. Abidjan était même surnommée le Manhattan de l’Afrique occidentale. La prospérité n’est plus, la stabilité du pays a été gravement compromise, le cacao ne fait plus recette ; d’ailleurs, c’est tout le secteur de la production qui est désormais en crise.

Sujet ô combien politique et polémique, et on reste en Afrique de l’Ouest - Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina Faso et Mali - avec le travail des enfants dans ce secteur du cacao. Des enfants pour certains contraints au travail forcé, voire vendus comme main-d’œuvre docile et peu chère dans certaines exploitations. De plus en plus, des fabricants de chocolat font attention : ils vérifient l’origine de ce qu’ils achètent, ils se renseignent sur les conditions de production, mais le dossier est loin d’être réglé.

Puis, en matière de chocolat comme dans tant d’autres secteurs des matières premières et alimentaires, il y a ici, à Genève, ce phénomène de spéculation que tout le monde connaît, qui n’est le fait que de quelques indélicats. Genève devenue, il faut le souligner, la principale capitale du négoce mondial, devançant Londres dans bien des secteurs.

C’est vrai ! C’est fou tout ce que l’on trouve dans le chocolat. Comme le disait La Rochefoucauld, « aimez le chocolat à fond, sans complexe ni fausse honte, car sans un grain de folie, il n’est point d’homme raisonnable. »
 
* de son vrai nom Fernando Cortés de Monroy Pizarro Altamirano, dit Hernán Cortés

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