Astuces pour apprendre B2 Avancé

Astuces pour apprendre : le portrait (2/2)

Écoutez le document et dites ce que la voix off et l'intervenant apportent au reportage.
Astuces-Portrait-Kieslowski-video



La voix off
Information factuelle (qui se concentre sur les faits sans les interpréter)
Ton plutôt neutre
Caution journalistique, aspect plus « news »
Recul par rapport à l'information
Analyse plus ou moins approfondie de l'information

L'intervenant
Point de vue personnel, anecdotes
Humanisation de la personne présentée
Apport d'épaisseur et de profondeur à la personne présentée
Information apportée par le non-verbal (gestes, regards…)
Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française

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Attention

Pour vous aider, demandez-vous pourquoi l'intervenant est interrogé.
- Connaissait-il la personne dont on fait le portrait ?
- Ces personnes ont-elles travaillé ensemble ?
- Partagent-elles une même expérience ?
...

Bravo

Vous avez parfaitement identifié le rôle des deux « voix » du reportage.

Rappelez-vous que la voix off et le ou les intervenant(s) n'apportent pas le même type d'informations au portrait :
- la voix off est le plus souvent neutre ; elle n'est généralement pas là pour donner son point de vue personnel...
- les intervenants, eux, donnent leur avis, racontent des anecdotes... Ce qu'ils disent est donc beaucoup plus personnel et partial.
Grâce à cette activité, vous êtes amené(e) à percevoir les apports différents de la voix off et des intervenants dans un portrait.
Rappelez-vous que la voix off et le ou les intervenant(s) n'apportent pas le même type d'informations au portrait :
- la voix off est le plus souvent neutre ; elle n'est généralement pas là pour donner son point de vue personnel...
- les intervenants, eux, donnent leur avis, racontent des anecdotes... Ce qu'ils disent est donc beaucoup plus personnel et partial.

Il est important de garder ces éléments à l'esprit pour bien comprendre et interpréter un portrait.
Voix off
La caméra toujours à l’affût et le regard bien aiguisé sur le monde, exposition hommage à Krzystof Kieslowski. Seize ans après sa disparition, son cinéma fascine encore. Un cinéma universel, des documentaires et des films au plus proche de la Pologne communiste de son époque et un intérêt tout particulier pour la France, territoire inconnu jusqu’en 1989. Un an plus tard, il rencontre le Franco-Polonais Marin Karmitz, à qui il doit ses plus grands succès.
 
Marin Karmitz, producteur
Il était de passage à Paris et il est venu me voir et on a discuté pendant des heures de philosophie, d’éthique, de religion. Et à la fin, je lui ai dit : « Mais, j’aimerais beaucoup faire un film avec vous. » puisque j’étais totalement tombé sous son charme. Et il m’a dit : « Oui, j’ai…, d’accord, faisons un film ensemble mais j’ai trois films que je voudrais faire. ». Et ces trois films, c’est Liberté, Égalité, Fraternité. Et ils s’appellent Bleu, Blanc, Rouge.
 
Voix off
Référence évidente à la France, et triomphe pour la trilogie Bleu, Blanc, Rouge. 15 millions de téléspectateurs à travers le monde. Trois couleurs pour trois actrices francophones : Juliette Binoche, Julie Delpy et Irène Jacob.
 
Extrait du film Rouge de Krzystof Kieslowski
Non, souris pas. Sois triste. Plus triste. Pense à quelque chose de terrible, hein. Voilà. Là ! Triste. Voilà, là ça vient ! Ouais ! Ouais ! Là ! Là !
 
Voix off
Selon ses proches, il n’aurait jamais appris le français. Une façon pour lui de ne pas s’enfermer dans des frontières et de parler à une Europe en pleine construction.
 
Marin Karmitz, producteur
Je crois que Krzystof Kieslowski est un cinéaste polonais. Qui a travaillé aussi bien en Pologne qu’en France. Et qui, à travers son talent, a… est devenu un cinéaste universel. Et qu’on s’est efforcé d’utiliser nos compétences pour faire des films européens visibles dans le monde entier, ce qui est très difficile.
 
Voix off
Juste avant sa mort, le cinéaste préparait une autre trilogie : L’Enfer, Le Paradis et Le Purgatoire. Une fascination pour l’obscur qui aujourd’hui interroge toujours le spectateur.

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