Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

Un combat contre la peine de mort

Richard Sédillot est avocat en droit pénal international. Il est administrateur de l’association « Ensemble contre la peine de mort ».
Il nous raconte un moment important de sa carrière en tant qu'avocat international. Regardez la vidéo, complétez les phrases.

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L'histoire se passe...
en Mauritanie.
en Indonésie.
au Sénégal.
Le président Ould Taya vient...
d’être élu.
de subir un putsch.
de prendre le pouvoir par la force.
Suite à cela, le président organise...
un procès dans le désert.
un procès dans la capitale.
un rassemblement dans la capitale.
Les personnes concernées sont...
(2 réponses)
des putschistes.
des chefs des partis d’opposition.
des terroristes.
des soldats étrangers.
Ces personnes doivent être...
libérées.
emprisonnées.
condamnées à mort.
Cela se passe sous la présidence française de...
Jacques Chirac.
Nicolas Sarkozy.
François Hollande.
Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance fançaise avec la CCI Paris Île de France

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Attention

Regardez à nouveau la vidéo. Appuyez-vous sur les mots clés pour compléter les phrases.

Bravo

Vous avez bien retrouvé le contexte du procès.
Ould Taya a été le président mauritanien de 1992 à 2005. Nouakchott est la capitale de la Mauritanie.
Le prochain exercice vous aidera à comprendre les différents moments de l'histoire de ce procès et son verdict.
Lisez la solution pour comprendre le contexte du procès.
Ould Taya a été le président mauritanien de 1992 à 2005. Nouakchott est la capitale de la Mauritanie.
Le prochain exercice vous aidera à comprendre les différents moments de l'histoire de ce procès et son verdict.
À l’époque où monsieur Ould Taya était le Président de la Mauritanie, il a essuyé une tentative de coup d’état. Il a décidé alors de limoger à cette occasion toute l’opposition politique du pays. Il a organisé alors, un procès qui se tenait au milieu du désert, dans une petite caserne parmi les dunes, pour éviter la présence d’observateurs. Et il était convenu que tous ceux qui étaient jugés, les putschistes qui n’étaient pas bien méchants, les chefs des partis d’opposition auxquels on reprochait d’avoir financé le putsch, ce qui évidemment n’était pas le cas. Il était prévu que 40 personnes seraient condamnées à mort. Et quand je suis allé me présenter, parce que j’ai plaidé dans ce dossier à la demande de confrères mauritaniens à leurs côtés, quand je suis allé me présenter au président de la Cour. Il m’a dit « Écoutez, c’est très gentil d’être venu, mais vous savez moi on m’a mis là parce que je ne suis pas un très bon juriste. On m’a demandé de prononcer 40 peines de mort quoi que vous fassiez, je prononcerai 40 peines de mort. » Et alors on y a échappé. On y a échappé parce que pendant le procès j’ai appris que le Président Chirac, qui était à l’époque Président de la République française, dînait avec des chefs d’État africains au Sénégal. J’ai alors préparé un courrier pour lui expliquer ce qui se passait à Ouad Naga. J’ai remis le courrier à l’ambassadeur de France à Nouakchott, qui l’a remis à l’ambassadeur de France à Dakar, qui l’a remis à Jacques Chirac. Et je sais que Jacques Chirac en a parlé à Ould Taya lui disant probablement, je n’ai pas entendu la conversation, « Attention  si une seule peine de mort est requise, les relations entre la France et la Mauritanie ne seront plus jamais les mêmes. » Alors ce serait beaucoup plus romantique de ma part de dire que c’est ma plaidoirie qui les a sauvés mais c’est aussi la présence de ces avocats internationaux. Il y avait à mes côtés des avocats sénégalais, il y avait des avocats belges. C’est la présence d’avocats internationaux, la création de réseaux d’avocats qui connaissent ces questions qui peuvent aussi parvenir à ce type de résultat. Ça c’est vraiment très important.

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