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Septembre 1981 : la France abolit la peine de mort

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Le Parlement français vote l'abolition de la peine de mort le 18 septembre 1981.

Le projet de loi est finalement adopté par les députés 363 voix contre 117.
Le mouvement abolitionniste est né au temps des Lumières et met en doute la légitimité et l'utilité de la peine de mort.
Au XIXe siècle, le champ d'application de la peine capitale est progressivement réduit.
En France, un projet de loi abolitionniste est pour la première fois sur le point d'être voté à l'Assemblée en 1908.
Le débat sur l'abolition revient sur l'avant de la scène en France dans les années 70, en dépit d'une opinion publique défavorable. 
Aujourd'hui, la France a ratifié des conventions internationales contre la peine de mort mais une cinquantaine de pays continuent les exécutions. 
Murielle  Bidault, CAVILAM - Alliance française

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Le 18 septembre 1981, le Parlement français vote l'abolition de la peine de mort. Après une plaidoirie enflammée du ministre de la Justice, Robert Badinter, le projet de loi a finalement été adopté par 363 voix contre 117 : c'est la fin des exécutions par guillotine en France, l'un des derniers pays de l'Europe occidentale à supprimer la peine capitale.
 
Le mouvement abolitionniste était né deux siècles plus tôt, au temps des Lumières, alors que la peine de mort s'applique à de nombreux crimes et délits. Le philosophe italien Beccaria*, le premier, met en doute la légitimité et l'utilité du châtiment suprême. Mais en France, pendant la Révolution, c'est la guillotine qui triomphe des premières propositions de lois abolitionnistes.
 
Au XIXe siècle, le champ d'application de la peine capitale est progressivement réduit : le Venezuela, le Portugal l'abolissent même dès les années 1860. En France, en dépit du combat de Victor Hugo, la Troisième République continue de couper les têtes sur les places publiques. En 1908, un projet de loi abolitionniste est pour la première fois sur le point d'être voté à l'Assemblée, mais un crime odieux et un référendum du quotidien Le Petit Parisien conduiront au revirement des députés. La question ne sera plus posée pendant 7 décennies et les exécutions se poursuivront, bien qu'à l'abri des regards à partir de 1939.
 
Il faut attendre les années 70 pour que le débat sur l'abolition revienne sur l'avant de la scène, en dépit d'une opinion publique majoritairement en faveur de la peine capitale. La victoire des socialistes et l'élection de François Mitterrand en 1981 permettront finalement sa suppression.
 
Aujourd'hui, la France a ratifié avec une centaine d'autres nations des conventions internationales contre la peine de mort. Mais une cinquantaine de pays, dont les États-Unis et la Chine, continuent d'exécuter à tour de bras.
 
* Cesare Beccaria (1738 - 1794) est un juriste, philosophe, économiste et homme de lettres italien rattaché au courant des Lumières.
* Le Petit Parisien est un des principaux journaux français sous la Troisième République.

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