Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

Quel rôle joue le groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU ?

Saviez-vous qu’il existe à l’ONU un groupe des ambassadeurs francophones ? Mais pourquoi existe-t-il et quelles sont ses actions ?
Écoutez l’interview de son président et remettez dans l’ordre les points abordés.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice

FRI-B1-DestinationFrancophonie-ONU-Video
Les différentes missions du groupe des ambassadeurs francophones
Les différentes facettes de la Francophonie
Les problèmes liés à la suprématie d’une langue
L’attitude du groupe des ambassadeurs francophones par rapport à la diversité linguistique
La place du groupe vis-à-vis des autres communautés linguistiques au sein de l’ONU

Certaines phrases sont correctement ordonnées entre elles et nous les regroupons pour la suite de l'exercice.

Attention

Appuyez-vous sur les images : elles vous permettent d’identifier plus facilement le moment où le point est abordé. Soyez aussi attentif(-ive) aux mots clés.

Bravo

Vous avez retrouvé l’ordre des points abordés par Omar Hilale pour expliquer le rôle du groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU.
Faites l’activité suivante pour mieux connaître les actions menées par le groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU et savoir savoir quelles relations il a avec les représentants des autres groupes linguistiques.
Cette activité vous permet d’avoir une vue d’ensemble de l’interview.
Lisez la correction puis faites l’activité suivante pour mieux connaître les actions menées par le groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU et savoir quelles relations il a avec les représentants des autres groupes linguistiques.
Conception : Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Publié le 04/01/2017 - Modifié le 12/01/2017
Omar Hilale, président du groupe des ambassadeurs francophones à l’ONU
Le rôle du groupe des ambassadeurs francophones ici, c’est tout d’abord de se réunir régulièrement, d’échanger sur les différentes thématiques discutées au sein des Nations Unies, que ce soit au Conseil de sécurité ou bien à l’Assemblée générale, mais également essayer, dans la mesure du possible, de coordonner nos positions, d’échanger des informations et parfois de faire des déclarations conjointes et, chaque fois que c’est possible, présenter des résolutions sur des sujets spécifiques. La Francophonie réunit des pays qui viennent pratiquement des cinq continents du monde, donc il y a des pays développés, il y a des pays moins développés, il y a différents systèmes politiques, juridiques, social[1]… Il y a une diversité, mais cette diversité ne nous empêche pas de coordonner, de dialoguer, de voir comment on peut trouver un espace commun pour travailler ensemble. Je peux donner l’exemple de la diversité culturelle. La diversité culturelle inclut également la diversité linguistique. Or au sein des Nations Unies, il y a quand même, comment dirais-je, une prépondérance, pour ne pas dire une suprématie, de l’anglais, pas aux dépens uniquement de la langue française, mais également aux dépens de la langue arabe, aux dépens de la langue espagnole. On a des réunions qui se tiennent uniquement en anglais et cela crée une situation de discrimination parmi les délégations parce que quelqu’un qui ne parle pas l’anglais, ou qui ne peut pas travailler, il peut la parler, mais il ne peut pas étudier un texte, il ne peut pas plaider une position ou défendre son pays en anglais, se trouve dans des situations d’infériorité et de défavorisé. Donc les pays francophones sont ceux les plus en pointe au sein des Nations Unies pour demander à ce qu’il y ait ce respect de la diversité culturelle et linguistique. Bien sûr, l’objectif premier, c’est de demander et d’imposer le respect de la langue française parce que la langue française, c’est cette langue que nous avons en partage, mais également nous demandons à ce que cette diversité soit respectée au niveau des autres langues. Donc les autres groupes régionaux et linguistiques sont très heureux de notre action parce que nous sommes les plus proactifs, les plus entreprenants, et c’est le groupe qui intervient, qui interpelle les responsables des Nations Unies, même le Secrétaire général, par courrier, dans nos réunions quand on va examiner à la Cinquième Commission des questions administratives et financières, et parfois il y a même des protestations en pleine réunion prétextant que nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions, sur le même pied d’égalité que nos collègues qui parlent, ou qui maîtrisent l’anglais. Et bien sûr, ces protestations restent parfois sans lendemain, mais c’est pas une raison pour que nous nous résignions.


[1] sociaux

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