Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

Quel dividende démographique pour le continent africain ?

Pour ce numéro de Et si vous me disiez toute la vérité, Denise Époté reçoit Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des Nations unies pour l’Afrique. Il est spécialiste du développement et des politiques publiques.
Regardez l’extrait et remettez les thématiques abordées dans l’ordre.
FRI-B1-Education-video


Le taux d’alphabétisation en Afrique
Le résultat des discussions menées à N’Djaména
La situation des jeunes sur le marché de l’emploi
La situation en Côte d’Ivoire
Les conséquences de la croissance démographique actuelle
Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France

Certaines phrases sont correctement ordonnées entre elles et nous les regroupons pour la suite de l'exercice.

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Note
Le 1er forum panafricain de la jeunesse s’est ténu à N’djamena au Tchad, du 29 juin au 1er juillet 2017. Les discussions se sont articulées autour du thème « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».
Cette activité vous permet d’avoir une première idée du contenu de l’extrait à travers sa structure.
Lisez la solution, puis faites l’activité suivante pour mieux connaître la situation de l'éducation sur le continent africain.

Note : 
Le 1er forum panafricain de la jeunesse s’est ténu à N’djamena au Tchad, du 29 juin au 1er juillet 2017. Les discussions se sont articulées autour du thème « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan de l’éducation également, Mabingué Ngom, y a un défi immense : c’est qu’on note que 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons[1]. Comment garantir l’autonomisation des femmes, puisqu’aujourd’hui, c’est le discours des Nations unies.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois que les imams pour revenir sur N’Djaména sont tombés d’accord. C’est l’une des recommandations très fortes, issues un peu des conversations de N’Djaména où ils sont aujourd’hui engagés à promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes. Je crois qu’ils sont conscients que c’est en gardant les filles à l’école, en renonçant au mariage précoce qui naturellement va avoir un effet extraordinaire sur la santé de la mère, la santé de l’enfant, le relèvement du taux d’éducation, et même la résolution du douloureux problème du genre que nous connaissons. Je crois que nous avons là un potentiel extraordinaire qu’il faut soutenir, qu’il faut encourager, pour faire en sorte que partout en Afrique où nous avons encore ces pratiques néfastes nous puissions vraiment les laisser derrière nous.
Denise Époté, journaliste
Alors sur le plan, vous parliez des jeunes, mais chaque année sur le marché de l’emploi en Afrique arrivent vingt millions de jeunes. Comment fait-on pour les occuper ? Est-ce qu’il faut pas revoir les systèmes éducatifs ?
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Oui, je crois qu’il y a deux ou trois questions fondamentales ici. Je crois qu’il y a, aujourd’hui on stocke des jeunes sur le marché du travail et pour lequel nous sommes obligés de faire quelque chose. Et je crois que…
Denise Époté, journaliste
C’est une bombe à retardement !
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
Tout à fait ! Je crois que…
Denise Époté, journaliste
Cette jeunesse désœuvrée.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
À mon avis, ce n’est pas le vrai problème. Le vrai problème, c’est le poids démographique qui fait que, aujourd’hui, il y a une arrivée massive d’enfants pour lesquels nous n’avons pas la possibilité de les mettre à l’école. Et donc, par ricochet, dans quelques années, ils auront des besoins donc d’emploi que les sociétés et les communautés seront incapables de pourvoir. Je vais donner un exemple. En Côte d’Ivoire par exemple. J’ai été récemment organiser un atelier gouvernemental, et nous nous sommes rendu compte que dans une des communes, il y a 300 naissances par jour. 300 naissances par jour, c’est exactement cinq classes de soixante élèves par jour. Donc vous voyez donc qu’il est impossible pour cette petite commune, à Abidjan, de créer une école chaque jour. Et maintenant dans 15 ans, 20 ans, ce sera donc, il y aura une implication en termes de lycées, il y aura une implication en termes de places à l’université, et à terme il y aura une implication en termes d’emplois nouveaux à créer. Donc vous voyez pourquoi c’est ce poids démographique très fort qui fait aujourd’hui que les efforts des familles, les efforts des communautés, les efforts des pouvoirs publics…
Denise Époté, journaliste
Et des États.
Mabingué Ngom, directeur général du Fonds des nations unies pour l’Afrique
…Donnent l’impression de ne mener nulle part, simplement parce que la femme continue d’avoir un nombre d’enfants insoutenable, donc d’un point de vue de demande sociale.


[1] En réalité, 41 % des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans ne sont pas alphabétisées, contre 55 % des garçons.

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