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Quand la soie française renaît

Saviez-vous qu'on produit de la soie dans le Sud de la France ?
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Les mûriers plantés pour les vers à soie.
Les vignes du célèbre vin local.
La réserve naturelle où vivent les vers.
La culture de la soie existe depuis longtemps dans les Cévennes.
Autrefois, on importait la soie d'Asie.
Les parents de Michel Costa ont créé la première fabrique de soie.
Les vers à soie mangent les feuilles des mûriers.
Des chenilles attaquent les plantations de mûriers.
Un nid de vers qu'il faut capturer.
On utilise des techniques modernes pour créer de nouveaux produits.
Les vers peuvent même créer des fibres synthétiques.
Clara Hardy crée des chapeaux et des sculptures en soie.
La production s'est arrêtée à cause du coronavirus.
La fabrique a créé des masques en soie pour les employés de mairie.
On peut acheter des masques en soie dans les magasins.

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Bravo

Comment fabriquer de la soie ? La méthode a bien évolué.
On vous l'explique dans l'exercice 2.
Comment fabriquer de la soie ? La méthode a bien évolué.
On vous l'explique dans l'exercice 2.
Conception : Rémy Thomas, Alliance française de Bruxelles-Europe
Publié le 26/06/2020
Voix off
On le considère comme un prince gourmand qu’il faut nourrir sans arrêt. Il vit dans les Cévennes, au pied des montagnes jumelles de Monoblet. C’est pour lui que tous ces mûriers ont été plantés. En Chine et au Japon, cette culture est née, seules les impératrices avaient le droit de cueillir ces feuilles, nourriture préférée des vers à soie. En France, Michel Costa est l’un des rares spécialistes de cette tradition.
Michel Costa, sériciculteur
C’est un geste qui est pratiqué depuis des siècles et des siècles. C’est mes grands-parents donc qui me l’ont appris et depuis je le pratique depuis la fin des années 1950.
Voix off
Pendant des siècles, la soie fait la fierté des paysans des Cévennes, qui élevaient sous leur toit les précieuses chenilles. Dans les années 1960, la fibre synthétique a balayé les dernières filatures. Ici, à Monoblet, renaît un crépitement familier dans la région, comme une petite pluie d’été : c’est le claquement des mandibules des milliers de vers à soie, occupés à croquer dans les feuilles de mûriers.
Michel Costa, sériciculteur
Dans une heure, il y aura plus de feuilles.
Voix off
Dans cet atelier, on est loin de l’ambiance des canuts, ces ouvriers tisserands qui ont fait la richesse de la ville de Lyon au XIXe siècle. Ici, plus de cocon, plus de dévidoir. Grâce à l’intervention de Clara Hardy, c’est le vers à soie qui est devenu l’artisan.
Clara Hardy, directrice et créatrice de Sericyne
Les vers sont ici en plein travail ; ils sont en train de filer leur soie, et donc ils filent un abat-jour sous forme de dôme. Sous sa bouche, il a une petite filière, et c’est à ce niveau-là que sa soie va sortir pour recouvrir le dôme.
Voix off
Au cours de sa vie, chaque ver tisse 1,5 km de soie. Et voici une autre réalisation confectionnée en seulement trois jours par 250 chenilles. Une pièce de soie aussi douce et légère qu’un papillon. L’étoffe permet ce jour-là de réaliser des masques homologués, une production distribuée dans le village, tout proche de Monoblet. Un circuit court qui a permis aux employés municipaux de se protéger avant la plupart des Français.
Maëva Roux, secrétaire mairie de Monoblet
C’est la livraison la plus rapide qu’il y ait eu sur la commune, donc c’est ce qui nous a permis d’être protégés le plus rapidement, dès le confinement en fait.
Voix off
L’avenir de la filière de la soie est en pleine renaissance. Ces jeunes plants de mûrier sont destinés à une quinzaine de producteurs des Cévennes en train de s’installer.

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