L'Esprit sorcier B1 Intermédiaire

Pourquoi ajoute-t-on des adjuvants dans les vaccins ?

Qu'est-ce qu'un vaccin ? Pourquoi y ajoute-t-on des adjuvants ?
Frédéric Tangy répond à cette question dans une explication dense.
Pour y voir plus clair, regardez la séquence.
Remettez les parties de l'explication dans l'ordre entendu.
Sciences-AdjuvantsVaccins-Video


Qu’est-ce qu’un adjuvant ?
Produit chimique contre produit biologique
Le vaccin : une inflammation pour éduquer le corps
Qu’est-ce qu’un vaccin vivant atténué ?
Les vaccins vivants : efficaces ou dangereux ?
La position du spécialiste
Margot Bonvallet, CAVILAM - Alliance française

Certaines phrases sont correctement ordonnées entre elles et nous les regroupons pour la suite de l'exercice.

Attention

Soyez attentifs aux propos du spécialiste. Refaites l'exercice en effectuant des pauses dans votre écoute pour prendre le temps de répondre.

Bravo

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Faites l'activité suivante pour vérifier que vous avez compris les informations précises.
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Frédéric Tangy, directeur de l’unité génomique virale et vaccination, Institut Pasteur
Un adjuvant, c’est un produit qui est rajouté au vaccin parce qu’un vaccin, c’est un produit biologique. Qu’est-ce qui éduque notre système immunitaire ? Ce sont les produits biologiques parce qu’on interagit avec des produits biologiques, avec des virus, des bactéries, des parasites, etc. La chimie, c’est différent. La chimie, ça donne de l’allergie. On peut être allergique à un kiwi, on peut être allergique à un pollen, on peut être allergique à la pénicilline… Maintenant, quand on a un vaccin, pour stimuler cette immunité, il faut le même produit biologique. Mais naturellement, c’est pas la maladie elle-même, parce que c’est trop ; la maladie, elle risque de nous rendre malades, de fait. Pour les vaccins totalement inactivés, comme la grippe par exemple ou l’hépatite B, qui ne sont pas des vaccins vivants, on rajoute un produit chimique plus ou moins, pas allergisant, c’est pas le mot, mais qui va produire au moment de l’injection, qui va produire une inflammation locale, comme quand on s’est mis une écharde sous le doigt ; le lendemain, on voit qu’on est rouge, ça enfle et on est rouge : on fait de l’inflammation parce qu’on réagit à ce qu’il y a dans le bout de bois de l’écharde, les saletés qui sont là-dedans, les produits chimiques qui sont contenus. Un adjuvant, ça aide à rendre plus immunogène un vaccin qui n’est pas vivant. Les seuls vaccins qui n’ont pas besoin d’adjuvant sont les vaccins vivants atténués : rougeole, oreillons, rubéole, fièvre jaune, l’ancien vaccin polio qu’on prenait sur un sucre par voie orale, etc. C’étaient d’excellents vaccins, de très très bons vaccins, extrêmement efficaces. Ils sont plus à la mode, entre guillemets, c’est vrai. Les industriels ont considéré qu’ils étaient dangereux, alors qu’ils ne l’étaient pas, pour développer des produits inactivés, qui comme ils sont moins actifs, ont besoin des adjuvants rajoutés. Moi, je suis un militant du vaccin vivant. Et dans mon labo, ici, on fait des vaccins vivants. Parce que je suis un partisan du vaccin vert, du vaccin propre où on n’a pas envie de mettre de la chimie là-dedans, qui effectivement, on la maîtrise moins, la chimie. Mais voilà, l’industrie du vaccin est moins partisan des vaccins vivants que nous le sommes nous.
partisane.

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