Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

Pour une politique migratoire européenne plus juste

Dans ce numéro du Bar de l’Europe, Paul Germain reçoit Arnaud Zacharie, un économiste belge, Secrétaire général du Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11).  
Regardez l’extrait et dites si les introductions suivantes conviennent ou non.

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1. non|oui « Bonjour Arnaud Zacharie. Vous êtes notre invité aujourd’hui pour nous présenter votre organisation et surtout la prochaine campagne de communication que vous allez organiser dans plusieurs pays d’Europe pour défendre le droit des migrants. »
2. non|oui « Bonjour Arnaud Zacharie. Vous êtes notre invité aujourd’hui pour nous parler de la montée des nationalismes en Europe et des conséquences que ces politiques ont sur l’accueil des migrants. »
3. oui|non « Bonjour Arnaud Zacharie. Vous êtes notre invité aujourd’hui pour parler de ces nouveaux murs construits en Europe et de votre souhait de mettre en place sur le continent une politique migratoire plus solidaire. »
Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France

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Attention

Relisez les trois présentations et repérez les mots clés. Puis regardez une nouvelle fois l’extrait.

Bravo

Vous avez parfaitement identifié la présentation qui correspond à l’extrait. Il est effectivement question de murs et de politique migratoire.
Passez maintenant à l’activité suivante pour comprendre à quels événements ou traités Arnaud Zacharie fait référence dans l’interview.
Cette activité vous permet d’avoir une première idée du contenu de l’extrait.
Lisez la solution : il fallait choisir la dernière proposition parce qu’Arnaud Zacharie est interrogé
      1/ dans un premier temps sur les nombreux murs anti-migrants construits en Europe
      2/ puis sur la politique migratoire que le CNCD-11.11.11 voudrait que les institutions européennes mettent en place.

Faites ensuite l’activité suivante pour comprendre à quels événements ou traités Arnaud Zacharie fait référence dans l’interview.
Paul Germain, présentateur
Mais d’abord, au Bar de l’Europe, je vous ai servi des mûres. Même si vous n’aimez pas les murs, en tout cas pas ceux qu’on échafaude en Europe.
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Les fruits, ça va.
Paul Germain, présentateur
Il y en aurait 600, 600 kilomètres…
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Presque 600 kilomètres.
Paul Germain, présentateur
…De murs anti-migrants, à peu près.
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
En Europe.
Paul Germain, présentateur
Ils sont où, ces murs ?
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Ben, ils sont dans plusieurs pays européens. Depuis la chute du mur de Berlin, en fait, on a recommencé, et notamment récemment à reconstruire des murs. Et en fait, on a plus de murs aujourd’hui qu’on en avait à la fin de la Guerre froide en Europe.
Paul Germain, présentateur
En fait, il y a pire que les murs, ce sont les accords avec certains pays, comme la Turquie, la Libye, le Soudan, qui sont quand même des pays qui posent problème, et qui permettent effectivement d’empêcher des candidats à l’exil de venir chez nous ou de les rapatrier.
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
C’est ça ! Donc déjà, on n’avait pas vraiment de politique migratoire européenne, puisqu’on avait avec ce qu’on appelle le règlement de Dublin, on faisait porter sur les seules épaules des pays d’entrée, c’est-à-dire en gros la Grèce et l’Italie, toute la gestion des demandeurs d’asile. Et puis, comme ça ne fonctionnait pas, on s’est dit on va aller encore externaliser plus loin nos frontières et donc on négocie des pactes migratoires avec des pays africains. Alors non seulement on mobilise de plus en plus d’aide au développement au service de politique migratoire restrictive, ce qui est une contradiction puisque c’est de l’aide au développement qui échappe au financement des objectifs de développement durable alors qu’on sait que les inégalités mondiales, notamment entre chaque rive de la Méditerranée, représentent le principal problème structurel de notre monde aujourd’hui, mais en plus, ben ça permet toutes les violations des droits humains. On a vu, notamment avec la négociation d’un pacte avec la Libye, des vols, des viols, du travail forcé ; et puis, la Méditerranée est devenue un véritable cimetière avec plus de 5 000 morts en 2016, quasi autant en 2017.
Paul Germain, présentateur
Mais qu’est-ce que vous voulez ? Qu’on ouvre les frontières ? C’est ça, la justice migratoire que vous réclamez ?
Arnaud Zacharie, économiste, secrétaire général du CNCD-11.11.11 (fédération des ONG en Belgique)
Ce qu’on veut d’abord, c’est qu’il y ait une véritable politique migratoire ; qu’on se rende compte que d’une part, il y a le droit international et que les demandeurs d’asile qui risquent leur vie, on doit respecter leurs droits civils et politiques – c’est la Convention de Genève –, mais on a, il faut aussi se rendre compte qu’on a une Europe vieillissante, donc on a besoin d’une immigration économique. Et donc, plutôt que de faire de la Méditerranée un cimetière, tout ce qu’on demande, ce sont des voies d’accès sûres et légales aux demandeurs d’asile, aux migrants économiques, pour qu’ils ne risquent pas leur vie. Et d’ailleurs, c’est complètement contreproductif, puisqu’on dit vouloir briser les réseaux des trafiquants et des passeurs, mais plus les voies sont dangereuses, et plus, en fait, on enrichit ces passeurs qu’on dit par ailleurs vouloir démanteler.

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