Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

Où en est la liberté d'expression en Tunisie ?

Quelle est la situation actuelle en Tunisie ?
Regardez le document et dites si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice
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La liberté d’expression est garantie par la loi.
Les médias et les artistes sont régulièrement attaqués.
Plusieurs raisons sont évoquées pour limiter la liberté d’expression.
Le soulèvement populaire a permis de nombreuses avancées.
La Tunisie profite d’un grand pluralisme médiatique.
Ceux qui luttent pour la liberté d’expression sont découragés.

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Faites l’activité suivante pour bien comprendre la chronologie des événements.
 
Voici les corrections des phrases fausses :
- Le soulèvement populaire a permis de nombreuses avancées. > « …l’un des rares acquis (= avantages et droits obtenus) du soulèvement populaire. »
- La Tunisie profite d’un grand pluralisme médiatique. > « …a gravement nui au (= a été très négatif pour le) pluralisme médiatique. »
- Ceux qui luttent pour la liberté d’expression sont découragés. > « …la résistance […] est toujours aussi déterminée. »
Cette activité est une première étape dans la compréhension du document. Elle vous permet de faire un rappel des faits de l’histoire récente de la Tunisie.
Lisez la correction puis faites l’activité suivante pour bien comprendre la chronologie de ces événements.
 
Voici les corrections des phrases fausses :
- Le soulèvement populaire a permis de nombreuses avancées. > « …l’un des rares acquis (= avantages et droits obtenus) du soulèvement populaire. »
- La Tunisie profite d’un grand pluralisme médiatique. > « …a gravement nui au (= a été très négatif pour le) pluralisme médiatique. »
- Ceux qui luttent pour la liberté d’expression sont découragés. > « …la résistance […] est toujours aussi déterminée. »
Conception : Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française, avec la CCI Paris Île-de-France
Publié le 04/05/2017 - Modifié le 09/11/2018
Thameur Mekki, en voix off
Bienvenue à toutes et à tous. Je suis Thameur Mekki et je vous parle depuis Tunis pour cette édition exceptionnelle sur la liberté d’expression. Je suis accompagné par Willis et ses dessins mêlant satire et humour noir. Aujourd’hui, six ans après la Révolution, la Tunisie est dotée d’un cadre juridique garantissant la liberté d’expression. C’est l’un des rares acquis du soulèvement populaire. Cependant, la tendance conservatrice a toujours cherché à imposer des limites. Invoquant l’ordre public, la moralité, la religion, la lutte antiterroriste ou  l’union nationale, la liberté se retrouve incessamment bridée par une pression sociale, instrumentalisée par certaines forces politiques. Mais il y a souvent des « mais » quelque part. Dès 2011, le « mais » a d’abord été la religion, avec des attaques contre médias et artistes. Selon leurs détracteurs, ils ont porté atteinte au sacré, des contestations récupérées par Ennahdha[1], le parti islamiste arrivé au pouvoir fin 2011. Ensuite, police et armée ont tenté de tracer des lignes rouges les rendant intouchables face aux critiques acerbes des artistes contestataires. De 2012 à 2014, rappeurs, dessinateurs, journalistes et blogueurs sont devenus la cible d’harcèlements policiers et judiciaires. Agressions et diverses bavures sont devenues le pain quotidien des grandes gueules. Suite aux élections fin 2014, le consensus entre les islamistes et leurs opposants nationalistes, qui ont remporté le scrutin, a renforcé le conservatisme et a gravement nui au pluralisme médiatique. Le retour de certaines figures de l’ancien régime – les « mauves » comme on dit en Tunisie – a assuré un climat propice à l’épanouissement de certains lobbys affairistes. Des responsables politiques comme Slim Riahi ont racheté des parts dans des chaînes de radios et des télévisions. Des patrons de médias comme Nabil Karoui de Nessma TV ont intégré les premiers rangs des partis politiques. Un conflit d’intérêt pourtant interdit par la loi. Aujourd’hui, la résistance à l’influence de ces cercles affairistes est toujours aussi déterminée malgré sa marginalisation par le courant dominant. Six ans après la révolution, la bataille continue.
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[1] « Le mouvement de la Renaissance », en français

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