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Made in Japan - La Grande Odalisque, de Martial Raysse

Connaissez-vous Martial Raysse ?
Écoutez la websérie et retrouvez dans quel contexte culturel il a réalisé son œuvre Made in Japan - La Grande Odalisque.
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Martial Raysse a créé cette œuvre au début des années 1960.
C'est la période hippie, une période d'amour et de paix.
La société consomme beaucoup car la publicité est très présente.
De nouveaux courants artistiques apparaissent alors : le Pop Art et le Nouveau Réalisme.
Il y a d'autres artistes connus du mouvement Pop Art, comme Andy Warhol et Roy Lichtenstein.

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Bravo

Vous en savez un peu plus sur le contexte de l'œuvre. Faites l'exercice 2 pour découvrir l'artiste.
Vous en savez un peu plus sur le contexte de l'œuvre. Faites l'exercice 2 pour découvrir l'artiste.
Conception : Sabrina Fecchio, Alliance française de Bruxelles-Europe
Publié le 30/09/2020
Voix off
Ah, mais on est sur un vrai problème de peau là ! Made in Japan - La grande Odalisque doit son teint herbeux à son créateur, Martial Raysse. Nous sommes en 1964 et ce petit frenchy de 28 ans vient à peine de s’installer à Los Angeles. Ah ! Les années 60 et la période hippie. On fait l’amour, pas la guerre, et on consomme aussi, beaucoup… vraiment beaucoup ! Et la publicité commence à avoir un rôle prédominant. C’est en réaction à cette nouvelle ère que le pop art et le nouveau réalisme voient le jour et Martial Raysse en est considéré comme l’un des jeunes représentants. Il se lance dans le pastiche et c’est pas fastoche. Ici, c’est une toile d’Ingres grand peintre néo-classique- qui en fait les frais. Raysse va la photographier, la recadrer, la coller sur toile et la repeindre. Enfin la repeindre… L’artiste va essentiellement utiliser des bombes de peintures acryliques criardes pour coller au mieux aux codes publicitaires de l’époque. Comme au théâtre, le vert a la vie dure. C’est une couleur taboue, voire interdite, car elle représente la putréfaction, les cadavres, bref : la mort.
La mort
Tu me fais un câlin ?
Voix off
Mais ce n’est pas la seule funeste référence que s’est permise l’artiste. Si on y regarde d’un peu plus près Encore… Encore un peu. Voilà ! Là ! Une mouche en plastique directement collée sur la toile. Et la mouche est le symbole de … ? Il y a un autre élément antiartistique que Martial Raysse introduit. Sur le fichu retravaillé en bandana à la mode hippie, il appose des bijoux de pacotille… La tendre muse devient alors une femme des sixties dans le vent. Avec Martial Raysse, l’œuvre iconique se transforme en icône de la mode, populaire et accessible. Le chef d’œuvre d’Ingres devient une couverture de magazine féminin, un produit de grande consommation à l’image des codes de beauté de sa génération. Pas étonnant que Martial Raysse soit devenu le plus pop art des artistes français au même titre qu’Andy Warhol ou Roy Lichtenstein. Mais ça c’est une autre histoire.

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