Les petites histoires B1 Intermédiaire

L'histoire de l'espadrille

Regardez la vidéo. Retrouvez à quelle(s) époque(s) correspondent les informations concernant les espadrilles.
Attention vous devez choisir 1, 2 ou 3 réponses.

Petiteshistoires-Espadrilles-Video

Les classiques sont peu coûteuses.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
C'est la chaussure du travailleur.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
Mauléon est un important centre de fabrication.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
Certaines sont fabriquées en Asie.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
On trouve des empeignes en cuir ou en satin.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
Certaines ont des talons compensés.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
Les célébrités en portent.
Au XVIIIe siècle
Après la Première Guerre mondiale
Aujourd'hui
Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française

nbOk réponse(s) correcte(s) sur nb

Attention

Le reportage ne suit pas l'ordre chronologique. Dans l'exercice, les informations sont données dans l'ordre où on les entend pour la première fois.
La 1re intervention de Nathalie Ponziot permet de déduire la réponse à la 3e question.

Bravo

Cet exercice vous permet de suivre l'évolution de l'espadrille et de vous rendre compte que ce qui existait au XVIIIe siècle continue d'exister.
Lisez les réponses pour bien comprendre l'évolution de l'espadrille qui, de classique, est devenue un accessoire de mode.
Remarquez aussi que les espadrilles classiques sont indémodables !
Voix off
Synonyme de soleil, de plage et d’été, aujourd’hui la petite histoire de l’espadrille.
Une semelle de corde, une empeigne de toile, l’espadrille est une chaussure simple, légère et agréable à porter. D’ailleurs, tout le monde l’a chaussée. Les premiers étaient les militaires et les curés, ensuite les ouvriers. Puis elle a atterri aux pieds des artistes comme Pablo Picasso et Salvador Dali. Avec des espadrilles au bout des pieds, on affiche un style décontracté. Pour preuve : c’est la chaussure fétiche de ce flemmard de Gaston Lagaffe.

Nathalie Ponzio, chargée de communication Pare Gabia
À l’origine, et c’est toujours le cas, finalement, l’espadrille « classique » était un produit peu coûteux, nécessitant peu de matière première. Bon, évidemment, le travail de couture, qui était assez long, est réalisé par des couturières à domicile, mais on changeait facilement d’espadrille, on pouvait chaque semaine s’offrir une nouvelle paire, c’était une chaussure peu coûteuse : c’est la chaussure du travailleur, en fait.

Voix off
C’est au XVIIIe siècle que l’espadrille telle que nous la connaissons apparaît. Elle est fabriquée dans une petite ville du Pays basque dénommée Mauléon. Là-bas, les habitants cultivaient du chanvre et du lin. Aujourd’hui, c’est encore à Mauléon que sont produites 65 % des espadrilles françaises. Mais, ne nous leurrons pas : les modèles bon marché sont fabriqués en Asie et en Espagne pour les collections griffées. Traditionnellement écrue et noire, l’espadrille prend les couleurs de la mode : elle se pare de pois, de rayures et de paillettes et devient un accessoire de mode.

Nathalie Ponzio, chargée de communication Pare Gabia
Elle a subi de grands changements : la classique existe toujours, sa fabrication est toujours la même, maintenant on adapte les coloris à la mode, on peut utiliser des matières plus tendance, on peut utiliser du cuir, du satin… Il y a eu une grande évolution après, donc, la Première Guerre mondiale puisqu’on a commencé à travailler les compensées. Les… donc, les célébrités aussi ont commencé à porter des modèles hauts, c’était toute la période un peu glamour avec ces talons qui étaient assez importants. Aujourd‘hui on continue à fabriquer ces modèles très hauts, on peut aussi être dans le très plat…

Voix off
L’espadrille est une chaussure fragile qui succombe à la première averse. En général, elle ne dure qu’un été… Son grand défaut, c’est qu’une fois les pieds enfermés dedans, ils chauffent, transpirent et sentent mauvais. Sa plus grande qualité est d’être souple et de s’adapter à la forme de chaque pied. D’ailleurs, elle n’a ni pied gauche, ni pied droit.

Nathalie Ponzio, chargée de communication Pare Gabia
Donc l’espadrille a conquis tous les marchés, que ce soit en Europe ou au-delà de l’Europe. Au Japon, par exemple, ils apprécient beaucoup le savoir-faire français, donc le cousu main et aussi les modèles plus sophistiqués. En Italie on est plutôt sur des modèles assez pointus, très hauts, très fashion. Ils suivent beaucoup la mode et aiment pour ça l’accessoire espadrille. Et après, on le retrouve, que ce soit en Angleterre ou en Espagne, aux États-Unis aussi : l’espadrille voyage dans sa forme la plus simple et aussi dans sa forme la plus sophistiquée.

Voix off
On notera que le mot espadrille vient de la spartiate, cette célèbre sandale antique que portaient les soldats de la ville de Sparte.

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