Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

La Francophonie expliquée par Michaëlle Jean

Lors des échanges entre Christophe Ayad et Michaëlle Jean, le ton monte.
Pour découvrir comment ils expriment leur désaccord et parfois leur agacement, tout en respectant les règles de politesse, écoutez la discussion et reconstituez les expressions utilisées.
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« Écoutez, je vais vous expliquer. Est-ce que vous vous posez les mêmes questions pour l’ONU ? »
→ Écoutez, je vais vous dire.
« Mais nous aussi ! Non, non, je suis désolée ! »
→ Non, non, je ne suis pas d'accord !

« Absolument pas. Mais du moment qu’on fait partie de la Francophonie, on n’a pas le droit de vote à l’ONU. C'est différent ! L’ONU passe des résolutions…»
Mais non. [...] C’est autre chose !

« Excusez-moi ! Quand vous affirmez que la Corée du Sud, par exemple, que vous sachiez, n’a pas d’attachement à la langue française. »
Pardon ! Quand vous dites que la Corée du Sud [...]
« Ah non, mais attendez là quand même ! Vous exagérez !  »
Vous y allez un peu fort !
« Bon, d’une part : promotion de la langue française, enseignement de la langue française. Vous comprenez ! »
Clair !
Murielle Bidault, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île-de-France

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Attention

Pour vous aider, lisez les expressions données en italique. Elles ont un sens proche de celles que vous devez retrouver.
Vous pouvez aussi consulter la transcription.

Bravo

Vous avez retrouvé les expressions utilisées par Christophe Ayad et Michaëlle Jean pour exprimer leur désaccord.
- Je vais vous dire...
- Non, non, je suis désolé(e)...
- Mais non.
- C'est autre chose.
- Pardon !
- Vous y allez un peu fort !
- Clair ?

Si ces expressions sont nouvelles pour vous, pensez à les noter pour ne pas les oublier.
Vous pouvez également les utiliser dans des phrases de votre choix pour vous aider à les mémoriser.

Vous pouvez ensuite regarder l’émission Internationales pour découvrir la discussion dans son intégralité.
Les expressions utilisées par exprimer le désaccord étaient les suivantes :
- Je vais vous dire...
- Non, non, je suis désolé(e)...
- Mais non.
- C'est autre chose.
- Pardon !
- Vous y allez un peu fort !
- Clair ?

Si ces expressions sont nouvelles pour vous, pensez à les noter pour ne pas les oublier.
Vous pouvez également les utiliser dans des phrases de votre choix pour vous aider à les mémoriser.

Vous pouvez ensuite regarder l’émission Internationales pour découvrir la discussion dans son intégralité.
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Il y a un moment, on comprend plus bien quelles sont forcément les missions de la Francophonie. Elles sont multiples, comme le disait Françoise, mais on comprend pas non plus qu’est-ce qui rassemble ces pays. Vous me parliez de la Corée du Sud, de l’Argentine. On parle du Qatar, de l’Arabie saoudite.
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
L’Arabie saoudite ne fait pas partie de la Francophonie. 
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Pas encore.
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Bon alors... non... mais... pas encore. 
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Elle est candidate. 
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Mais qu’est-ce qui rassemble ces pays ? On va pas me dire que l’usage du français est une tradition de la Corée du Sud. Est-ce que c’est des traditions démocratiques ? Mais alors dans ce cas, il y a des pays qui ne sont pas des démocraties dans cet ensemble. Est-ce que c’est un projet économique ? Mais on n’est pas dans les routes de la soie, non plus. Donc on ne comprend plus bien quel est le…
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Écoutez, je vais vous dire. Est-ce que vous vous posez les mêmes questions pour l’ONU ?
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Ben non parce…
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Est-ce que vous vous posez les mêmes questions pour l’ONU ?
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Non parce que l’ONU, c’est…
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
D’accord. Alors… 
Françoise Joly, journaliste TV5MONDE
Si,si, mais on a eu ici… On a posé des questions sur les missions de l’ONU aussi. 
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
L’ONU, c’est une reconnaissance internationale. Vous avez un droit de vote, vous faites partie de l’Assemblée générale. Du moment que vous existez comme pays…
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Ben, nous aussi !  
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
…vous êtes à l’ONU. 
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Mais nous aussi ! Non, non, je suis désolée ! 
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Mais non. Mais du moment qu’on fait partie de la Francophonie, on n’a pas le droit de vote à l’ONU. C’est autre chose ! L’ONU passe des résolutions…
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Mais la Francophonie rassemble plus de la moitié des pays des Nations unies. La Francophonie est vraiment une organisation multilatérale internationale intergouvernementale. Je veux dire les gens… 
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Elle prend pas des résolutions qui s’appliquent à tout le monde !
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Les gens trouvent…
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
C’est le cas de l’ONU. 
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Quand vous dites… Pardon ! Quand vous dites que la Corée du Sud, par exemple, que vous sachiez, y’a pas d’attachement à la langue française. La condition aussi pour adhérer à la Francophonie, c’est que le français soit enseigné et que le français vraiment trouve un élan dans ce pays.
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Je disais qu’il n’y avait pas de tradition de langue française. 
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Déjà trois universités coréennes, déjà trois organisations coréennes, de la République de Corée, font désormais partie de l’Agence universitaire de la Francophonie.
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Alors, si demain, la Corée du Nord décide d’enseigner le français, elle peut postuler à la Francophonie ?  
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Ah non, mais attendez là quand même ! Vous y allez un peu fort !
Christophe Ayad, journaliste Le Monde
Non, mais… c’est là où j’essaie de comprendre quel est le projet. 
Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie
Il y a des critères d’adhésion. Un critère d’adhésion, entre autres. Bon, d’une part : promotion de la langue française, enseignement de la langue française. Clair ! Et aussi, des valeurs universelles. Ça fait partie… premier article de la Charte. Donc il faut pouvoir aussi adhérer à ces valeurs et c’est un espace de coopération. C’est un espace où la langue française sert de trait d’union pour faire, pour faire, et pour vraiment déployer au niveau de la coopération politique, des expertises, des savoir-faire, des échanges aussi d’expériences. Même chose pour la Francophonie économique, même chose pour la Francophonie numérique, même chose pour la culture. Nous sommes là toujours, partout où il est question de renforcer des capacités, vous nous trouverez. Partout où il faut désamorcer des crises, vous nous trouverez. Partout où il faut encourager le dialogue et la démocratie, vous nous trouverez. 
 

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