Mieux se comprendre B1 Intermédiaire

Introduction

Samia Orosemane explique la différence entre se moquer et reproduire, puis elle donne sa vision des accents de trois pays du Maghreb.
Écoutez-la et dites si les phrases suivantes correspondent ou non à ses idées.
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice
IEAP-RII-M1-P3-PrejugesStereotypes-MOE-Video
On peut imiter les gens sans bien connaître leur culture.

OUI
 

NON

Je me moque des gens dans mes spectacles.
OUI
NON
Pour imiter les gens, il faut les avoir écoutés.
OUI
NON
Si on sait imiter les gens, c’est qu’on montre de l’intérêt pour eux.
OUI
NON
Si on est proche des gens, ils se sentent blessés et n’apprécient pas le spectacle.
OUI
NON
Quand ils parlent, les Tunisiens ont tendance à chanter.
OUI
NON
Quand ils parlent les Algériens sont plus énervés.
OUI
NON
Les Marocains sont plus calmes quand ils parlent.
OUI
NON

nbOk réponse(s) correcte(s) sur nb

Attention

Les idées sont dans l'ordre de l'interview.
Être proche de quelqu'un : ici au sens imagé, bien connaître quelqu'un.

Bravo

Samia Orosemane insiste sur l'importance de bien connaître les gens. L'art de l'imitateur est de caractériser une personne ou un groupe afin que le public l'identifie. Il met donc en avant des clichés (stéréotypes ou préjugés). Pour connaître d'autres clichés, faites l'activité suivante.
Savez-vous de quel pays vient Samia Orosemane ? Elle vient de Tunisie...  caractérisé de façon positive.

Samia Orosemane insiste sur l'importance de bien connaître les gens. L'art de l'imitateur est de caractériser une personne ou un groupe afin que le public l'identifie. Il met donc en avant des clichés (stéréotypes ou préjugés). Pour connaître d'autres clichés, faites l'activité suivante.
Corrigé des idées fausses :
1. On peut imiter les gens sans bien connaître leur culture. / Quand on connaît bien une culture, on peut imiter le gens.
2. Dans mes spectacles je me moque des gens. / Non, elle les imite sans se moquer.
5. Si on est proche des gens, ils se sentent blessés et n’apprécient pas le spectacle. / Si on est proche des gens, cela change les choses.
9. Les Marocains sont plus calmes quand ils parlent. / Les Marocains, on dirait qu'ils vont te frapper.
Conception : Paulette Trombetta, CAVILAM - Alliance française avec l'IEAP
Publié le 12/07/2016 - Modifié le 04/12/2018
Mohamed Kaci, journaliste TV5MONDE

Quand on est humoriste et qu’on se lance du côté des accents, certains humoristes français l’ont appris à leurs dépens, c’est assez casse-gueule, vous ne vous êtes pas posé la question, vous vous sentez légitime pour le faire ou vous vous dites, ça fait partie de mon registre.

Samia Orosemane, humoriste

En fait, il y a une différence entre se moquer et reproduire. Voilà. Quelque chose que je ne sais pas faire, je le ferai pas. Mais à partir du moment où on a baigné dans une certaine culture, qu’on a fréquenté certaines personnes et qu’on arrive à s’imprégner de ce qu’ils sont, au contraire ils trouvent ça très flatteur.

Mohamed Kaci, journaliste TV5MONDE

Même en Afrique ? Quand vous vous produisez à Abidjan par exemple ?

Samia Orosemane, humoriste

Quand j’ai joué au Cameroun, au moment où j’ai fait l’accent camerounais, le public a applaudi. Ça, c’est la plus belle des récompenses.

Mohamed Kaci, journaliste TV5MONDE

Oui, parce que c’est plus qu’un accent, c’est aussi en fait un fait social. Là où vous le faites par exemple dans le bus,, en fait, c’est cette liberté, cette indépendance…

Samia Orosemane, humoriste

En fait, un jour papa m’a dit « Mais je comprends pas, tu te moques d’eux et ils rigolent ». J’ai dit « Papa, parce que je ne me moque pas. Si demain, il y a un Asiatique qui vient te voir et qui te fait la nuance entre les accents du Maghreb, tu vas pas te demander d’où est-ce qu’il sait tout ça ? » Et en fait c’est l’écoute, c’est l’intérêt, [ la fascination] c’est la manière de vouloir être proche de ces personnes qui finalement change les choses. Si je me moque et que je viens en faisant « Mais qu’est-ce qu’il y a doudou dis donc ? » là c’est pas la même chose. Voilà.

Mohamed Kaci, journaliste TV5MONDE

« Ifrikïa » d’ailleurs est le nom berbère de la Tunisie ça veut dire « Afrique », c’est un peu le berceau on va dire du continent. C’est quoi les nuances entre les accents du Maghreb, on va pas tous les faire mais heu…

Samia Orosemane, humoriste

Alors les Tunisiens quand ils parlent, ils ont tendance à chanter un petit peu. Quand ils parlent, ils parlent un peu comme ça. Ensuite, les Algériens, ils sont un petit peu plus énervés « Aala Balek, il y a beaucoup de Tunisiens ; ils viennent chez nous en Algérie, car en Algérie il y a tout. » Et puis il y a les Marocains, alors les Marocains quand ils parlent, on dirait qu’ils vont te frapper « Thala fi rassek » qui veut dire littéralement « Prends soin de ta tête. »

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