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Interdire les robots tueurs ?

Connaissez-vous les robots tueurs ? Écoutez le reportage et remettez dans l'ordre les informations principales de la vidéo. 
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Ces robots peuvent tuer seuls.
Plusieurs fabricants d'armes développent ce type de robots. 
Il n'y a pas encore de réglementation concernant ces robots. 
Des ONG et plusieurs États ont lancé une campagne contre ces robots. 
Certains pays ne souhaitent pas interdire ces armes autonomes. 

Certaines phrases sont correctement ordonnées entre elles et nous les regroupons pour la suite de l'exercice.

Attention

Relisez bien les phrases avant de réécouter la vidéo. 

Bravo

Vous avez compris les informations principales. 
Pour avoir plus d'informations sur le fonctionnement de ces robots, faites l'exercice 2. 
Lisez les solutions pour connaître les informations principales. 
Pour avoir plus d'informations sur le fonctionnement de ces robots, faites l'exercice 2. 
Conception : Mathilde Allamand, Alliance française de Bruxelles-Europe
Publié le 23/04/2021
Voix off
C’est une vidéo promotionnelle montrant un drone kamikaze repérer seul sa cible, fondre dessus et lui envoyer ses munitions. Développé par une firme turque depuis 2017, ce robot tueur a déjà été utilisé en zone de guerre.
Stan Brabant, directeur-adjoint du GRIP, groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
Il aurait déjà été utilisé dans trois zones de conflits, tout récemment au Haut-Karabakh, mais aussi à la frontière syrienne et peut-être sur le territoire syrien ainsi qu’en Lybie. Il reste un point d’interrogation : est-ce que ces armes, est-ce que ces KARGU 2 ont été utilisés en mode entièrement autonomes ou est-ce qu’il y avait encore un soldat dans la boucle qui contrôlait ce qui se passait ?
Voix off
Et c’est toute la question car ces nouvelles armes sont capables de tuer entièrement seules, sans aucun contrôle humain de la décision. Aujourd’hui une trentaine de fabricants d’armes à travers le monde développent ce type de robots tueurs.
Stan Brabant, directeur-adjoint du GRIP, groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
Jusqu’à présent, c’étaient toujours des humains qui tuaient d’autres humains. Ici, ce serait, un algorithme, une intelligence artificielle qui déciderait « je peux tuer telle personne, je ne peux pas tuer telle autre personne ». Sur base de quoi ? Sur base, a priori, d’algorithmes développés des années avant leur utilisation ? Confier ce genre de décision à un algorithme, c’est vraiment de la folie.
Journaliste
Ça pourrait donner quoi comme type de dérives ?
Stan Brabant, directeur-adjoint du GRIP, groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
Bah des dégâts épouvantables pour les populations civiles.
Voix off
Aujourd’hui il n’existe aucun cadre légal entourant l’utilisation de ces armes autonomes. Depuis 2014, les États en débattent à Genève mais sans aucun résultat concret.
Jody Williams, prix Nobel de la paix, co-fondatrice campagne contre les robots tueurs
Pour être crédibles, il faut faire davantage que venir ici chaque année pour une semaine de discussion avec des experts et des juristes les États ne disent rien sur leur position ou ce qu’ils font et puis convenir de revenir l’année suivante pour refaire la même chose.
Voix off
Faisant pression, 170 ONG et plusieurs dizaines d’États ont même lancé une campagne contre les robots tueurs, plaidant pour leur interdiction totale. Depuis le 15 avril, c’est la Belgique qui est chargée de présider les discussions internationales sur les armes autonomes. Objectif, trouver un consensus pour établir un cadre réglementaire d’ici la fin de l’année.
Marc Pecsteen, ambassadeur et représentant permanent de la Belgique auprès de l’ONU Genève
La Belgique a une position ambitieuse. Elle veut qu’on arrive à une véritable réglementation, y compris l’interdiction des armes pleinement autonomes. Ça c’est une position très claire qui est d’ailleurs partagée par pas mal d’autres pays on n’est pas isolés là-dessus, pas du tout mais il reste, comme je disais, à convaincre certains d’aller jusque-là.
Voix off
Ce ne sera pas un exercice diplomatique évident. Une dizaine d’États dont la Russie sont réticents à la mise en place d’un traité juridiquement contraignant.
 

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