Franche connexion B1 Intermédiaire

Housse de Racket

Housse de Racket, vous connaissez ? Franche connexion est allé à la rencontre de ce duo dans une cour ensoleillée…
Écoutez la première séquence de l’interview, « qui et quoi » (jusqu'à environ 0'55), et complétez le portrait des deux chanteurs.

FC-HousseDeRacket-Video

Nom : Victor le Masne
Instrument de prédilection : batterie
A joué avec : Gonzales et Air

Nom : Pierre Leroux
Instrument de prédilection : guitare
A joué avec : Phoenix

Hélène Emile, CAVILAM - Alliance française

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Attention

Un problème avec leur identité ? Ne vous laissez pas perturber par leur petit jeu en entrée d’interview.

Bravo

Vous connaissez maintenant les deux membres de Housse de Racket.  
Faites l’activité suivante pour comprendre quel est leur style et quelles sont leurs influences.
Cette activité vous permet de découvrir l’identité et les caractéristiques de deux membres de Housse de Racket.
Lisez la solution puis passez à l’activité suivante pour découvrir leur style et leurs influences.
qui et quoi
Victor : Je suis Victor.
Pierre : Je suis Victor.
Victor : Mais…
Pierre : Je suis Pierre.
Victor : Je suis Pierre. Pardon. Non, Pierre, Victor.
Pierre : On s’est beaucoup inspirés du mode de fonctionnement des musiciens « house » qui ont commencé à faire de la musique – comme le nom l’indique – à la maison. Victor est batteur normalement, moi je suis guitariste mais voilà, on fait tout à deux et c’est une manière moderne de faire un groupe de rock je crois.
Victor : On joue ensemble depuis qu’on a seize ans et Housse de Racket, c’était un vieux truc qu’on avait, c’était un peu la récréation de nos autres projets. Et on a été beaucoup musiciens pour d’autres groupes ou… Moi par exemple, j’ai joué avec Gonzales* ou Air* ; Pierre a joué avec Phoenix* et c’est une très bonne école d’apprendre comme ça en jouant avec d’autres. Mais là maintenant, il faut qu’on soit vraiment Housse de Racket et pas juste les musiciens de…
 
opus 1, opus 2
Victor : Faire un objet comme ça un peu narratif, concept album. C’était quelque chose qu’on avait en tête depuis toujours. Mais là voilà, on l’a fait, et on n’avait pas envie de se répéter pour le deuxième.
 
filiation
Victor : On est évidemment très fans de Serge Gainsbourg*. C’est tellement dur de passer après des gens comme Gainsbourg. Je pense qu’il n’y a pas un artiste français qui dit pas dans ses influences Serge Gainsbourg. Mais nous, c’est aussi David Bowie* et l’aspect « glam rock », concept total. La première session d’enregistrement, c’était le lendemain de la mort de Michael Jackson*, donc c’est-à-dire le… Il est mort le 25 juin 2009 et le 26 juin – c’était programmé de longue date – on partait dans une maison que quelqu’un nous avait prêtée dans le sud de la France. Donc forcément… Et on jouait la veille dans le sud de la France. On a fait ce concert, on est sortis de scène et on a appris cette triste nouvelle. Forcément on était dans un état très bizarre parce que même si ça ne se ressent pas dans la musique de Housse de Racket, c’est une espèce de repère, une espèce de pilier pour nous Michael Jackson dans notre ADN musical. Et le disque ouvre par ce morceau qui s’appelle « Human nature » et qui est un morceau de Michael Jackson sur le disque Thriller* qu’on adore, « Human nature ». Donc même si ça n’a rien à voir musicalement, c’était plus en termes d’âme, je ne sais pas comment dire…
Pierre : Nous, on est surtout influencés par des harmonies et des mélanges de sons et la bonne note au bon moment qui fait qu’on a la chair de poule. Après, électro, pop, rock, c’est des vecteurs mais c’est pas des… je sais pas…
Victor : On essaie d’être un groupe d’aujourd’hui et de demain, surtout. Et voilà ! Je pense pas qu’il faille qu’on se mette des barrières. Si demain on a envie de faire un morceau…
Pierre : C’est un rock moderne on espère. Faut venir en concert voir ce que ça donne et… Y a quand même des outils traditionnels du rock à savoir une grosse batterie et une grosse guitare donc voilà…
 
clichés
Pierre : Quand un groupe anglais ou américain débarque à Paris et qu’on les entend parler en interview, même avec un accent ou je sais pas quoi, c’est forcément…
Victor : Y a un charme.
Pierre : Voilà ! Donc je sais pas si c’est forcément lié au français. Oui quand on va… on a fait pas mal d’interviews au Japon et au lieu de nous parler de notre musique, les journalistes nous ont parlé de « est-ce que vous écoutez de l’accordéon ? », « racontez-nous Montmartre », etc. Donc évidemment, y a une espèce de prisme de l'étranger où la France est vue, et Paris en l’occurrence, d’une certaine manière qu’on ne maîtrise absolument pas. Nous, on n’a pas l’impression de tricher ou de jouer aux clichés français particulièrement mais…
Victor : Mais sans en jouer, on est très conscients de ça. C’est-à-dire que quand… avec notre accent, qui est ce qu’il est, et qui est un mauvais accent je pense, on sait que c’est à la fois… Enfin, on va pas du tout jouer au groupe international qui vient de New York et tout. Non, non, on vient de Paris – et c’est aussi une fierté – et c’est très bien.
 
made in France 
Victor : Sur l’ensemble du disque, y avait un rapport un peu à la France. On s’en n’était pas rendu compte pendant l’écriture mais en fait de fil en aiguille, y avait ce dénominateur commun comme ça en filigrane qui était la France. Pour la tournée du premier album, même en chantant intégralement en français, on a eu la chance de beaucoup jouer dans le monde, notamment en Asie et en Europe, et voilà, je pense qu’en étant en Angleterre en tant que groupe français qui n’est pas le pays le plus facile pour le rock international, on a eu comme ça la chance d’avoir une vision un peu vue de l’extérieur sur nous-mêmes et sur notre pays, etc. Et je pense que dans le mot « Alésia », y avait ce symbole, et sur cette défaite d’Alésia*, y avait un peu ce symbole de réalité autour de la France et des morceaux comme « TGV », comme « Ariane » qui sont un peu les fleurons de la technologie…
Pierre : … passés…
Victor : … française mais passés un peu. Est-ce que la France va assez vite ? Est-ce que c’est…
Pierre : est-ce qu’on souffre pas d’un héritage…
Pierre : … voilà…
Victor : … d’un poids, d’une gloire passée ?
Pierre : Est-ce que… Y avait rien de patriotique. Mais y avait rien non plus d’anti-France.
 
made in french 
Pierre : C’est très dur d’écrire en français…
Victor : On en avait parlé, j’avais lu une interview d’Étienne Daho*, qui est pour nous un des rares…
Pierre : … justement qui lui écrit vraiment très pop français…
Victor : … qui écrit très pop français et c’est rare une belle écriture française. Étienne Daho, on respecte énormément. Et j’avais lu une interview où il disait qu’il souffrait littéralement pour vraiment écrire sa pop en français. Et je pense que fondamentalement – enfin, j’invente rien – je pense que la langue pop, c’est l’anglais. On a tenu en tout cas sur cet album aussi à garder du français, on a quand même à peu près, presque une moitié… à peu près une face A qui est en anglais et une face B qui est en français plus ou moins. Mais on est persuadés – et c’était aussi avec Philippe Zdar* un grand débat – on est persuadés qu’il existe un français, une certaine utilisation du français qui marche et qui est aussi belle que l’anglais. Des mots comme… On a un morceau qui s’appelle « Les hommes et les femmes », c’est le truc très évocateur…
Pierre : D’ailleurs on a vu que récemment il y a une radio à Miami qui joue « Les hommes et les femmes ». Et on est très contents de voir que ce morceau, ce qui nous donne partiellement raison, que des formules très très simples comme ça en français sont aussi pop que l’anglais parfois.
 
Notes :
Gonzales est un musicien électro-pop canadien.
Air et Phoenix sont deux groupes français de musique électronique tendance rock.
Serge Gainsbourg était un auteur-compositeur-interprète français. Il est mort en 1991.
David Bowie est un musicien et chanteur britannique.
Michael Jackson était un chanteur, danseur-chorégraphe, auteur-compositeur-interprète américain.
Thriller est un album de Michael Jackson, sorti en 1982. C’est l’album le plus vendu au monde.
Alésia est le nom d'une ville et d'un oppidum gaulois où Jules César a vaincu Vercingétorix en 52 avant JC.
Étienne Daho est un auteur-compositeur-interprète français.
Philippe Zdar, de son vrai nom Philippe Cerboneschi, est un des deux membres du groupe français de musique électronique Cassius. Il est également producteur, notamment du groupe Phoenix et de Housse de Racket.

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