Diplôme de français des relations internationales B1 Intermédiaire

Claude Chirac dit stop au trafic de faux médicaments

La fondation Chirac et sa présidente se mobilisent pour lutter contre le trafic de faux médicaments.  
Regardez la vidéo puis cochez la bonne réponse pour découvrir quelle est la situation.

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Les faux médicaments représentent un trafic…
lucratif pour la mafia.
puni durement.
peu répandu.
La Convention Médicrime, soutenue par la fondation Chirac permet…
de pénaliser ce trafic.
d’identifier les faux médicaments.
d'arrêter facilement les trafiquants.
Dans les faux médicaments, on peut trouver…
de la vieille huile de voiture, de la mort aux rats.
des antibiotiques, des vitamines.
de l'huile et rien d'autre.
Les faux médicaments sont vendus…
sur les marchés et dans les rues.
en pharmacie ou chez le médecin.
par les ONG et les associations.
Pour informer les gens sur les dangers des faux médicaments, la fondation Chirac a créé...
une campagne d’information.
un nouveau logo.
un partenariat avec les pharmacies.
Pour financer et faciliter l’accès aux vrais médicaments pour les plus pauvres, une taxe a été mise en place sur...
les billets d’avion.
les laboratoires pharmaceutiques.
les compagnies aériennes.
Murielle Bidault, CAVILAM - Alliance française avec la CCI Paris Île-de-France

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Attention

Pour vous aider, les informations à retrouver suivent l’ordre de l’interview de Claude Chirac.

Bravo

Maintenant que vous avez retrouvé les informations principales sur le trafic de médicaments, vous pouvez faire l’exercice suivant pour retrouver les chiffres qui montrent l’importance de ce problème.
Lisez attentivement les réponses afin de découvrir les informations principales sur le trafic de médicaments.
L’exercice suivant va vous permettre de mieux comprendre l’importance de ce problème en retrouvant les chiffres liés à ce trafic.
Patrick Simonin, journaliste

Claude Chirac, c’est un combat réel, c’est un combat pour sauver des vies.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Bien sûr ! 800 000 morts alors… 700 000 morts est le dernier chiffre officiel qui a été publié mais qui date de 2013. Donc il est évaluéaujourd’hui, car le trafic est en pleine explosion. Pardonnez-moi ! Qui date de 2009, je crois. Excusez-moi ! Donc on peut supposer qu’aujourd’hui on est largement à 800 000 morts par an. C’est un trafic en pleine expansion, c’est un trafic…

 

Patrick Simonin, journaliste

C’est un trafic qui est très lucratif pour les mafias ?

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Extrêmement lucratif ! Bien plus lucratif que tout autre trafic, en particulier celui des stupéfiants. Le trafic de faux médicaments rapporte beaucoup, beaucoup plus d’argent. Et il est, à la différence des autres trafics, comme par exemple celui des stupéfiants, il n’est, pour ainsi dire, pas puni. Donc il y a beaucoup plus d’argent à se faire et beaucoup moins de risques à prendre.

 

Patrick Simonin, journaliste

Qu’est-ce qu’on peut faire, Claude Chirac ? Évidemment il y a beaucoup d’argent en jeu.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Beaucoup. À peu près 200 milliards de dollars par an. 1 000 euros… 1 000 dollars - pardonnez-moi ! - investis rapportent à peu près 20 000 dollars si vous faites le trafic de l’héroïne par exemple. 1 000 dollars investis rapportent entre 250 et 400 000 dollars si vous le trafic des faux médicaments. Donc c’est sans commune mesure. Premièrement, la fondation Chirac soutient, depuis 2011, la Convention Médicrime qui est une convention rédigée par le Conseil de l’Europe et qui sera, qui est la première convention qui permet de pénaliser, au même titre que le trafic d’armes ou…, le trafic des faux médicaments. Car aujourd’hui, enfin jusqu’à aujourd’hui, fabriquer un faux marque de… un faux sac de marque ou un faux antipaludique en gros c’était aussi, c’était pareil. Or, le faux antipaludique il y a à peu près 600 000 morts par an du paludisme dans le monde ; 90 % de ces 600 000 morts concernent l’Afrique subsaharienne et sur ces 600 000 morts, on évalue à 200 000 le nombre de morts du paludisme pour cause de prise de faux médicaments. Parce qu’un faux médicament, c’est quoi ?

 

Patrick Simonin, journaliste

Il ne soigne pas et il rend malade.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

C’est-à-dire que ou c’est un placebo, c’est-à-dire qu’il n’y a rien dedans. Donc malgré tout la maman achète un médicament pour soigner son enfant et ne le soigne pas donc il meurt la plupart du temps. Ou il y a, mais vous n’imaginez pas les saloperies qu’on retrouve dans ces médicaments qui peuvent être de l’huile, de la vieille huile de voiture, de la mort aux rats…

 

Patrick Simonin, journaliste

Ça, c’est vendu dans la rue en général.

 

Claude Chirac, Vice-présidente de la fondation Chirac

Dans la rue, sur des marchés, en plein air…

 

Patrick Simonin, journaliste

Donc il ne faut pas acheter bien évidemment des médicaments dans la rue. Mais qu’est-ce qu’on peut faire pour ceux qui sont malades, pour permettre l’accès aux vrais médicaments ?

 

Claude Chirac, Vice-Présidente de la fondation Chirac

Alors déjà l’information ! Et grâce à TV5, grâce à cette campagne, c’est l’objectif que nous poursuivons. Bien souvent ces populations ne savent même pas qu’en achetant un médicament sur les marchés ou dans les rues, en réalité, elles n’achètent pas un vrai médicament. Donc déjà l’information. Deuxièmement, il y a une problématique de prix parce que les médicaments de qualité coûtent parfois bien trop cher pour des gens qui sont extrêmement modestes, voire très pauvres et qui ne peuvent pas acheter de vrais médicaments. Donc la problématique de prix, elle est majeure ! Et il n’est pas vrai qu’on ne peut rien faire. La France a été dans ce domaine pionnière au début des années 2000 avec les financements innovants. Ces financements innovants ont pris la forme, à l’initiative de la France, de ce qu’on appelle la taxe sur les billets d’avion. Et cette taxe sur les billets d’avion, elle rapporte énormément d’argent. Vous, moi, je pense que personne, quand on achète un billet d’avion ne réalise, que depuis 2006, on paye une taxe minime sur le billet d’avion qu’on achète.

 

Patrick Simonin, journaliste

Oui. C’était une volonté de Jacques Chirac notamment.

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