Astuces pour apprendre B1 Intermédiaire

Astuces pour apprendre : l'interview

Regardez l’interview une première fois pour repérer les informations présentes dans le son ou l’image.

Astuces-Interview-FatoumataDiawara-video

[On apprend qui est la personne interviewée :]son nom - son prénom - {son âge} - sa profession

[On a des informations sur sa vie :]le pays où elle est née - le pays où elle a grandi - {le pays où elle vit maintenant}

[On a des informations sur sa carrière artistique. On sait]{quand elle a commencé à chanter} - {pourquoi elle a choisi ce métier} - de quel instrument elle aime jouer - quelle est son actualité professionnelle.

 
[On remarque le cadre de l’interview :]{la chambre d’un grand hôtel} - le plateau d’un journal télévisé - {un décor spécifique mis en scène pour l’occasion}
Frédérique Treffandier, CAVILAM - Alliance française
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Attention

Lisez attentivement toutes les propositions de l'exercice avant de visionner à nouveau l'interview.

Bravo

Lorsque vous regardez une interview, essayez d’abord de déterminer l’identité de la personne interviewée en relevant les informations factuelles données au début de l’entretien. S'agit-il d'un(e) artiste, d'un(e) personnalité célèbre, d'un(e) expert(e), d'un témoin... ?

Interrogez-vous ensuite sur l'objectif de l'interview : pourquoi l'invité(e) est-il/elle là ? Quelles sont les raisons de sa présence dans l'émission à ce moment précis, à cette date ?
Est-ce pour commenter une actualité, donner un éclairage sur un sujet de société, témoigner d'un événement particulier, raconter son parcours, promouvoir sa carrière... ?

Observez enfin le lieu de tournage de l’interview. Il a souvent une influence sur le style des échanges et les questions posées par le/la journaliste. Ici, l’interview est une séquence d’une émission non spécialisée dans le domaine de l’invitée (« Séquence musique maintenant. », annonce la journaliste.) L’interview se déroule sur le plateau d’une émission d’information. Les interlocutrices sont dans un décor neutre. Elles sont séparées par une table. La journaliste doit mener l’entretien tout en assurant son rôle de présentatrice.
Lorsque vous regardez une interview, essayez d’abord de déterminer l’identité de la personne interviewée en relevant les informations factuelles données au début de l’entretien. S'agit-il d'un(e) artiste, d'un(e) personnalité célèbre, d'un(e) expert(e), d'un témoin... ?

Interrogez-vous ensuite sur l'objectif de l'interview : pourquoi l'invité(e) est-il/elle là ? Quelles sont les raisons de sa présence dans l'émission à ce moment précis, à cette date ?
Est-ce pour commenter une actualité, donner un éclairage sur un sujet de société, témoigner d'un événement particulier, raconter son parcours, promouvoir sa carrière... ?

Observez enfin le lieu de tournage de l’interview. Il a souvent une influence sur le style des échanges et les questions posées par le/la journaliste. Ici, l’interview est une séquence d’une émission non spécialisée dans le domaine de l’invitée (« Séquence musique maintenant. », annonce la journaliste.) L’interview se déroule sur le plateau d’une émission d’information. Les interlocutrices sont dans un décor neutre. Elles sont séparées par une table. La journaliste doit mener l’entretien tout en assurant son rôle de présentatrice.
La journaliste : Séquence musique à présent avec Fatoumata Diawara. Merci d’être avec nous.
Fatoumata : Merci.
La journaliste : Alors vous venez de sortir votre premier album.
Fatoumata : Exactement.
La journaliste : Il s’appelle tout simplement Fatou. C’est votre diminutif.
Fatoumata : Exactement.
La journaliste : Vous vouliez un album personnel ? C’était voulu ?
Fatoumata : C’est un peu personnel parce que pour cet album j’ai décidé d’apprendre la guitare pour pouvoir jouer tous les titres, pour pouvoir composer et réaliser. C’est vraiment ma rencontre avec la musique.
La journaliste : Alors il y a 12 titres sur cet album. Des chansons qui ont été entièrement rédigées par vous. Composées, également. Et vous allez le voir, Fatoumata Diawara c’est l’élégance dans la voix. On écoute un extrait du morceau Kanou.
Extrait musical en vidéo.
La journaliste : Pour un premier album, c’est un coup de maître. Même en Angleterre, vous étiez mentionnées dans les concerts à ne surtout pas manquer. Ça vous fait plaisir ?
Fatoumata : Oui, ça me fait vraiment plaisir que l’Angleterre et la France ont beaucoup bien accueilli cet album et j’avoue que pour un premier projet, ça fait vraiment plaisir.
La journaliste : On peut imaginer à l’avance que ça va marcher, pas marcher ?
Fatoumata : Disons que ce qui est bien, c’est qu’avec cet album, j’ai appris à être autonome. Quoiqu’il arrive, je ferai de la musique. Donc, c’est déjà ça. J’ai appris à jouer de la guitare et je sais maintenant arranger, composer, faire des harmos* donc c’est parfait, quoi.
La journaliste : J’imagine que ça vous fait d’autant plus plaisir que le parcours pour vous a été long, semé d’embuches. Vous êtes née en Côte d’Ivoire, vous avez été élevée au Mali par d’autres personnes que vos parents, par de la famille. Ça ne doit pas être facile de s’extirper de son milieu, de sa condition. C’est une lutte ?
Fatoumata : C’est une lutte mais j’essaye d’en faire quelque chose de positif. Quand on écoute cet album, tous les textes sont assez durs, un peu, plus ou moins durs, mais j’essaye d’aborder des mélodies très tendres, des mélodies avec beaucoup d’espoir et de se dire voilà, on va y arriver.
La journaliste : Vous êtes une battante.
Fatoumata : Il faut, il faut être une battante.
La journaliste : Et justement la preuve en musique avec Bissa, la rebelle.
Extrait musical en vidéo.
La journaliste : On vous voit là avec votre guitare. Votre guitare, c’est vraiment l’expression de votre liberté ?
Fatoumata : C’est mon meilleur ami. Et ça exprime beaucoup de liberté parce que je me suis retrouvée à faire pas mal de promo toute seule : voix- guitare. Et je n’aurais jamais imaginé ça deux ans avant et donc, c’est vraiment… effectivement, c’est un signe de liberté.
La journaliste : Alors le public français vous découvre pour la première fois avec la comédie musicale Kirikou et Karaba et devinez quoi ? Fatoumata Diawara est la sorcière. Pourtant on ne dirait pas à vous regarder.
Fatoumata : Exactement. Et ce qui est bien, c’est que j’ai eu ce rôle grâce à Michel Ocelot, le papa, le parrain, enfin le papa de ce projet, qui m’a regardé dans les yeux et qui m’a dit : « Je peux te confier mes bébés. » et j’avoue que, sans ces gens-là dans le monde, on ne peut pas y arriver.
La journaliste : Vous avez vos anges gardiens autour de vous.
Fatoumata : J’ai mes anges mais j’ai aussi la chance de rencontrer des gens qui savent reconnaître des talents et des gens qui peuvent qui savent avoir des responsabilités…
La journaliste : Merci Fatoumata Diawara.
Fatoumata : Merci à vous !
La journaliste : Merci pour ce fabuleux album. Je rappelle aussi que vous êtes en concert à Paris au New Morning et que ça sera le 29 novembre.
 
*Harmos (fam.) : harmoniques

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