Cosmopolite A2 Élémentaire

Nous parlons des médias

À partir d’exemples du passé, Paléofutur donne des idées sur la société en général. Écoutez la vidéo. Remettez en ordre les 3 débuts de phrases (avec des images). Puis complétez ces phrases avec leurs suites pour retrouver les idées de cet épisode sur les médias.
Glissez-déposez les éléments Help on how to respond the exercice

Cosmopolite2-D8-Paleofutur-Video
1.

Quand un nouveau média paraît, d’abord on l’ignore (on fait comme s’il n’existe pas),

puis on s’en méfie (on en a peur)
et finalement il s’impose (on l’utilise).
2.
De tout temps, l’homme s’est senti dépassé par (il a peur des effets de)
ses propres inventions puis il les relègue au rang de  (les écarte, car ce sont de
charmantes curiosités ringardes (vieilles choses qui ne servent plus).
3.

L’homme ne peut pas freiner (ralentir)

la marche du monde (les nouveautés technologiques).

Certaines phrases sont correctement ordonnées entre elles et nous les regroupons pour la suite de l'exercice.

Attention

Les expressions en italiques correspondent aux expressions en gras. Elles sont là pour vous aider à les comprendre.
Les images vous permettent de vous repérer dans la vidéo.
Son de l'idée n°1 : 
Son de l'idée n°2 : 
Son de l'idée n°3 : 

Bravo

Vous avez bien retrouvé ces idées. La première phrase est annoncée comme « C'est toujours la même histoire ». Les deux dernières phrases sont « La morale ».
Êtes-vous d'accord avec ces idées ? 
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Lisez la solution pour retrouver les idées transmises dans la vidéo.
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Conception : Paulette Trombetta, formatrice labellisée TV5MONDE
Publié le 02/07/2020 - Modifié le 11/08/2020

Voix Off - intro
Vous pensez que la Silicon Valley a tout inventé ? Que les réseaux sociaux sont nés au début des années 2000 ? Que les startups c’est nouveau ? Et bien pas tant que cela.
Paléofutur
décode notre société actuelle en se replongeant dans le passé.
À chaque fois qu’un nouveau média parait, c’est la même histoire. D’abord on l’ignore, puis on s’en méfie, puis finalement il s’impose et devient d’une affligeante banalité. C’est vrai pour les réseaux sociaux, les snaps et les tweets. Mais avant le bazar digital du 21 e siècle, d’autres technologies ont connu le même destin. Quatre siècles avant Jésus-Christ, Platon écrit : si on s’en remet à l’écriture nous perdrons la capacité de nous rappeler quoi que ce soit. Le philosophe romain Sénèque se plaint de l’abondance de livres qu’il prenait pour une distraction. Et dire que Sénèque était contemporain d’un certain Jésus-Christ. Avance rapide jusqu’au 16 e siècle, le botaniste Conrad Gessner décide de constituer une bibliothèque universelle. Il veut une copie de tous les ouvrages jamais écrits, mais déchante vite face à ce qu’il appelle l’abondance néfaste et confondante de livres. 100 ans plus tard, un certain Barnaby Rich déplore que les livres surchargent le monde au point qu’on ne peut digérer l’abondance des futilités qui éclosent tous les jours. Tant de peurs alors que tout ce qui était écrit à l’époque doit encore tenir dans la mémoire de n’importe quel smartphone d’aujourd’hui. Au 17 e siècle, Cambridge a vu exploser le nombre de bars à café. Les autorités universitaires se sont émues de l’enthousiasme pour ces établissements, dénonçant des endroits la jeunesse allait perdre des heures à discuter et à lire des journaux, un média qu’on considérait comme peu propice au bon développement intellectuel des étudiants. Au 19 e avec les médias électriques, c’est la vitesse de transmission qui fait peur. George Beard, un médecin de New York publie un livre appelé « Nervosité américaine » dans lequel il accuse le télégraphe d’être à l’origine d’une épidémie de neurasthénie liée à l’accélération du rythme de la vie. Le journaliste William James Stillman affirme qu’on va délibérément trop vite. Notre quotidien se transforme en une course aux nouveautés et aux sensations.
La
morale de cette histoire, c’est que de tout temps l’homme s’est senti dépassé par ses propres inventions jusqu’à ce que le temps ne les relègue au rang de charmantes curiosités ringardes. Pensez-y la prochaine fois que vous vous sentez terrorisé par la dernière invention en provenance de la Silicon Valley et dites-vous que la technologie ne nous impose finalement que de reconnaître une seule chose, notre totale impuissance à freiner la marche du monde.

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