Post scriptum B2 Avanzado

Berlioz

Visionnez le reportage et cochez la bonne réponse. 
Cochez la ou les bonnes réponses Help on how to respond the exercice

PostScriptum-Berlioz-Video
L’œuvre de Berlioz a été jouée...
dans une salle de concert.
dans un opéra.
dans un édifice religieux.

Son oeuvre est une composition musicale...
pour rendre hommage aux soldats morts pendant le combat.
pour fêter la victoire de la France.
pour encourager les soldats.


Son oeuvre...
n’a reçu que des compliments.
n’a pas été appréciée par les journalistes.
a été critiquée par quelques journaux.

Berlioz a reçu les félicitations...
du Ministre de la Culture.
du Ministre de la Guerre.
du Ministre des Arts et des Lettres.
L'interprétation de son oeuvre en public...
a nécessité la présence de milliers de musiciens et choristes.
a réuni des personnalités importantes.
a duré plus de deux heures.
Cette oeuvre...
a permis à Berlioz d'être reconnu.
a suscité beaucoup d’émotion.
est considéré comme une oeuvre mineure de Berlioz.
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Cuidado

Pour vous aider :

Pour réussir cette activité, n'hésitez pas à vous appuyer sur les photos et à faire des arrêts sur image pendant le visionnage du documentaire, en particulier pour le 4ème item où l'on vous demande de lire un extrait du manuscrit. Pour le 5ème item, faites attention aux détails et soyez attentif à la durée du concert.
¡Enhorabuena!

Cette activité vous permet de comprendre la nature de l'oeuvre et le retentissement qu'elle a eu à l'époque où Berlioz l'a composée.

Pour en savoir plus :

Siège de Constantine : en 1834, le roi Louis-Philippe maintient la présence française en Algérie, mais l’occupation n’est présente qu’à certaines positions côtières. Le reste du pays est laissé sous le contrôle de princes maghrébins. En 1835-1836, l’armée française essuie de lourdes défaites, dans le marais de la Macta et aux portes de Constantine. Pour effacer la honte de l’échec, les parlementaires réclament une seconde expédition de Constantine. Commencée le 10 octobre 1837, elle s’achève par une victoire le 13, après de violents affrontements.
Conception: Adeline Gaudel, CAVILAM - Alliance française
Published on 19/03/2014 - Modified on 08/01/2018
Derrière chaque manuscrit se cache une histoire.
Hector Berlioz, grand musicien, mais aussi, homme, un brin prétentieux, telle est l’image qu’il a toujours véhiculée et qui se confirme à la lecture de cette lettre qu’il envoie à son père en décembre 1837 pour lui faire partager sa joie et son enthousiasme au lendemain de la première interprétation en public de son requiem. L’œuvre est jouée le 5 décembre 1837 dans l’Eglise Saint-Louis des Invalides à la mémoire du général Damrémont et des soldats tombés au combat lors du siège de Constantine par les armées de Louis Philippe. Et voilà pourquoi Berlioz commence sa lettre par ces mots : « Nous avons pris Constantine, nous aussi ! ». Derrière les lignes se cache l’ambition démesurée d’Hector Berlioz, musicien reconnu, certes, il avait aussi la réputation d’être fin calculateur et, à une époque où la musique était affaire de politique, de commandes, de relations, d’alliances et de trahisons, Berlioz n’avait pas que des amis. Lui-même, critique musicale à la plume acérée, il relate à son père les commentaires que son œuvre a suscités et, si la plupart des journaux l’ont encensé, deux d’entre eux l’ont désavoué : le Corsaire et le Constitutionnel. Et Berlioz d’expliquer qu’il s’agit là de mesquinerie, de vengeance, comme quoi, la musique n’adoucit pas toujours les mœurs. Mais, lorsqu’il écrit cette lettre, Berlioz semble en pâmoison et boit du petit lait. Il ne compte plus les éloges, les messages de félicitations, dont celui du Duc d’Orléans, l’émotion ressentie par le public. Même le curé de Saint-Louis des Invalides en eut la larme à l’œil, écrit-il. En même temps, imaginons la scène : la chapelle des Invalides décorée de milliers de chandelles, la famille royale au premier rang, quatre-vingt-dix instruments, deux cents choristes, quatre ensembles de cuivres pour quatre-vingt-dix minutes de musique grandiose. Quelle magnificence pour ce requiem qui reste l’une des œuvres majeures de Berlioz. Mais derrière l’euphorie de ce courrier mâtiné d’un brin d’orgueil bien légitime se dégage aussi l’affection de la famille Berlioz : le musicien avoue avoir regretté l’absence de ses parents et de ses sœurs installés en Isère et il reconnait que sa femme, la belle Henriette, qui lui inspira la Symphonie fantastique, a été émue aux larmes et que leur fils, le jeune Louis, a été enthousiasmé par la puissance des cuivres particulièrement présents. Lettre d’un homme heureux et fier à son père, ce manuscrit confirme toutefois un certain manque d’humilité souvent reproché à Berlioz.

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